Crise au Proche-Orient, défi nucléaire en Iran, essor de la Chine et de l’Inde, faillite des États, terrorisme, migrations : l’Europe ne peut se soustraire aux tumultes du monde ni se retrancher derrière les murs de sa prospérité. Elle est, bon gré mal gré, un acteur important sur la scène internationale.
Ses objectifs déclarés sont clairs : l’aide au développement, la résolution pacifique des conflits, la promotion de la démocratie et des droits de l’homme. Mais doit-elle pour cela devenir une puissance militaire comparable à celle des États-Unis, alors que leur intervention en Irak montre cruellement les limites de leur capacité militaire ? Ou doit-elle, au contraire, imaginer une autre manière de gérer ses intérêts et son pouvoir, en développant une » puissance tranquille « , fondée sur le droit international, l’interdépendance et le recours rationnel et exceptionnel à la force ?
L’Europe est une communauté de valeurs, mais aussi une méthode, forgée lors d’un long processus d’intégration et de compromis entre les nations et les groupes d’intérêts qui la composent. Le succès de cette formule dépendra de sa cohésion interne et des relations – alliance ou rivalité – qu’elle développera avec les États-Unis et les pays du Sud. L’objectif de ce livre est d’approfondir le débat sur le rôle et l’identité de l’UE au-delà de ses frontières, à travers les contributions de vingt-sept auteurs issus du monde entier et d’horizons philosophiques divers.
Bernard Adam a obtenu une Licence en Sciences économiques à l’Université catholique de Louvain. Il a effectué un service civil de deux ans comme objecteur de conscience au Mouvement chrétien pour la paix, dont il a été Secrétaire national.
Il a fondé le GRIP en 1979 et a été son directeur pendant 31 ans jusqu’en 2010, dirigeant une équipe d’une vingtaine de personnes, ainsi qu’un réseau d’une cinquantaine de collaborateurs extérieurs.
Il a travaillé sur les questions des relations Est-Ouest (crise des euromissiles, armements nucléaires, désarmement), les institutions multilatérales de défense et de sécurité (ONU, OSCE, OTAN, PESC, PESD) ainsi que dans le domaine de l’économie de l’armement (dépenses militaires, exportations d’armes).
En 1990, il a réceptionné pour le GRIP le titre de « Messager de la paix », décerné par le Secrétaire général de l’ONU en reconnaissance de « sa contribution précieuse à l’action menée en faveur de la paix ».
Il a collaboré aux travaux parlementaires sur la préparation des législations sur les exportations d’armes belges, notamment en 1991 et en 2003. Il a créé en 2004 la « Cellule de veille de l’évolution de la production et des transferts d’armes en Belgique, en Europe et dans le monde » soutenue par la Région wallonne.
Il a dirigé plusieurs études sur les armes légères et de petit calibre, notamment concernant leur circulation en Afrique centrale et de l’Ouest, dans le cadre de travaux pour les Ministères belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement.
Il a réalisé plusieurs études et rapports sur les conflits dans le monde, la prévention et la gestion des conflits, les opérations de maintien de la paix, en particulier concernant les guerres dans l’ex-Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan.
Il a publié plusieurs textes sur l’Union européenne (« Puissance tranquille »), les relations transatlantiques et la politique extérieure des Etats-Unis.
Outre les travaux publiés dans le cadre du GRIP, il a publié environ 200 articles et cartes blanches notamment dans Le Soir, La Libre Belgique, La Cité, Le Peuple, Le Vif-L’Express, L’Echo, Libération, L’Etat du Monde, Le Monde Diplomatique, Tiempo de Paz, la Revue Nouvelle. Il a également réalisé des travaux pour le SIPRI, le Bureau international du Travail, la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil central de l’économie et plusieurs organisations syndicales belges et européennes.







