
Le présent rapport s’intéresse à la façon dont les institutions militaires de huit pays membres de l’OTAN – les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Danemark, l’Espagne, l’Italie et la Belgique – ont intégré les enjeux climato-environnementaux dans leurs doctrines et stratégies, et comment elles entendent limiter les impacts environnementaux engendrés par leur appareil militaire. Sans prétendre à l’exhaustivité, il propose de dresser un état des lieux des mesures et engagements d’atténuation de l’empreinte environnementale des activités de défense que ces ministères de la Défense ont pris.
Fort de ces éléments, ce rapport met en lumière que l’ambition d’atténuer progressivement la charge environnementale des activités du secteur de la défense marque une tendance de fond ; même si cette atténuation se fait à des rythmes différents dépendamment d’un ministère à l’autre. À cet égard, il révèle que le ministère de la Défense de la Belgique accuse un certain retard. Ainsi, ce rapport formule des pistes de réflexion à destination de l’institution militaire belge en s’appuyant sur les mesures d’atténuation mises en place ou considérées par les sept autres ministères de la Défense. Le but de ces pistes de réflexion est de permettre à l’institution de défense belge d’envisager une meilleure prise en compte du changement climatique dans sa doctrine – et ce en l’adaptant – ainsi que l’instauration de mesures ou objectifs de réduction de son empreinte écologique plus substantiels.
Un rapport publié avec le soutien d’Etopia
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Maïté Bol est chargée de recherche au sein du GRIP depuis le mois de janvier 2022. Elle est titulaire d’un diplôme de Bachelier en communication et information, d’un Master en sciences politiques relations internationales (à finalité paix, sécurité et conflits) et d’un LL.M en droit international public de l’Université Libre de Bruxelles.



