De nombreuses zones d’ombre subsistent encore aujourd’hui sur le rôle exact de l’Arabie saoudite dans les attentats du 11 septembre 2001. Plusieurs éléments relient les personnes impliquées dans les attentats et certains responsables ou personnalités saoudiens, de manière directe ou indirecte.
En toile de fond, il faut relever la position dominante d’une interprétation rigoriste de l’Islam parmi les dirigeants politiques et religieux saoudiens. Ils sont partisans d’un islam sunnite wahabite et salafiste. Cela a deux implications majeures. Au plan intérieur une organisation de la société saoudienne assez répressive et très peu démocratique, notamment concernant les droits de la femme et leur conception des droits de l’homme. Au plan extérieur, le financement par certains dignitaires du régime saoudien de plusieurs groupes fondamentalistes et extrémistes wahabites ou salafistes principalement installés dans des pays musulmans, dont certains ont réalisé des actions armées contre les populations ou les autorités locales, aboutissant parfois à la création de réseaux terroristes.
Crédit photo: Flickr user Michael Foran (Wikimedia Commons) – Plumes of smoke billow from the World Trade Center towers in Lower Manhattan, New York City, after a Boeing 767 hits each tower during the September 11 attacks.

Bernard Adam a obtenu une Licence en Sciences économiques à l’Université catholique de Louvain. Il a effectué un service civil de deux ans comme objecteur de conscience au Mouvement chrétien pour la paix, dont il a été Secrétaire national.
Il a fondé le GRIP en 1979 et a été son directeur pendant 31 ans jusqu’en 2010, dirigeant une équipe d’une vingtaine de personnes, ainsi qu’un réseau d’une cinquantaine de collaborateurs extérieurs.
Il a travaillé sur les questions des relations Est-Ouest (crise des euromissiles, armements nucléaires, désarmement), les institutions multilatérales de défense et de sécurité (ONU, OSCE, OTAN, PESC, PESD) ainsi que dans le domaine de l’économie de l’armement (dépenses militaires, exportations d’armes).
En 1990, il a réceptionné pour le GRIP le titre de « Messager de la paix », décerné par le Secrétaire général de l’ONU en reconnaissance de « sa contribution précieuse à l’action menée en faveur de la paix ».
Il a collaboré aux travaux parlementaires sur la préparation des législations sur les exportations d’armes belges, notamment en 1991 et en 2003. Il a créé en 2004 la « Cellule de veille de l’évolution de la production et des transferts d’armes en Belgique, en Europe et dans le monde » soutenue par la Région wallonne.
Il a dirigé plusieurs études sur les armes légères et de petit calibre, notamment concernant leur circulation en Afrique centrale et de l’Ouest, dans le cadre de travaux pour les Ministères belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement.
Il a réalisé plusieurs études et rapports sur les conflits dans le monde, la prévention et la gestion des conflits, les opérations de maintien de la paix, en particulier concernant les guerres dans l’ex-Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan.
Il a publié plusieurs textes sur l’Union européenne (« Puissance tranquille »), les relations transatlantiques et la politique extérieure des Etats-Unis.
Outre les travaux publiés dans le cadre du GRIP, il a publié environ 200 articles et cartes blanches notamment dans Le Soir, La Libre Belgique, La Cité, Le Peuple, Le Vif-L’Express, L’Echo, Libération, L’Etat du Monde, Le Monde Diplomatique, Tiempo de Paz, la Revue Nouvelle. Il a également réalisé des travaux pour le SIPRI, le Bureau international du Travail, la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil central de l’économie et plusieurs organisations syndicales belges et européennes.


