Saïgon, 30 avril 1975, la scène a été filmée et retransmise par les télévisions dans le monde entier : un hélicoptère militaire embarque en catastrophe plusieurs personnes réfugiées sur le toit de l’ambassade américaine au Sud-Vietnam. Ce sont les dernières personnes qui seront évacuées vers les navires américains croisant en mer. Quelques heures plus tôt, les forces du Nord-Vietnam et du Vietcong sont entrées dans la ville, marquant la fin définitive de la guerre du Vietnam, à la suite du retrait des troupes américaines qui avait débuté en 1973.

Kaboul, 15 août 2021, la scène a été filmée et retransmise par les télévisions dans le monde entier : un ballet d’hélicoptères militaires évacue des centaines de personnes vers l’aéroport d’où décollent en catastrophe des avions emportant les Occidentaux et leurs collaborateurs afghans. Quelques heures plus tôt, les forces des talibans ont envahi la capitale, à la suite du retrait des troupes américaines entamé quelques mois plus tôt.

Deux guerres, deux échecs majeurs des forces armées et de la politique étrangère des États-Unis.

Si la guerre du Vietnam a mobilisé les Américains pendant une dizaine d’année jusqu’en 1973, la présence des États-Unis en Afghanistan, elle, aura duré vingt ans, de 2001 à 2021.

Crédit photo : Collage Afghanistan War – Author: Youngottoman – Wikimedia Creative Commons

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Bernard Adam a obtenu une Licence en Sciences économiques à l’Université catholique de Louvain. Il a effectué un service civil de deux ans comme objecteur de conscience au Mouvement chrétien pour la paix, dont il a été Secrétaire national.

Il a fondé le GRIP en 1979 et a été son directeur pendant 31 ans jusqu’en 2010, dirigeant une équipe d’une vingtaine de personnes, ainsi qu’un réseau d’une cinquantaine de collaborateurs extérieurs.

Il a travaillé sur les questions des relations Est-Ouest (crise des euromissiles, armements nucléaires, désarmement), les institutions multilatérales de défense et de sécurité (ONU, OSCE, OTAN, PESC, PESD) ainsi que dans le domaine de l’économie de l’armement (dépenses militaires, exportations d’armes).

En 1990, il a réceptionné pour le GRIP le titre de « Messager de la paix », décerné par le Secrétaire général de l’ONU en reconnaissance de « sa contribution précieuse à l’action menée en faveur de la paix ».

Il a collaboré aux travaux parlementaires sur la préparation des législations sur les exportations d’armes belges, notamment en 1991 et en 2003. Il a créé en 2004 la « Cellule de veille de l’évolution de la production et des transferts d’armes en Belgique, en Europe et dans le monde » soutenue par la Région wallonne.

Il a dirigé plusieurs études sur les armes légères et de petit calibre, notamment concernant leur circulation en Afrique centrale et de l’Ouest, dans le cadre de travaux pour les Ministères belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement.

Il a réalisé plusieurs études et rapports sur les conflits dans le monde, la prévention et la gestion des conflits, les opérations de maintien de la paix, en particulier concernant les guerres dans l’ex-Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan.

Il a publié plusieurs textes sur l’Union européenne (« Puissance tranquille »), les relations transatlantiques et la politique extérieure des Etats-Unis.

Outre les travaux publiés dans le cadre du GRIP, il a publié environ 200 articles et cartes blanches notamment dans Le Soir, La Libre Belgique, La Cité, Le Peuple, Le Vif-L’Express, L’Echo, Libération, L’Etat du Monde, Le Monde Diplomatique, Tiempo de Paz, la Revue Nouvelle. Il a également réalisé des travaux pour le SIPRI, le Bureau international du Travail, la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil central de l’économie et plusieurs organisations syndicales belges et européennes.