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Note d'analyse

Sources et portée de l’obligation de suspendre les exportations d’armes vers Israël

Depuis le 7 octobre 2023, plusieurs États ont suspendu leurs livraisons d’armes et de matériel militaire vers Israël, invoquant le risque qu’elles puissent être utilisées pour commettre des violations du droit international dans la bande de Gaza. Cependant, ces mesures sont souvent partielles, certains de ces États refusant le principe d’un embargo général sur les armes à destination d’Israël. S’appuyant sur l’établissement et la qualification des violations du droit international par Israël réalisés dans une précédente publication, cette note d’analyse démontre pourtant que l’interdiction de l’exportation d’armes vers Israël que les États ont l’obligation de mettre en œuvre se rapproche en fait bien d’un embargo.

Elle étudie d’abord les trois sources de cette obligation de ne pas livrer d’armes à Israël, à savoir : l’obligation de faire respecter le droit international humanitaire ; celle de prévenir le génocide et celle de ne pas prêter assistance au maintien de la présence d’Israël dans le Territoire palestinien occupé. Il en découle une large interdiction d’exporter des armes, leurs composants et munitions ou d’autres types de matériel militaire vers Israël. Les préoccupations quant à la sécurité d’Israël ne peuvent, en outre, justifier une quelconque exemption à ces obligations.

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Samuel Longuet

Samuel Longuet est chargé de recherche au GRIP depuis septembre 2022. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ainsi que d’un master en politique internationale de l’Institut d’études politiques (IEP) de Bordeaux et d’un master complémentaire en droit international public de l’ULB. Ses sphères d’expertises sont notamment la production, le commerce et l’utilisation des armements, le droit de la conduite des hostilités et l’étude des opérations aériennes contre-insurrectionnelles et antiterroristes.

Cette note a été réalisée dans le cadre de la Cellule de veille de l’évolution de la production et des transferts d’armes en Belgique, en Europe et dans le monde, un projet financé par la Région wallonne.

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