Le 8 juin 2026, les gouvernements allemand et français actaient l’abandon de leur projet commun de New Generation Fighter (NGF). Celui-ci devait être au cœur d’un système de combat aérien du futur (SCAF) développé conjointement par la France et l’Allemagne depuis 2017, rejoints par l’Espagne en 2019.
La décision d’abandonner le NGF mettait un terme à neuf ans de négociations pour tenter d’aplanir les nombreux désaccords franco-allemands. Le SCAF a pourtant souvent été présenté comme l’un des programmes phares devant renforcer la coopération européenne dans l’industrie de défense. Examiner les raisons de l’échec du NGF et les perspectives pour le dépasser est donc porteur d’enseignements au-delà du cas de ce seul programme.
Cette note revient d’abord sur les principaux points de divergences qui ont fini par conduire à l’abandon du NGF : des attentes différentes pour l’avion et des conceptions divergentes de la gouvernance du projet et du partage de la charge du travail. Elle examine ensuite les pistes envisagées pour dépasser l’échec du NGF : continuer la collaboration sur d’autres éléments du SCAF ; concevoir deux avions de combat différents ; ou encore chercher à établir des partenariats avec d’autres États.
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Photo de couverture: Maquette du NGF présenté lors du salon du Bourget en juin 2019 – crédit : John Newton, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Marie Küntzler est chargée de recherche au sein du GRIP depuis avril 2025. Elle est titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’Université libre de Bruxelles (ULB), d’un master en sciences politiques, orientation relations internationales à finalité sécurité, paix, conflits de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et d’une agrégation de l’enseignement secondaire supérieur (A.E.S.S). Ses domaines d’expertise portent sur le recrutement militaire, les stratégies promotionnelles et d’image des acteurs de la défense et les politiques de défense en Allemagne et en Europe.
Samuel Longuet est chargé de recherche au GRIP depuis septembre 2022. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ainsi que d’un master en politique internationale de l’Institut d’études politiques (IEP) de Bordeaux et d’un master complémentaire en droit international public de l’ULB. Ses sphères d’expertises sont notamment la production, le commerce et l’utilisation des armements, le droit de la conduite des hostilités et l’étude des opérations aériennes contre-insurrectionnelles et antiterroristes.










