Crédit photo : Wikimedias Commons. Le Saqr-1, premier drone armé saoudien développé par KACST (King Abdulaziz City for Science and Technology).
Compte tenu de son investissement global dans la défense, les tentatives de l’Arabie saoudite de créer une industrie de l’armement indigène ont donné des résultats limités à ce jour. Un plan gouvernemental de réorganisation et de diversification de l’économie, lancé en 2017 et connu sous le nom de Vision 2030, contient de vagues ambitions pour le développement d’une industrie de l’armement. L’objectif est de réaliser localement plus de 50 % des dépenses en équipements militaires d’ici 2030, contre seulement 2 % en 2017. Une nouvelle société a été créée à cet effet, la Saudi Arabian Military Industries (SAMI) qui regroupe et consolide plusieurs sociétés existantes. L’objectif de SAMI n’est rien de moins que de jouer un rôle de premier plan dans le secteur mondial de l’industrie militaire d’ici 2030. Cette Note d’Analyse évalue la politique industrielle mise en œuvre par Riyad et ses possibles impacts sur les fournisseurs étrangers envers qui elle est actuellement fortement dépendante.
Aller au contenu PDF
+ posts

Yannick Quéau est directeur du GRIP depuis 2020 après y avoir exercé la fonction de directeur adjoint et de la recherche pendant deux ans. 

Ses sphères d’expertise couvrent la sécurité internationale, les relations transatlantiques en matière de défense, les aspects industriels, stratégiques et économiques du commerce des armes, qu’elles soient classiques ou nucléaires, ainsi que les règles de contrôle qui les encadrent. 

Il intervient régulièrement dans les médias (télévision, radio et presse écrite) pour commenter les confits et les enjeux du commerce des armes. Il coanime notamment la chronique hebdomadaire « Le dessous des guerres » sur la chaîne d’information en continu  sur LN24. 

M. Yannick Quéau a été nommé en 2023 et pour cinq ans sur le Conseil consultatif des armes du SPF Justice comme représentant francophone d’associations et d’organisations indépendantes démontrant une expérience effective de la gestion et de la prévention des problèmes posés par la détention et l’utilisation d’armes légères. 

De 2018 à 2020, Yannick Quéau a été membre du comité éditorial de l’ATT Monitor (un projet de Control Arms) qui évalue de manière indépendante les modalités de mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes des Nations unies. 

Il a auparavant travaillé au sein du Groupe de recherche sur l’industrie militaire et la sécurité (GRIMS, Montréal) et été rattaché à l’Observatoire de l’économie politique de la défense (OEPD, Montréal). Il a aussi œuvré comme analyste au Technopole défense et sécurité à Valcartier (Québec, Canada), plus précisément, au Bureau de commercialisation et d’intelligence des marchés, ainsi que comme enseignant pendant 3 ans pour le compte du ministère de la Défense du Canada à Saint-Jean-sur-Richelieu (Canada). 

Yannick Quéau a enseigné épisodiquement comme chargé de cours à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas et à Sciences Po Paris. Depuis 2021, il intervient comme expert invité à l’Université libre de Bruxelles (ULB). Yannick Quéau est diplômé de l’UQAM (Canada) et de l’université de Bradford (Royaume-Uni).