(Crédit photo : ECPAD / EMA - photothèque de la défense, 8 mars 2013

Troupes françaises à l’assaut du « camp des rochers » lors de l’Opération Serval. 

Depuis la fin du mois de septembre, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué deux attentats à la voiture piégée, à Tombouctou  contre l’armée malienne et à Tessalit contre des Casque bleus tchadiens, ainsi que l’enlèvement et l’assassinat de deux journalistes français à Kidal. Près d’un an après le lancement de l’opération Serval au Mali, ce regain d’activisme démontre la capacité de résilience du groupe djihadiste. Pourtant, le dispositif militaire français, soutenu par la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) et des unités maliennes, a considérablement affaibli l’organisation terroriste. Alors que les soldats maliens et les troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) prennent peu à peu le relais sur le terrain, la reprise des activités terroristes d’AQMI au Nord-Mali pose la question des conséquences de l’opération Serval sur ses capacités et sa faculté à se réorganiser et se redéployer dans l’espace sahélien…

 

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Que reste-t-il d’AQMI au Nord-Mali ?

 

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Marc Mémier est conseiller diplomatique adjoint au cabinet de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.

Fonctionnaire international aux Nations unies, il a travaillé de 2011 à 2020 au sein de plusieurs agences de l’ONU sur les questions politiques et de sécurité, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, en Afrique (2011-2018) et dans les Balkans occidentaux (2018-2020).

Il a rejoint le ministère des Armées à Paris en 2020, d’abord comme chargé de mission au département Afrique de la DGRIS, puis comme conseiller Défense de l’Envoyé spécial de la France pour le Sahel au sein de la Task Force Sahel, structure interministérielle pilotée par la cellule diplomatique de l’Élysée (2020-2022).

De 2022 à 2026, il a exercé plusieurs fonctions à l’Assemblée nationale : directeur de cabinet adjoint du président de la commission de la Défense (2022-2024), conseiller diplomatique du président de la commission des Affaires étrangères (2024-2025) et conseiller politique auprès d’Olivier Becht (2025-2026).

Il enseigne depuis 2021 à Sciences Po Paris, au sein du Master Sécurité internationale. Il est l’auteur de plusieurs rapports pour des instituts de recherche ainsi que d’un ouvrage consacré aux enjeux de sécurité et de défense en Afrique.

Auditeur civil de l’École de guerre, Marc Mémier est officier de réserve au sein du cabinet de l’état-major de l’armée de l’air et de l’espace. Il est diplômé de Sciences Po Grenoble et titulaire d’un Master en droit international public de la University of California, Los Angeles (UCLA).