Alors que la sécurité était autrefois une affaire d’équilibre entre blocs de forces étatiques, dans la nouvelle ère des relations internationales, les nombreux conflits internes, causant tout autant de victimes civiles, ont donné lieu au concept de « sécurité humaine ». Ensuite, sept types de sécurité ont été définis : économique, alimentaire, environnementale, personnelle, communautaire et politique.

Parallèlement, dans les années 90, face à l’impossibilité d’atteindre une croissance économique rapide, apparaît une nouvelle conception du développement : la notion de « développement humain ». Développement et sécurité deviennent très vite des concepts interdépendants et, face aux difficultés d’arrêter un conflit entamé, apparaît également le concept « de prévention des conflits ».

Mais aujourd’hui la question demeure : la priorité est-elle la sécurité ou le développement ? Depuis quelques années l’interdépendance des deux objectifs semble devenir enfin une évidence. En particulier, la lutte contre la prolifération des armes légères, s’inscrit parmi les actions à réaliser dans le cadre du développement, comme le souligne le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement).

 

pdf Pas de développement sans sécurité, ni de sécurité sans développement

 

 

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Bernard Adam a obtenu une Licence en Sciences économiques à l’Université catholique de Louvain. Il a effectué un service civil de deux ans comme objecteur de conscience au Mouvement chrétien pour la paix, dont il a été Secrétaire national.

Il a fondé le GRIP en 1979 et a été son directeur pendant 31 ans jusqu’en 2010, dirigeant une équipe d’une vingtaine de personnes, ainsi qu’un réseau d’une cinquantaine de collaborateurs extérieurs.

Il a travaillé sur les questions des relations Est-Ouest (crise des euromissiles, armements nucléaires, désarmement), les institutions multilatérales de défense et de sécurité (ONU, OSCE, OTAN, PESC, PESD) ainsi que dans le domaine de l’économie de l’armement (dépenses militaires, exportations d’armes).

En 1990, il a réceptionné pour le GRIP le titre de « Messager de la paix », décerné par le Secrétaire général de l’ONU en reconnaissance de « sa contribution précieuse à l’action menée en faveur de la paix ».

Il a collaboré aux travaux parlementaires sur la préparation des législations sur les exportations d’armes belges, notamment en 1991 et en 2003. Il a créé en 2004 la « Cellule de veille de l’évolution de la production et des transferts d’armes en Belgique, en Europe et dans le monde » soutenue par la Région wallonne.

Il a dirigé plusieurs études sur les armes légères et de petit calibre, notamment concernant leur circulation en Afrique centrale et de l’Ouest, dans le cadre de travaux pour les Ministères belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement.

Il a réalisé plusieurs études et rapports sur les conflits dans le monde, la prévention et la gestion des conflits, les opérations de maintien de la paix, en particulier concernant les guerres dans l’ex-Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan.

Il a publié plusieurs textes sur l’Union européenne (« Puissance tranquille »), les relations transatlantiques et la politique extérieure des Etats-Unis.

Outre les travaux publiés dans le cadre du GRIP, il a publié environ 200 articles et cartes blanches notamment dans Le Soir, La Libre Belgique, La Cité, Le Peuple, Le Vif-L’Express, L’Echo, Libération, L’Etat du Monde, Le Monde Diplomatique, Tiempo de Paz, la Revue Nouvelle. Il a également réalisé des travaux pour le SIPRI, le Bureau international du Travail, la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil central de l’économie et plusieurs organisations syndicales belges et européennes.