Soldats français de l’opération Serval, après la reprise de Tombouctou. Source : Ministère de la Défense, Médiathèque, http://www.defense.gouv.fr

La deuxième étape de l’intervention militaire de la France au Mali, après la reconquête du Nord-Mali en quatre semaines, consiste à sécuriser les territoires libérés et à traquer les groupes djihadistes. L’annonce de la mort présumée de deux chefs djihadistes importants, Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar, est une bonne nouvelle pour le moral des responsables politiques français au moment où la crainte est forte d’un enlisement du conflit. Mais au cours du mois de février les escarmouches meurtrières des groupes djihadistes à Gao et dans le nord-est du Mali ont montré qu’ils avaient encore une dangereuse capacité de nuisance. La France est sans doute condamnée à rester encore longtemps au Mali.

 

pdf Mali : l’annonce de la mort de chefs djihadistes ne devrait pas occulter les difficultés sur le front

 

 

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Bernard Adam a obtenu une Licence en Sciences économiques à l’Université catholique de Louvain. Il a effectué un service civil de deux ans comme objecteur de conscience au Mouvement chrétien pour la paix, dont il a été Secrétaire national.

Il a fondé le GRIP en 1979 et a été son directeur pendant 31 ans jusqu’en 2010, dirigeant une équipe d’une vingtaine de personnes, ainsi qu’un réseau d’une cinquantaine de collaborateurs extérieurs.

Il a travaillé sur les questions des relations Est-Ouest (crise des euromissiles, armements nucléaires, désarmement), les institutions multilatérales de défense et de sécurité (ONU, OSCE, OTAN, PESC, PESD) ainsi que dans le domaine de l’économie de l’armement (dépenses militaires, exportations d’armes).

En 1990, il a réceptionné pour le GRIP le titre de « Messager de la paix », décerné par le Secrétaire général de l’ONU en reconnaissance de « sa contribution précieuse à l’action menée en faveur de la paix ».

Il a collaboré aux travaux parlementaires sur la préparation des législations sur les exportations d’armes belges, notamment en 1991 et en 2003. Il a créé en 2004 la « Cellule de veille de l’évolution de la production et des transferts d’armes en Belgique, en Europe et dans le monde » soutenue par la Région wallonne.

Il a dirigé plusieurs études sur les armes légères et de petit calibre, notamment concernant leur circulation en Afrique centrale et de l’Ouest, dans le cadre de travaux pour les Ministères belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement.

Il a réalisé plusieurs études et rapports sur les conflits dans le monde, la prévention et la gestion des conflits, les opérations de maintien de la paix, en particulier concernant les guerres dans l’ex-Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan.

Il a publié plusieurs textes sur l’Union européenne (« Puissance tranquille »), les relations transatlantiques et la politique extérieure des Etats-Unis.

Outre les travaux publiés dans le cadre du GRIP, il a publié environ 200 articles et cartes blanches notamment dans Le Soir, La Libre Belgique, La Cité, Le Peuple, Le Vif-L’Express, L’Echo, Libération, L’Etat du Monde, Le Monde Diplomatique, Tiempo de Paz, la Revue Nouvelle. Il a également réalisé des travaux pour le SIPRI, le Bureau international du Travail, la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil central de l’économie et plusieurs organisations syndicales belges et européennes.