Dans un décodage pour Le Soir, Samuel Longuet, chercheur au GRIP, a répondu à plusieurs questions sur l’angle général « La population doit-elle s’inquiéter de ‘la guerre hybride’ ?« .
Critique du terme, employé aujourd’hui de plus en plus souvent au sein de l’OTAN et de l’UE, Samuel Longuet dénonce son usage « fourre-tout« , banalisant l’emploi du mot « guerre« : « On utilise le terme de ‘guerre hybride’ pour désigner des actions qui restent sous le seuil d’un “conflit armé”, tel que défini par le droit international. »
À la question sous-jacente: « Quelles stratégies adopter face aux pressions hybrides ?« , il souhaite nuancer: « C’est une autre faiblesse du concept : on parle de ‘guerre’ alors que la plupart de ces actions n’impliquent que marginalement la défense. »
Enfin sur le sujet de l’inquiétude, il appelle à relativiser : « La population doit être consciente qu’il existe des actions entreprises contre la Belgique, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il faut bouleverser nos modes de vie ou changer complètement la façon d’agir dans la société belge. »
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