Ce 17 octobre, au Théâtre National Wallonie-Bruxelles, le Festival des Libertés clôturait sa 25e édition par un débat consacré à l’antimilitarisme, et en particulier à un exercice de « littératie du futur » – qui consiste à se placer dans l’avenir et à parler du futur comme s’il était le passé, cela afin de trouver les meilleurs chemins pour aboutir à la meilleure des solutions face aux problèmes qui nous occupent.
À cette occasion, la chercheuse du GRIP spécialiste de l’impact environnemental des guerres, Anne Xuan Nguyen, était invitée aux côtés d’autres experts et expertes: Laëtitia Sédou (responsable projet à l’ENAAT – European Network Against Arms Trade), Déborah V. Brosteaux (philosophe, spécialiste des affects en temps de guerre), Huda Ammori (co-fondatrice de Palestine Action) et Claire Rodier (juriste au GISTI).
L’année choisie pour ce débat intitulé « Un monde sans guerre »: 2046. Dans son argumentaire, notre chercheuse se pose notamment la question « Qu’est-ce qu’on fait avec les écosystèmes pollués ? Et avec les militaristes? ». À cette question, la chercheuse propose la création de communautés de soin d’écosystèmes, dont le rôle est de réhabiliter des systèmes abimés par l’ancien monde, par son agriculture intensive, par son industrie polluante, par les pollutions de guerre. Ces communautés se retrouveraient par exemple, en Ukraine, où une grande partie de la faune – notamment les chauve-souris – serait portée disparue à cause de la fibre optique. Ou même à Gaza, où le génocide entamé en 2023 a débouché dans un même temps sur un écocide.
Notre experte résume la situation: « On est en 2046, et on se retrouvera, comme en 1946, à se demander ce qu’on va bien faire avec toutes ces munitions, toutes ces bombes qui polluent et qui risquent d’exploser. Comme en 2026 d’ailleurs, on n’aura pas fini de vivre sur les ruines des guerres d’avant. »
Le débat est à retrouver dans son intégralité en podcast ici.

