Éclairage

Burkina Faso, une révolution portée par la jeunesse

Le 30 octobre 2014, à l’issue de quatre jours de mobilisation nationale, le président Blaise Compaoré a été contraint de démissionner. Deux semaines de négociations ont ensuite permis à l’armée, à l’opposition politique et à la société civile de s’entendre sur l’établissement d’une charte de transition ainsi que sur la nomination de l’ancien diplomate Michel Kafando à la tête du gouvernement intérimaire, jusqu’au scrutin présidentiel prévu pour le mois de novembre 2015. Plus qu’une crise politique conjoncturelle, cette période de mobilisation sociale renvoie à des dynamiques de contestation déjà anciennes et relevant de revendications socio-économiques profondément ancrées dans la société burkinabée. Porteuse de la mobilisation, la jeunesse dénonce notamment l’existence d’une fracture générationnelle, entrainée par la mainmise sur le pays des élites issues du coup d’État de 1987, ainsi que la récupération de la « révolution burkinabée » par les anciens cadres du régime.

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Diplômé en sciences politiques de l’Université de Montréal, Nicolas Hubert est
chercheur-stagiaire au GRIP. Ses travaux s’inscrivent dans l’axe de recherche
« Conflits, sécurité et gouvernance en Afrique ».

Fédération Wallonie-Bruxelles

Le GRIP est un centre de recherche indépendant reconnu comme organisation d’Éducation permanente par la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique).

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