Depuis la levée de l’embargo européen sur les armes destinées à la Syrie, le 1er juin, une question importante domine la politique et la presse internationale : « Va-t-on armer, oui ou non, les rebelles syriens ? » Les gouvernements pèsent le pour et le contre.

Un des arguments en faveur des transferts d’armes vers l’opposition syrienne, soulevé par le Royaume-Uni notamment, est qu’ils permettraient d’accroître la pression sur le régime de Bashar al-Assad. Le message serait limpide : si le régime refuse toute solution négociée et continue de bafouer les règles les plus élémentaires du droit international humanitaire et des droits de l’homme, les États européens et les États-Unis armeront l’opposition. Plusieurs personnalités politiques ont aussi soulevé que l’Occident ne pouvait plus demeurer simple spectateur des massacres, et qu’il fallait équiper les rebelles afin qu’ils puissent se défendre et protéger les civils…

Crédit photo : Damien Spleeters, mars 2013, Syrie.

 

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pdf Armer les rebelles syriens ? Une action en principe illégale !

 

 

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Mélanie De Groof est juriste (Université d’Anvers) et titulaire d’un LL.M en droit international et européen (Université de Maastricht). Elle est entrée au GRIP en février 2013, où elle a exercé la fonction de chercheure. Ses recherches portaient principalement sur les transferts d’armes, l’utilisation des drones et sur les aspects juridiques de tout acte lié à la violence armée.

Elle est également doctorante à l’Université de Maastricht, où elle achève une thèse sur les États défaillants au regard du droit international, du droit humanitaire, des droits de l’homme et des libertés fondamentales (State collapse. Towards legal protection for persons in a collapsed state. Somalia and beyond). Avant de rejoindre le GRIP, Mélanie De Groof a travaillé comme chercheure à l’Université de Maastricht (2005-2010), chez Human Rights Watch (2011) et Handicap International (2012), pour lesquelles elle a effectué plusieurs missions de terrain (Haïti, Colombie, Éthiopie, Kenya et Guatemala). Elle est également membre du comité de rédaction de la revue belge des Nations Unies (VVN Wereldbeeld).

Depuis mars 2015, Mélanie De Groof fait partie du panel d’experts des Nations unies pour les Résolutions 2196 (2015), 2262 (2016) et 2339 (2017) sur la situation en République centrafricaine.