Au cours de la décennie écoulée, le Tchad s’est employé à occuper, en Afrique centrale, les zones d’influence laissées en friche par d’autres États aux capacités bien plus importantes (Angola et Cameroun). En projetant une certaine puissance militaire en Centrafrique et aussi au Mali dans le cadre de l’opération Serval et des Nations unies, le Tchad semble vouloir se positionner en leader dans le système de régulation de la sécurité en Afrique centrale et même au Sahel. Bien qu’aucun autre État de l’espace CEEAC – hormis l’Angola – ne dispose d’une puissance de feu équivalente à celle de l’armée tchadienne, ni de troupes aussi aguerries, le statut de la puissance tchadienne reste questionné.
Aller au contenu PDFMichel Luntumbue est licencié en Sciences politiques et Relations Internationales et chargé de recherche au GRIP. Ses travaux portent sur les problématiques de l’amélioration de la sécurité humaine, la prévention des conflits, le renforcement de l’état de droit dans les pays d’Afrique centrale et occidentale, mais aussi sur le rôle des institutions régionales africaines, et l’architecture africaine de paix et sécurité (APSA). De 2017 à 2023, il a assuré la coordination scientifique de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix.







