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Une coopération bilatérale en panne : la RDC et la Zambie face aux trafics transfrontaliers

Le poste frontalier de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, est le principal reliant la République démocratique du Congo (RDC) et la République de Zambie. C’est par ce poste que passe une grande partie du trafic vers l’Afrique australe, dont l’Afrique du Sud, puissance économique du continent.  

Le trafic dense et continu qui y passe dans un contexte de contrôle sécuritaire quasi inexistant favorise la circulation illicite de biens et de personnes et constitue un risque majeur pour la lutte contre les trafics transfrontaliers. Outre le commerce illicite d’armes légères et de petit calibre qui alimente l’instabilité chronique dans plusieurs provinces de la RDC, il existe également un trafic préoccupant de minerais stratégiques, tels que le cuivre, le cobalt et d’autres ressources extractives qui cherchent à transiter frauduleusement vers les marchés internationaux. 

Ce double phénomène de circulation illicite d’armes et de contrebande minière représente ainsi une menace directe pour l’économie nationale, la gouvernance des ressources naturelles et la stabilité des provinces du sud-est de la RDC. Il devient urgent de renforcer les mécanismes de contrôle aux frontières, d’assurer un suivi rigoureux de la mise en œuvre des décisions prises lors des assises bilatérales et d’impliquer davantage les services de sécurité dans une approche concertée et permanente. 

Cet Éclairage poursuit les objectifs suivants : 

  • Évaluer la coopération sécuritaire bilatérale entre la RDC et la Zambie et proposer des pistes concrètes pour un renforcement des mécanismes de contrôle transfrontaliers ;  
  • Analyser l’impact de la porosité frontalière de Kasumbalesa sur la circulation illicite des armes et autres marchandises prohibées, en mettant en lumière les facteurs aggravants : corruption, absence d’équipements de détection et surcharge de trafic ; 
  • Documenter les témoignages des acteurs de terrain (agents de contrôle, passagers, experts) afin de révéler les défaillances structurelles de la gouvernance sécuritaire ; 
  • Formuler des recommandations opérationnelles et politiques pour une restauration effective de l’autorité de l’État et la sécurisation durable de cette frontière stratégique. 

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Crédit photo:  Vue du poste-frontière de Kasembalesa – crédit : ADIAC

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Chase Mutayubara Daudi  est Magistrat civil du Ministère public et spécialiste en sécurité intérieure. Il est également chercheur associé au Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix et la sécurité (GRIP/Bruxelles) et doctorant en criminologie. Diplômé de l'École de criminologie de l'Université de Lubumbashi, il a mené des enquêtes sur la perception communautaire de la sécurité dans trois provinces de la RDC (Kinshasa, Kongo-Central et Ituri) en tant que consultant pour le compte de la Commission nationale de contrôle des ALPC et de réduction de la violence armée, structure technique du ministère de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières. Ses recherches couvrent également les politiques publiques de sécurité et le droit électoral.

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