Survenant après la mort d’au moins 30 civils et plus de 300 blessés, sur un marché de Bangui le 29 mars dernier, l’annonce, le jeudi 3 avril, du retrait du contingent tchadien de la MISCA, Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, pourrait fragiliser les efforts de pacification du pays entrepris depuis décembre 2013.
La succession, depuis décembre, d’incidents violents impliquant les troupes tchadiennes participant à la force de l’Union africaine (UA) déployée en République centrafricaine (RCA), est à l’origine d’un climat d’hostilité à l’égard du contingent tchadien, souvent accusé par la population d’être proche de l’ancienne rébellion de la Séléka.
(Crédit photo: centrafrique-presse.over-blog.com)
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Retrait tchadien de la Centrafrique. Quelles conséquences pour la paix en RCA?
Michel Luntumbue est licencié en Sciences politiques et Relations Internationales et chargé de recherche au GRIP. Ses travaux portent sur les problématiques de l’amélioration de la sécurité humaine, la prévention des conflits, le renforcement de l’état de droit dans les pays d’Afrique centrale et occidentale, mais aussi sur le rôle des institutions régionales africaines, et l’architecture africaine de paix et sécurité (APSA). De 2017 à 2023, il a assuré la coordination scientifique de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix.








