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Note d'analyse

Le rôle des opérations de paix de l’ONU dans les élections : les cas du Mali et de la RDC

La principale mission de l’Organisation des Nations unies est de promouvoir et maintenir la paix et la sécurité internationale, notamment à travers le règlement pacifique des conflits. L’organisation d’un scrutin représente par conséquent une étape fondamentale de tout processus de pacification, et est souvent considéré comme un marqueur du degré de réconciliation atteint par une société en crise.

Dans ce cadre, les élections constituent inévitablement un centre d’intérêt essentiel pour l’ONU, surtout lorsqu’elles se tiennent dans des pays instables où une opération de paix est déployée. Chaque année, l’ONU fournit une assistance électorale à près de 60 pays, dans le but d’accompagner l’institutionnalisation de la démocratie par la mise en place de processus électoraux libres, durables et crédibles, et ce à intervalles réguliers. Théoriquement l’organisation et le contrôle des élections relèvent de la compétence exclusive des États, et l’ONU reconnaît ce principe de souveraineté et d’appropriation nationale des élections. Aussi, le consentement et la demande d’un État sont des conditions préalables au déploiement d’une mission électorale onusienne. Cependant, dans des circonstances exceptionnelles, ces missions peuvent être imposées par la communauté internationale, en prenant donc une forme bien plus intrusive…

Federico Santopinto est spécialisé dans l’intégration européenne en matière de défense et de politique étrangère. A ce titre, il suit aussi les politiques de coopération au développement de l’UE utilisées à des fins de prévention et de gestion des conflits. Dans ce cadre, il a mûrit une longue expérience de terrain en qualité d’observateur électoral de long terme pour l’UE et l’OSCE dans les pays en situation post-conflit, notamment en Afrique.

Michel Luntumbue est licencié en Sciences politiques et Relations Internationales et chargé de recherche au GRIP. Ses travaux portent sur les problématiques de l’amélioration de la sécurité humaine, la prévention des conflits, le renforcement de l’état de droit dans les pays d’Afrique centrale et occidentale, mais aussi sur le rôle des institutions régionales africaines, et l’architecture africaine de paix et sécurité (APSA). De 2017 à 2023, il a assuré la coordination scientifique de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix.

Paul Hammoud est diplômé de l’Université de Neuchâtel en Histoire et Sciences de l’Information et de la Communication, ainsi que d’un Master en Economie et politiques européennes de l’Université de Genève. Après avoir effectué un stage au sein de la délégation de l’Union européenne auprès de l’UNESCO et de l’OCDE à Paris, Paul Hammoud a rejoint le GRIP où il a travaillé pour l’Observatoire BoutrosGhali. Il y a exercé la fonction d’Assistant de Recherche entre 2018 et 2019. Il travaille actuellement à Bruxelles dans un réseau européen d’économie sociale.

 

Cette note a été réalisée par l'Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix, piloté par le GRIP.

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