Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité

Une coopération bilatérale en panne : la RDC et la Zambie face aux trafics transfrontaliers

Photo de couverture : Vue du poste-frontière de Kasembalesa – crédit : ADIAC

Le poste frontalier de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, est le principal reliant la République démocratique du Congo (RDC) et la République de Zambie. C’est par ce poste que passe une grande partie du trafic vers l’Afrique australe, dont l’Afrique du Sud, puissance économique du continent.  

Le trafic dense et continu qui y passe dans un contexte de contrôle sécuritaire quasi inexistant favorise la circulation illicite de biens et de personnes et constitue un risque majeur pour la lutte contre les trafics transfrontaliers. Outre le commerce illicite d’armes légères et de petit calibre qui alimente l’instabilité chronique dans plusieurs provinces de la RDC, il existe également un trafic préoccupant de minerais stratégiques, tels que le cuivre, le cobalt et d’autres ressources extractives qui cherchent à transiter frauduleusement vers les marchés internationaux. 

Ce double phénomène de circulation illicite d’armes et de contrebande minière représente ainsi une menace directe pour l’économie nationale, la gouvernance des ressources naturelles et la stabilité des provinces du sud-est de la RDC. Il devient urgent de renforcer les mécanismes de contrôle aux frontières, d’assurer un suivi rigoureux de la mise en œuvre des décisions prises lors des assises bilatérales et d’impliquer davantage les services de sécurité dans une approche concertée et permanente. 

Cet Éclairage poursuit les objectifs suivants : 

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Crédit photo:  Vue du poste-frontière de Kasembalesa – crédit : ADIAC

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