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Afrique Centrale

L’Afrique centrale est probablement la sous-région du continent africain qui, au cours des deux dernières décennies, a connu le plus grand nombre de conflits armés. Elle est en tout cas celle qui a vu se déployer le plus grand nombre d’opérations de maintien de la paix. En termes de victimes, le génocide au Rwanda et les guerres à répétition en République démocratique du Congo ont, à eux seuls, probablement provoqué davantage de morts que tous les autres conflits de ces vingt dernières années, traumatisant profondément les populations de ces deux pays.

Afrique de l'Ouest

Par la diversité de ses ressources et sa situation géostratégique, l’Afrique de l’Ouest est une région au cœur de tensions et de convoitises de toutes formes, émanant des puissances régionales ou externes à la sous-région. Au cours de la décennie des années 90, la sous-région a été caractérisée par un climat d’instabilité qui a pris la forme d’un arc de crises touchant par contiguïté un ensemble de pays, du Libéria à la Sierra Leone, de la Guinée à la Côte d’Ivoire, etc.

Armes biologiques et chimiques

De prime abord, les réalisations mondiales en matière de désarmements chimique et biologique semblent satisfaisantes (participation élevée aux conventions d'interdiction, avancées importantes dans la destruction des stocks). Cependant, le manque de transparence de certains États sur le développement de certains programmes en la matière menace de relancer une course aux armements.

Armes légères et de petit calibre

Aujourd'hui, plus de 875 millions d’armes légères et de petit calibre (ALPC) sont éparpillées aux quatre coins de la planète. A elle seule, l’Afrique en comptabilise quelque 100 millions. Avec les conséquences que l’on sait : 90% des victimes de guerre - femmes et enfants pour la plupart - sont tuées par des armes légères. La surabondance de ce type d’armement continue d'avoir des effets négatifs et déstabilisateurs pour le développement ; elle favorise une criminalité sans cesse plus violente tout en étant souvent mêlée au trafic de drogue.

Armes nucléaires

Depuis la fin de la Guerre froide, des avancées majeures se sont produites en faveur du désarmement nucléaire et de la non-prolifération : les cinq puissances nucléaires se sont engagées sur la voie d’une réduction de leurs composantes et de leurs arsenaux nucléaires, de nouveaux traités ont été signés (START 1, 2 et 3, TICE) et d’anciens ont été prolongés indéfiniment.

Courtage

Le courtage en armes, qui consiste essentiellement en la facilitation et la négociation de transactions moyennant une compensation matérielle, est une activité souvent incontournable dans nombre de transferts internationaux d’armes et parfaitement légale. Toutefois, l’absence d’un cadre légal ou l’insuffisance des contrôles permettent à des courtiers (ou intermédiaires) peu scrupuleux de violer les embargos sur les armes et de contourner avec impunité les politiques d’exportation d’armes des États d’où ils opèrent.

Défense et intégration européenne

La monnaie et la défense sont les principaux domaines régaliens des États nations. La création de l’euro a ainsi représenté un pas fondamental dans le processus d’intégration du Vieux continent, un pas qui s’est néanmoins heurté à l’absence d’une politique économique commune. Qu’en est-il de l’Europe de la défense ?

Dépenses militaires, production et transferts d'armes

Le GRIP assure une veille et une analyse permanentes de l'évolution des dépenses militaires mondiales, des principaux producteurs d'armements et des transferts internationaux d'armements conventionnels. Dans ce contexte, le commerce des armes de la Belgique ainsi que l'évolution de l'industrie de l'armement en Belgique font l'objet d'une attention particulière.

Désarmement nucléaire et armes de destruction massive

Si, dans un premier temps, la fin de la Guerre froide a pu laisser croire que les menaces posées par les armements nucléaires, biologiques et chimiques (dits aussi « armements non conventionnels ») disparaîtraient progressivement, l’actualité de ces dernières années nous a constamment rappelé qu’il n’en était rien.

Détention civile d’armes à feu

Environ 650 millions d’armes à feu sont détenues par des civils dans le monde, soit les trois quarts des stocks mondiaux. La réglementation de la détention d’armes par les civils apparait par conséquent comme un aspect important du contrôle de la circulation et de l’utilisation des armes légères. La plupart des États autorisent la détention d’armes à feu par les civils avec des restrictions. Les usages autorisés incluent généralement le tir sportif, la chasse, certaines utilisations professionnelles ou encore la légitime défense.

Marquage et traçage

Le traçage est le suivi systématique du parcours des armes et des munitions depuis le fabricant jusqu’à l’utilisateur final. Il constitue un outil unique pour identifier une arme, ses origines et les transferts dont elle a fait l’objet dans le but de déterminer sa fabrication illicite ou retrouver les responsables d’un transfert illicite ou d’un détournement.

Missiles

La prolifération des missiles représente un danger important pour la sécurité internationale. Malgré une forte réduction depuis 1987, les missiles balistiques intercontinentaux des cinq puissances nucléaires restent une menace mondiale et plusieurs autres États cherchent à accroître la portée de leurs lanceurs. Quelque 75 pays possèdent des missiles de croisière dont le nombre s’exprime en dizaines de milliers. Environ 500.000 missiles portatifs de défense aérienne (MANPADS) sont en circulation et au moins 27 organisations qualifiées de terroristes en possèderaient.

Munitions

À la différence des armes, les munitions sont à usage unique. Et, sans munitions, les armes ne sont pas d’une grande utilité. Leur caractère à la fois éphémère et essentiel en fait, dès lors, une denrée très convoitée en zones de guerre, de tensions ou de criminalité ; leur disponibilité peut influencer l’évolution et l’issue d’un conflit. En dépit de ces évidences, force est de constater que les munitions n’ont pas reçu la même attention des États que les armes.

Observatoire de la violence armée en Afrique

« La violence armée détruit vies et moyens de subsistance, alimente l’insécurité, la crainte et la terreur, et a un impact profondément néfaste sur le développement humain ». C’est par ces mots que s’ouvre la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement. Elle reconnaît ainsi de facto l’interrelation néfaste entre la violence armée et le développement. Alors que la courbe de fréquence des conflits armés au cours des dernières années tend à s’infléchir, le nombre de personnes tuées augmente sensiblement.

Politique étrangère et de défense de l’UE

Le rôle de l’Union européenne est au centre de la réflexion du GRIP sur les conflits et la paix. Le programme de travail du GRIP sur le rôle de l’Europe dans le monde s’articule principalement autour de quatre thématiques. La première concerne les politiques étrangères, de défense et de sécurité de l’UE (PESC et PSDC). Le GRIP suit, notamment, avec attention les réformes du traité de Lisbonne et l’émergence du système industriel militaro-sécuritaire de l’UE.

Prévention et gestion des crises

Face aux crises qui se propagent (crise sahélienne) et ont parfois tendance à s’intensifier (Afrique centrale) sur le continent africain, face aux situations conflictuelles qui se multiplient et tendent à se diversifier, une analyse en profondeur des racines de ces différentes situations s’impose. Les racines sont souvent multifactorielles, les acteurs nombreux et de nature différente, les intérêts des uns et des autres parfois divergents.

Prolifération des ALPC en Afrique

Dans toutes les guerres africaines actuelles, l’utilisation des armes légères est omniprésente. A la portée de tous, elles font d’énormes ravages, ce qui a amené l’ancien Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, à les qualifier d’« armes de destruction massive ». Depuis 2001, les pays africains ont entrepris de se doter d’instruments juridiques régionaux afin de lutter contre ce fléau.

Ressources naturelles et conflits

Les ressources naturelles peuvent motiver des conflits, les financer, voire obérer leur résolution. Plus globalement, l’environnement est à la fois une victime silencieuse et un facteur aggravant, parfois catalyseur, des conflits armés. Pourtant, les politiques de gestion de ces ressources, au même titre que les politiques environnementales, peuvent également contribuer à la stabilité et à la prospérité. La gestion humaine de l’environnement et des ressources naturelles est en fait une fenêtre ouverte sur les dimensions socio-économiques et politiques des conflits.

Trafics et criminalité transfrontalière en Afrique

L’Afrique de l’Ouest a une tradition très ancienne de routes commerciales mais ces routes ont récemment été réactivées par des commerces illicites cette fois, comme la drogue, les armes et les êtres humains. Depuis les années 2000, le trafic de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud s’intensifie en Afrique de l’Ouest notamment vers les réseaux européens.

Traité sur le commerce des armes

Les révélations de pratiques douteuses en matière de commerce des armes et équipements militaires conventionnels durant les années 1980, et en particulier durant la première Guerre du Golfe, ont favorisé la réflexion internationale sur la nécessité d’accords multilatéraux pour contrôler les transferts d’armements entre États. Lancée en 1995 sous la forme d’un Code de conduite sur les transferts internationaux d’armes, l’idée d’un instrument international ayant force de loi fut ensuite portée par la société civile et peu à peu appuyée par un nombre croissant d’États.

Transparence

Que ce soit via la publication d’informations sur les transferts d’armements ou par l’échange d’informations au niveau bilatéral, régional ou international, la transparence constitue un ingrédient essentiel pour améliorer la responsabilité de l’État dans le cadre de ses activités dans le commerce des armes. D’une part, les instruments de transparence permettent au parlement, aux citoyens et aux membres de la société civile d’être au courant des activités de leur gouvernement et de les surveiller afin de vérifier le degré de respect de ses engagements nationaux, régionaux et internationaux.