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L’Afrique de l’Ouest dans le cyberespace : enjeux de sécurité et de souveraineté

Les cybermenaces sont devenues en quelques années des enjeux géopolitiques majeurs et une préoccupation grandissante pour de nombreux États. Les menaces terroristes et l’instabilité croissante dans le Sahel ont cependant retardé la prise de conscience dans la sous-région ouest-africaine, de telle sorte que la réflexion sur le numérique a souvent été cantonnée à une simple lutte contre une cybercriminalité.

Cette Note d’Analyse procède à une revue des divers enjeux de sécurité et de souveraineté liés au cyberespace pour les États d’Afrique de l’Ouest ; soit des sociétés qui connaissent un essor numérique extrêmement rapide. Ce travail se base notamment sur des enquêtes de terrains et des entretiens menés au Sénégal, au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Niger.

Crédit photo : câbles sous-marins en Afrique (Creative Commons)

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – juillet à septembre 2019

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.

Crédit photo: Convoi de véhicules du CICR dans la région de Tombouctou. CC BY-NC-ND / CICR / Sidi B. Diarra

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – Avril à juin 2019

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.

Crédit photo : UN Photo/Gema Cortes

Quels contrôles pour le commerce des instruments de torture ?

L’interdiction de la torture et de tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant constitue l’un des droits fondamentaux énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme (article 5). Toutefois, ce n’est que récemment que des mesures concrètes ont été prises pour lutter contre le commerce des outils utilisés pour torturer ou exécuter. Cette Note d’Analyse retrace l’évolution récente des mesures de contrôle en matière de commerce d’instruments d’exécution et de torture, et s’interroge sur leur pertinence et efficacité au niveau onusien, européen et belge. 

Crédit photo : Omega Research Foundation

La gouvernance du Fonds européen de la défense : enjeux de souveraineté et d’intégration

Lorsque la Commission a proposé de créer le Fonds européen de la défense (FEDEF) en 2016, elle a suscité des réactions contrastées. Certains soutiennent fermement cette initiative inédite de l’UE et la considèrent comme un pas vers une plus grande intégration des marchés des armements et des politiques de défense en Europe. D’autres s'opposent farouchement au FEDEF, n’y voyant essentiellement qu’une subvention importante aux producteurs d’armements sans liens directs avec le projet d'intégration européenne. Pour clarifier les termes du débat, le présent document analyse la gouvernance du FEDEF. Il soutient l’idée que l’efficacité du Fonds dépendra, en partie au moins, du bon fonctionnement de la Politique de sécurité et de défense commune de l'UE, qui doit désormais être réformée.

Crédit photo : char Léopard au salon Eurosatory de l'armement terrestre à Paris (Benjamin Vokar/GRIP/2014)

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – janvier à mars 2019

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.

Crédit photo: laviesenegalaise.com

L’état de la relation entre la Turquie et l’OTAN: un engagement fragilisé

Cette Note analyse l’état de la relation entre la Turquie et l’OTAN à travers l’examen de la politique de défense turque. L’effort de défense turc, depuis le coup d’État manqué de juillet 2016, reste conforme aux attentes de l’Alliance sur un plan purement comptable, mais sa soutenabilité, ses moteurs et ses objectifs restent fragiles, sinon discutables. Surtout, l’armée turque souffre d’un affaiblissement volontaire consécutif au coup d’État manqué, au lendemain duquel les acteurs de défense et de sécurité du territoire sont multipliés pour mieux contrebalancer les militaires. Si le choix controversé d’acquérir des systèmes de défense anti-aérienne S-400 russes traduit moins une volonté de rupture avec l’OTAN qu’une délicate tentative de combler un besoin opérationnel, elle n’en comporte pas moins le risque d’embrouiller la lecture des capacités militaires turques à disposition de l’Alliance.

Crédit photo: www.opex360.com

Une offre belge peut-elle exister sur les marchés des drones militaires ?

Peut-on envisager une offre industrielle belge de drones militaires ? La question est plus épineuse qu’il n’y parait. Cette Note d’Analyse tente de fournir quelques-unes des clés de lecture de la structure de l’offre en drones militaires sur les marchés internationaux. Elle identifie les principaux leaders du marché en accordant une attention particulière aux États-Unis et à la trajectoire singulière d’Israël. Elle se penche aussi sur les caractéristiques de l’offre européenne en drones et sur les défis qui s’annoncent pour la région. Enfin, elle cherche à positionner la Belgique dans le panorama de l’offre industrielle en drones militaires.

Crédit photo : MQ9B Sky Guardian - RIAT 2018

 

 

La coopération entre douanes et autorités de contrôle des exportations: une nécessaire classification commune des biens?

La coopération entre douanes et autorités de contrôle des exportations d’armes et biens à double usage est fondamentale pour assurer la mise en œuvre pratique des décisions prises aux niveaux national, européen et onusien. Pourtant, les deux institutions ont des finalités différentes et n’utilisent pas les mêmes définitions et codes d’identification des produits. Cette Note d’Analyse étudie les tentatives de coopération entre douanes et autorités de contrôle des exportations dans le cadre du commerce des armes et des biens à double usage. Elle propose des pistes de réflexion en vue d’analyser les principaux enjeux afférents à l’arrimage entre les deux principaux systèmes de classification des matériels de guerre et biens à double usage, soit le système harmonisé utilisé par les douanes et le système de classification des contrôles à l’exportation.

Crédit photo: Douanes et Accises: protection des frontières extérieures (2107.be)

Origine, moyens et manifestations des ambitions militaires des Émirats arabes unis

Au tournant des années 1980 et 1990, les Émirats arabes unis entamaient un revirement de stratégie, dessinant de nouvelles ambitions militaires. Cette Note d’Analyse revient sur les origines de ce pivotement et cherche surtout à identifier les moteurs ayant soutenu depuis pratiquement 30 ans la trajectoire du pays en matière de défense. L’attention est portée sur la lecture de la menace (l’Iran, principalement), sur les moyens mobilisés afin de soutenir les objectifs du pays (dépenses militaires, acquisitions d’armes), sur la réforme des armées, le développement des partenariats stratégiques et, enfin, sur les engagements militaires des EAU.

Crédit photo: Al Dhafra Air Base - Abu Dhabi - wikimapia.org

Groupes armés et acteurs politiques en Turquie

Cette Note d’Analyse s’attache à présenter les liens entre acteurs politiques et groupes armés non étatiques en Turquie.
Historiquement, tant les partis politiques que l’État central sont habitués à recourir aux services de groupes violents, avec lesquels ils définissent des modalités de collaboration plus ou moins durables. Mais, depuis le coup d’État manqué de juillet 2016, le risque d’affrontement entre groupes partisans paraît d’autant plus important que le gouvernement entretient une rhétorique clivante, qui polarise à l’extrême la société turque.

Crédit photo: L'Osmanen Germania Boxclub avait un local dans la Neulandstraße (Osnabrueck) en 2016. Le local n'existe plus. Photo d'archive: Michael Gründel (source www.noz.de)

 
 

Kosovo : Triste bilan vingt ans après les frappes de l’OTAN

Le 24 mars 2019 marquera le vingtième anniversaire du début des frappes aériennes de l’OTAN contre la République fédérale de Yougoslavie. L’intervention, selon le discours officiel, était censée « prévenir une catastrophe humanitaire » ou d’« arrêter un génocide » contre la population albanaise du Kosovo. Pourtant, la situation a empiré pendant les semaines de bombardements, qui auraient plutôt déclenché que prévenu la « catastrophe humanitaire » annoncée.

Vingt ans plus tard, comment se dessine la situation dans la région ? Quel est le statut actuel du Kosovo et sa place dans les relations régionales et internationales, alors que les relations avec Belgrade, qui ne reconnait pas l'indépendance de sa province méridionale, semblent au plus bas ? Comment se caractérise la situation aux plans économique, politique et social ?  Enfin, quelles sont ses perspectives d’avenir, à l’heure où l’UE perd de sa force d’attraction et d’influence dans les Balkans ?

Crédit photo: BalkanInsight - De droite à gauche : Fatmir Limaj, vice-premier ministre; Kadri Veseli, président du parlement; Ramush Haradinaj, Premier ministre; et (à droite de Federica Mogherini) Hashim Thaçi, président du Kosovo. Les quatre principaux dirigeants actuels du Kosovo réunis sur cette photo sont également suspects de trafic d’organes.

Les médias en parlent

  • Cette Note d'Analyse a été publiée en néerlandais par l'association Vrede, en avril dernier (pdf ci-joint).

Croatie-Serbie: une mini-course aux armements dans les Balkans?

Kiowa Warrior et Mi-35, chasseurs F-16 et MiG-29, … les achats d’armement de la Croatie et de la Serbie semblent se répondre l’un à l’autre et font craindre à certains une répétition du scénario des années 1990, quand la rivalité des deux républiques yougoslaves avait entraîné les Balkans dans un conflit sanglant.

Après avoir présenté l’origine et les trajectoires divergentes des forces armées des deux pays, la note expose les différents paramètres (dépenses militaires, importation d’armes, manœuvres…) qui permettent d’évaluer la puissance militaire de chacun d’entre eux.

Ceci permet de conclure que, si les deux pays sont bel et bien en train de renouveler leur armement, leur niveau reste plutôt modeste à l’échelle européenne. Et, surtout, l’absence de réel litige semble écarter, à court terme, tout risque de conflit armé.

Crédit photo : MiG-29 livrés par la Russie lors de leur présentation à l’aéroport militaire de Batajnica, près de Belgrade, en octobre 2017

 

Contrôles post-exportation : les pratiques européennes et leurs principaux défis

Les certificats d’utilisation finale/utilisateur final, et les mécanismes de contrôle post-exportation qui leur sont parfois associés sont des outils indispensables dans la lutte contre le détournement d’armes. Plusieurs États européens ont récemment entrepris de mettre en place ce type d’outils. On relève toutefois des disparités importantes attribuables à des ambitions et des moyens variables d’un État à l’autre. Cette Note d’Analyse examine les diverses initiatives nationales en matière de contrôles post-exportation en Europe. Une attention particulière est accordée à l’étude des systèmes de vérification mis en place par la Suisse et l’Allemagne, pays pionniers dans le domaine.

Crédit photo : UN Photo/Staton Winter

 

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – Octobre à décembre 2018

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.

Crédit photo : manifestation en Guinée (source : UFDG)

Élections en RDC : enjeux de cartes

Précédé de moult polémiques et scepticismes, le scrutin prévu ce 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo s’annonce des plus imprédictibles. Au regard des bouleversements qui ont remodelé le paysage politique du pays depuis les élections contestées de novembre 2011, il pourrait s’agir du scrutin le plus concurrentiel depuis celui du cycle électoral de 2006-2007. Du moins, si les conditions de son déroulement en garantissent la transparence...

Crédit photo : scrutin de 2006 en RDC (source : UN Photo/Martine Perret)

Aude-E Fleurant : "2017 est la troisième année consécutive de croissance des ventes d’armes des firmes du Top 100"

Le GRIP profite de ses liens avec Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) et avec OSINTPOL pour mettre en perspective les données produites en accès libre par cet organisme sur les marchés des armements. Chaque année, le SIPRI procède au classement des 100 plus importantes firmes de défense au regard de leur chiffre d’affaires. À l’occasion de la publication des données relatives à 2017, Yannick Quéau a interrogé Aude-Emmanuelle Fleurant, directrice du programme armements et dépenses militaires du SIPRI et par ailleurs collaboratrice d’OSINTPOL. Le classement ainsi que le document d’analyse (en anglais) faisant ressortir les éléments essentiels peuvent être consultés sur le site du SIPRI en cliquant ici.

Crédit photo : S-400 (SAM) Triumf (SA-21) lors d'une répétition du défilé de la victoire à Moscou le 4 mai 2010 (ru:Участник:Goodvint, CC BY-SA 3.0)

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’ouest – Juillet à septembre 2018

Découvrez le suivi trimestriel de la situation politique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. Ce monitoring trimestriel est publié par le GRIP depuis 2011. Les monitoring précédents peuvent être consultés en ligne.

Crédit Photo : Wilguette Eznez, ChateauNews pour la République du Congo

 

Certificat d’utilisateur final : une valeur ajoutée ?

Les certificats d’utilisation/utilisateur final(e) (CUF) sont souvent considérés comme des outils indispensables pour lutter contre le détournement d’armes. Ils permettraient également d’exclure des utilisateurs finaux suspectés de non-respect des droits de l’homme ou du droit international humanitaire. Pourtant, de nombreux problèmes entourent les CUF : certains pays en sont dispensés ; ils peuvent être falsifiés, non vérifiés ou leur violation n’entraine aucune conséquence ultérieure. Ils ne sont donc utiles que dans le cadre d’un ensemble d’autres mesures en amont et en aval de l’exportation. La réaction des États face aux violations des engagements de l’importateur et la diffusion de l’information concernant les États responsables de pratiques de détournement seront également abordées, ainsi que des pistes de renforcement du système de contrôle...

Crédit photo : Mitrailleuse serbe M02 Coyote utilisée par un rebelle en Syrie (2016) - source: ARES (Armament Research Service) via Facebook.

Les drones: un nouveau champ d’action pour l’Union européenne

L’« ère des drones » représente un défi de taille pour les autorités aériennes civiles nationales. Le secteur des drones civils a en effet connu un essor fulgurant ces dernières années. La commercialisation de ces appareils à grande échelle, accompagnée du développement continu de multiples applications, a permis d’accroître de façon exponentielle le nombre de ces plateformes et de diversifier leurs usages (récréatifs, commerciaux et professionnels). Leur intégration dans l’espace aérien soulève donc plusieurs enjeux (sécurité, sûreté, vie privée, responsabilité, protection de l’environnement) qui nécessitent un cadre réglementaire adapté.

Crédit photo: HadasBandelCC BY-SA 4.0. En 2017, Flytrex a lancé une livraison de drones commerciaux dans la capitale islandaise, Reykjavik, 27 octobre 2017. 

L’effet multiplicateur d’emploi du secteur de l’armement en Belgique

La production d’armement et d’équipements militaires occupe plusieurs milliers de travailleurs dans les 71 entreprises identifiées dans la base de données du GRIP, mais elle a aussi des effets sur l’emploi de l’économie belge dans son ensemble. Ces effets sont mesurés par différents types de multiplicateurs d’emploi définis par le Bureau fédéral du Plan pour chaque secteur d’activité en Belgique.

Ces multiplicateurs permettent d’évaluer l’emploi total qui sera créé dans l’ensemble de l’économie belge (dans l’entreprise, chez les fournisseurs et par la consommation des ménages) lorsqu’une entreprise doit augmenter sa production pour répondre à une demande finale exogène supplémentaire. Selon cette méthodologie, le GRIP estime l’emploi total généré en Belgique par la production d’armement et d’équipements militaires à 11 403 emplois en 2017.

COMMUNICATION AUX LECTEURS : Une réaction du Groupe CMI à cette Note d'Analyse

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – Avril à juin 2018

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.
 
(Crédit photo :  Guinée, cinq morts dans des violences post-électorales - Koulouba.com)

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – janvier à mars 2018

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.

Crédit photo : manifestations à Conakry (source : Cellou Binani)

 

L’évaluation des risques en matière de contrôle des exportations d’armes: indicateurs et facteurs de risque

À l’initiative d’organisations internationales et non gouvernementales, de nombreux indicateurs ont été développés ces dernières années avec comme objectif d’évaluer les performances des États sur des thématiques toujours plus précises et variées. Ils représentent désormais une source systématique d’information importante sur des enjeux politiques, sécuritaires et de droits humains à l’échelle d’un pays. Cette Note propose d’analyser l’utilisation d’indicateurs comme outils d’évaluation des risques en matière de contrôle des exportations d’armes. L’objectif est de s’inscrire dans le champ du renforcement des bonnes pratiques en matière d’évaluation des risques liés aux exportations d’armes et de la consolidation du Guide d’utilisation.

Mer de Chine méridionale : érosion de la règle de droit ou renforcement de la diplomatie?

La mer de Chine méridionale est un espace stratégique où transite une part importante du commerce mondial. C’est aussi une région marquée par des différends territoriaux et maritimes opposant principalement la Chine à ses voisins d’Asie du Sud-Est. En juillet 2016, un tribunal d’arbitrage a invalidé l’essentiel des revendications chinoises au regard de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM). Pourtant, cette clarification de la règle de droit n’a pas eu pour effet de faciliter les négociations entre la Chine et ses voisins. Au contraire, elle a consolidé un format de discussions où prédominent rapports de force et calculs politiques. Cette note s’attache ainsi à détailler ce paradoxe apparent, entre une règle de droit érodée et une diplomatie faussement renforcée.

Crédit photo : UN Photo/Eskinder Debebe

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