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Enjeux de la nouvelle loi suisse sur les armes

Dans le cadre de sa réponse aux attentats terroristes de 2015 et 2016 à Paris et Bruxelles, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne (UE) ont adopté la directive 2017/853, qui durcit les conditions d’acquisition et de détention d’armes à feu pour des particuliers. La Suisse est concernée par cette directive en vertu des accords de Schengen et doit adapter sa législation afin de respecter les obligations qui en découlent. En effet, l’acquis de Schengen couvre un grand nombre de domaines en plus de la libre circulation des personnes, dont la circulation des armes.

Une armée européenne sous quelle forme ? (5/5)

Les termes "armée européenne" suscitent immanquablement des images de soldats sous le même uniforme et sous la même bannière. En réalité, une "armée" est bien plus qu’un ensemble de soldats. C’est tout ce qui permet à ces soldats d’agir, à savoir : un budget conséquent, des ordres clairs, des équipements efficaces et une organisation industrielle et technologique capable de les fabriquer. C’est tout cela à la fois qu’il faudra réunir si l’on veut donner corps au rêve d’une armée européenne...

Une armée européenne pour faire quoi ? (2/5)

La question de savoir à quoi servirait une armée européenne est fondamentale au sens propre du terme, c'est-à-dire qu’elle vient en premier. C’est une question qui se pose aux États européens depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui n’a jamais reçu de réponse satisfaisante, parce que ces États sont en profond désaccord sur les objectifs qu’il faudrait assigner à cette armée européenne. Pourtant, répondre à cette question est indispensable, car construire un outil militaire est long et onéreux, et dépend entièrement de la finalité qu’on lui assigne...

Pourquoi nous faut-il une armée européenne ? (1/5)

À l’origine de l’action, il y a l’inspiration. Quelle est donc l’inspiration qui a poussé en novembre 2018 le président de la République française et la chancelière allemande à proclamer de concert la nécessité d’une armée européenne, puis le chef du gouvernement espagnol à les rejoindre quelques semaines plus tard ? Ont-ils tous subitement perdu la raison ? Ne s’agit-il que d’une vaine utopie, d’un leurre pour détourner l’attention des réalités du moment ou bien d’un projet certes difficile dans sa réalisation mais nécessaire dans sa finalité ?

Désarmement des FARC : mise en œuvre et bilan d’un processus inédit

Le 27 juin 2017 s’achevait le processus de remise des armes prévu par l’Accord de paix entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement du président centriste Juan Manuel Santos. Cette première étape de l’Accord devait permettre d’améliorer le climat de sécurité et d’amorcer le processus de réintégration des ex-combattants des FARC à la vie civile...

Tensions en mer d’Azov

La mer d’Azov constitue la partie supérieure de la mer Noire, située entre la péninsule criméenne, les côtes du sud-est de l’Ukraine et la Russie. Elle est séparée de la mer Noire par le court détroit de Kertch. Cette zone est l’objet d’un regain d’activité de la part des forces armées russes et ukrainiennes sur fond de tensions créées par le harcèlement russe de bateaux ukrainiens et internationaux qui y naviguent et par la situation en Crimée occupée.

Source : Google Maps. La ligne rouge représente la Ligne de Contact entre forces ukrainiennes et séparatistes.

La Crimée après l’annexion

L’annexion de la péninsule par la Russie en mars 2014 ne va pas sans poser de problèmes logistiques complexes. La seule voie d’accès vers le continent passe par l’Ukraine, qui a interdit le trafic commercial routier et ferroviaire vers la Crimée. Le ravitaillement et le commerce de la péninsule avec la Russie se fait donc via des ferries qui naviguent dans le détroit de Kertch. Toutefois, les eaux douces venant des fleuves Don et Kouban restent en surface sur la mer d’Azov et provoquent le gel de la mer intérieure en hiver, ce qui peut bloquer les rotations des ferries vers la Russie.

Diamants du sang: l’UE pourra-t-elle réformer le Processus de Kimberley?

Depuis janvier 2018, l’Union européenne assure la présidence tournante du Processus de Kimberley, un accord international visant à empêcher la circulation des « diamants du sang » sur les marchés légaux. Aussi appelés diamants « de conflit » ou « de guerre », ces diamants produits dans des contextes violents financent les groupes armés, alimentent les réseaux de la contrebande, de blanchiment d’argent ou d’évasion fiscale, et privent les travailleurs de leurs droits sociaux...

Retour de la Russie en RCA : entre multiples intérêts et lutte d’influence

Depuis une rencontre en octobre 2017 à Sotchi entre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, la Russie renforce son soutien militaire au gouvernement de Bangui. La présence de « russophones » est de plus en plus marquée dans le pays et semble globalement bien perçue par la population. Cependant, en parallèle, la Russie n’hésite pas à lancer des négociations controversées avec des groupes armés « rebelles » afin de pouvoir s’assurer un accès aux ressources naturelles de l’est centrafricain, quitte à satisfaire, si besoin à l’avenir, les intérêts économiques de ces groupes. Dans le cadre d’une stratégie globale visant à reprendre pied sur le continent africain, le Kremlin accroît progressivement son influence en République centrafricaine (RCA) et semble contribuer à affaiblir celle d’autres puissances, telles que celles de la France ou encore des États-Unis.

Crédit photo : UN Photo/Martine Perret

Hiroshima : "300 grammes pour provoquer l’anéantissement"

Ces 6 et 9 août 2018 est annoncée la présence d’au moins 90 diplomates étrangers pour les 73commémorations des destructions, par des armes nucléaires, des villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki. À l’heure où le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) est en voie de ratification[1], l’analyse de ce qui est sans doute le premier témoignage direct d’un représentant diplomatique français sur la destruction d’Hiroshima apporte un nouveau regard sur cette page sombre de la guerre et sur la nécessité de parvenir à un monde sans armes nucléaires.

Crédit photo : Hiroshima Peace Memorial museum

Hiroshima : un exemple

Six mois après la destruction de la ville d’Hiroshima, M. Lacoste, diplomate français, transmit son rapport à son ministre des Affaires étrangères Georges Bidault, sur le « voyage d’étude » réalisé dans cette ville le 27 janvier 1946. Il a en effet « cru intéressant de consigner des témoignages pour information ». Son document[2] est basé sur les témoignages et les explications reçus sur place d’« officiers de la 8e armée américaine, [du] médecin colonel Dr Hall » et de Japonais, ainsi que sur les impressions des membres de la délégation française.

Convention de Kinshasa: défis et espoirs après la Première Conférence des États parties

Motivés par l’ambition de l’Union africaine (UA) de « faire taire les armes à l’horizon 2020 » en vue de faciliter la réalisation de l’objectif d'un Continent exempt de conflits, les États d’Afrique centrale se sont dotés en 2010 de leur propre instrument juridique de contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC) : la « Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des ALPC, leurs munitions et toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage », mieux connue sous le terme de « Convention de Kinshasa »...

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