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Un nouveau venu au club : l’UE accueille la Croatie dans ses rangs

Engluée dans une crise protéiforme, l’Union européenne (UE) n’a eu, ces dernières années, que peu d’événements heureux à célébrer. L’adhésion d’un 28ème membre lui donnera, le temps des festivités prévues à Zagreb, l’occasion de se détourner pendant un instant de ses problèmes économiques et institutionnels, mais aussi de mesurer le chemin parcouru depuis le temps où la guerre ravageait les Balkans

Sommet stratégique des États d’Afrique centrale et de l’Ouest sur la piraterie

Les 24 et 25 juin 2013, se tiendra à Yaoundé au Cameroun, le tout premier sommet des chefs d'État et de gouvernement des pays riverains du Golfe de Guinée, consacré à la piraterie. Cette réunion est chargée d’encadrer l’élaboration d’une stratégie régionale intégrée de lutte contre la piraterie, commune aux États de la CEEAC et de la CEDEAO.

Le golfe de Guinée constitue un vaste espace maritime, à la charnière entre les deux grandes sous-régions de l'Afrique centrale et de l'Afrique de l'Ouest, et regroupe une dizaine de pays ayant une façade maritime sur l'océan Atlantique: le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigéria, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, Sao Tomé et Principe, ainsi que le Congo-Brazzaville et l'Angola...

Armer les rebelles syriens ? Une action en principe illégale !

Depuis la levée de l’embargo européen sur les armes destinées à la Syrie, le 1er juin, une question importante domine la politique et la presse internationale : « Va-t-on armer, oui ou non, les rebelles syriens ? » Les gouvernements pèsent le pour et le contre.            

Un des arguments en faveur des transferts d’armes vers l’opposition syrienne, soulevé par le Royaume-Uni notamment, est qu’ils permettraient d’accroître la pression sur le régime de Bashar al-Assad. Le message serait limpide : si le régime refuse toute solution négociée et continue de bafouer les règles les plus élémentaires du droit international humanitaire et des droits de l’homme, les États européens et les États-Unis armeront l’opposition. Plusieurs personnalités politiques ont aussi soulevé que l’Occident ne pouvait plus demeurer simple spectateur des massacres, et qu’il fallait équiper les rebelles afin qu’ils puissent se défendre et protéger les civils...

Crédit photo : Damien Spleeters, mars 2013, Syrie.

Des armes européennes dans le dédale moyen-oriental (RTBF Info)

Les flux d’armes à destination des régimes instables du Moyen-Orient ont marqué l’actualité de ces derniers mois. À la croisée de trois continents, cette zone stratégique est aussi le carrefour de trafics en tous genres, dont celui mené par ceux que l’on appelle " les marchands de mort ". En dépit du faible respect des droits humains et des risques de détournements qui prévalent dans cette région, les armes continuent de gonfler les puissants arsenaux des gouvernements de la région. 

Tandis que l’Iran et la Syrie s’approvisionnent auprès de leurs alliés russes et chinois, des armes fabriquées en Europe affluent vers de nombreux pays de la région, principalement les membres du Conseil de coopération du Golfe et Israël. Plus inquiétant, certaines d’entre elles parviennent à se faufiler entre les mailles des maigres filets sécuritaires existants pour tomber dans l’escarcelle de groupes armés non-étatiques, aux contours flous et aux idéologies radicales...

Ciquez sur le lien pour lire l'article sur le site RTBF Info.

Étude à venir: Le débat stratégique autour de l’Europe de la défense vu sous un angle inversé

Grâce à un réseau de centres de recherche financé par le programme COST de l’UE, le GRIP a coordonné une étude qui vise à inverser l’angle d’approche communément utilisé dans le débat stratégique sur l’Europe de la défense. Au lieu d’essayer d’identifier les valeurs et les intérêts communs qui pourraient constituer le socle d’une stratégie européenne globale, l’étude s’est concentrée sur les intérêts nationaux individuels que les principaux pays européens entendent poursuivre à travers la Politique de sécurité et de défense commune (PeSDC).

Rendre l’avenir du Mali aux Maliens

Bien que le Mali ne soit pas un État failli, il a connu plusieurs bouleversements : un coup d’État contre un gouvernement élu, la mise en place de structures de transition controversées, la déroute de ses forces armées et leur division, l’occupation d’une partie de son territoire par des groupes non-étatiques aux ambitions politiques et/ou religieuses et la consécutive disparition dans cette zone de tout relais politique, administratif, économique ou sécuritaire de l’État central.

Depuis l’opération française Serval de janvier 2013 qui a forcé les groupes armés islamistes (AQMI, Ansar Eddine, Mujao pour les principaux) à se disperser ou à reculer dans les massifs de l’Adrar des Ifoghas, la question n’est plus exclusivement sécuritaire mais bel et bien politique, économique et humanitaire. Maintenir l’intégrité territoriale du pays, redéployer l’administration au nord, (re)former les forces de défense et de sécurité, relancer l’économie et les services sociaux, organiser des élections, rétablir la stabilité et réconcilier les Maliens entre eux, c’est éviter l’installation durable d’acteurs internationaux, en premier lieu l’ONU, le retour des groupes armés islamistes ainsi que la persistance de revendications indépendantistes. Le tempo est donc désormais celui du relèvement au plus vite de l’État malien…mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, ni non plus se substituer aux acteurs maliens eux-mêmes...

67 pays, dont la Belgique, ont signé le Traité sur le commerce des armes

Ce 3 juin 2013, après plus de sept années de discussions préparatoires et de négociations, 67 États ont signé d’emblée le Traité sur le commerce des armes (TCA). Tous les membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) étaient en effet invités à venir signer, au cours d’une cérémonie officielle au siège de l’Organisation à New York, ce texte inédit dans l’histoire du contrôle des armes conventionnelles. La Belgique, comme  la plupart des États membres de l’UE (à l’exception de la Bulgarie, de la Pologne et de la Slovaquie) a signé ce texte dès ce lundi. C’est donc désormais aux parlements du Fédéral et des Régions de se prononcer en faveur du texte, pour que la Belgique puisse officiellement ratifier le Traité.

La levée de l’embargo européen sur les armes destinées à la Syrie: quelles implications ?

Les 27 États membres n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un éventuel assouplissement de l’embargo européen sur les armes lors du Conseil des Affaires étrangères de l’UE du 27 mai. La conséquence de ce désaccord n’est pas des moindres : elle implique la levée totale de l’embargo actuel sur les armes destinées à la Syrie. En conséquence, la question qui se pose désormais est de savoir si cette levée d’embargo implique que les États européens pourront effectivement, et de manière légitime, livrer des armes et du matériel militaire à la rébellion syrienne, à partir du vendredi 31 mai, à minuit. 

Eric Remacle nous a quittés, le GRIP perd un ami

Notre ami Eric Remacle est décédé ce mercredi 22 mai 2013. Alors qu’il venait de prendre la parole dans le cadre d’un séminaire du Centre d'Histoire et de Sociologie des Gauches, à l'Institut de sociologie de l'ULB, Eric s’est effondré au milieu d’une phrase, foudroyé par un accident vasculaire cérébral.

Membre de l'Assemblée générale du GRIP, Eric Remacle a été chercheur au GRIP de 1987 à 1992, mais il est toujours resté un proche collaborateur et une ressource incontournable sur les questions de paix et désarmement.

Il enseignait les relations internationales, la communication multilingue et les études européennes à l’Université libre de Bruxelles et venait d’être élu président de la Coordination nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD), qui regroupe 48 organisations de jeunesse, de paix, de solidarité internationale et d’action pour la citoyenneté.

Eric était également membre du parti Ecolo, conseiller politique auprès du Ministre de la Recherche Jean-Marc Nollet, et siégeait depuis décembre 2012 au conseil communal d’Ixelles.

Nous perdons non seulement un ami fidèle, mais aussi un grand intellectuel et un militant profondément engagé pour la paix et la solidarité internationale. Toute l’équipe du GRIP souhaite témoigner de sa profonde sympathie et présenter ses sincères condoléances à la famille d’Eric et à ses proches.

Quel avenir pour la Convention d’interdiction des armes chimiques ?

Du 8 au 19 avril 2013, s’est tenue à La Haye la troisième conférence de révision de la Convention d’interdiction des armes chimiques (CIAC). Contrairement aux conférences d’examens du Traité de non-prolifération, par exemple, celles relatives aux armes chimiques n’ont pas pour objectif de prendre de nouvelles décisions. Ce rôle revient à la Conférence annuelle des États parties, ainsi qu’aux réunions du Conseil exécutif qui sont les organes décisionnels de l’OIAC.

Une conférence de révision de la CIAC consiste plutôt à évaluer ce qui a été accompli depuis la dernière édition, à présenter les problèmes restant à résoudre et à indiquer la route à suivre pour les cinq prochaines années. Cette conférence a eu toutefois un cachet particulier avec la participation de Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations unies. Dans le contexte syrien, où des voix dénoncent l’usage d’armes chimiques tant par le régime de Bachar el-Assad que par les « rebelles », sa présence se voulait un message fort, bien que rien dans le document final ne fasse référence au contenu de son discours.

Une mission des Nations unies au Mali à l’été 2013

La très attendue résolution des Nations unies, transformant la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) en une Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) ce 25 avril 2013. Plus concrètement, la résolution 2100 prévoit le déploiement pour douze mois d’une mission de maintien de la paix au Mali dès le 1er juillet 2013, si les conditions de sécurité le permettent. Autrement dit, si une nouvelle opération militaire venait à se dérouler d’ici au mois de juillet ou si une menace sécuritaire venait à peser sur les populations et le personnel international, alors la date de déploiement pourrait être repoussée...

Vers une nouvelle guerre de Corée ?

Depuis décembre 2012 et la mise en orbite – réussie – d’un satellite, la Corée du Nord s’est engagée dans une surenchère verbale (suivie par des actes) avec Séoul et Washington. Le 12 février 2013, exactement trois semaines après avoir été l’objet de nouvelles sanctions par le Conseil de sécurité des Nations unies pour son tir de fusée, Pyongyang procédait à son troisième essai nucléaire. Le pays annonçait par la même occasion maîtriser à la fois les technologies relatives à la miniaturisation et à l’enrichissement d’uranium. Les premières sont indispensables à l’intégration d’une tête nucléaire sur un missile balistique, tel que celui qu’elle a testé en ...

Les États s’accordent pour réglementer le commerce des armes

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté, ce 2 avril 2013,  le Traité sur le commerce des armes. Cette décision efface le résultat décevant de la Conférence finale de négociations, qui s’était tenue du 18 au 28 mars 2013, en raison de l’opposition de 3 États –  l’Iran, la Corée du Nord et la Syrie. Il s’agit aussi, pour la majorité des États et la société civile, d’une étape très importante d’un long processus au sein des Nations unies en vue de doter les États d’un instrument juridiquement contraignant établissant les « normes les plus strictes possibles pour réglementer ou améliorer la réglementation du commerce international d’armes classiques ».

Toujours pas de traité sur le commerce des armes ! Partie remise?

Les Etats avaient neuf jours pour adopter des normes internationales régulant les transferts des armes conventionnelles et combler un des vides les plus criants et dommageables du droit international. Le texte du traité sur le commerce des armes n’a pas pu être adopté au consensus ce jeudi 28 mars 2013. Ce consensus, essentiel pour le président de la conférence, n’a en effet pas pu être atteint en raison de l’opposition de l’Iran, de la Corée du Nord et de la Syrie, portant un coup dur aux efforts menés pendant près de 20 ans par des diplomates progressistes et les organisations de la société civile. Néanmoins, le blocage de la part d’un nombre très restreint d’Etats ne sonne pas le glas de ce long et nécessaire processus qui a le potentiel de contribuer à réduire les souffrances humaines résultant de la violence armée et des transferts d’armes irresponsables ou illicites.

Centrafrique : de l’État-fantôme à l’État-canon

Le 24 mars 2013, après 72 heures de combat sans grande ampleur, la rébellion Séléka est entrée dans Bangui. À dix heures du matin, le palais présidentiel a été conquis, alors que le président François Bozizé s'était enfui quelques heures auparavant vers le Cameroun, où les autorités lui ont accordé un asile de quelques jours. La rapidité avec laquelle les événements se sont produits recommande de questionner les raisons de la détérioration de la situation en si peu de temps, après quelques semaines de répit acclamé. Aussi, quel crédit peut-on accorder à Michel Djotodjia, nouvel homme fort de Bangui, autoproclamé président de la République ? Quel avenir pour l’accord de paix de Libreville du 11 janvier 2013 ? 

Traité sur le commerce des armes : les négociations de la dernière chance ?

Après l’échec des négociations sur un Traité sur le commerce des armes en juillet 2012, les États se sont fixés une nouvelle et dernière échéance afin de combler un des vides les plus criants et dommageables du droit international. En effet, le commerce international des armes, n’est, à l’heure actuelle, soumis à aucune réglementation internationale légalement contraignante. Les ONG sont parmi les premières à faire remarquer que le commerce des  bananes est plus contrôlé que celui des armes, outils de prédilection dans la violence armée, la criminalité, et les abus des droits humains et du droit international humanitaire. Les États membres des Nations unies auront 10 jours – du 18 au 28 mars 2013 – pour s’accorder, au consensus, sur le contenu de ce traité. Ils ne partiront pas de rien. Le projet de texte présenté par le Président de la conférence le 26 juillet 2012 servira de point de départ pour les travaux de cette conférence finale de négociation. (...)

En Europe, les courtiers en armes ne sont pas assez contrôlés…

Ce texte a été publié dans la rubrique OPINION de la RTBF le 19 février 2013.

Une des manières de réglementer le commerce des armes, c'est de contrôler les courtiers, les "marchands" d'armes. Un contrôle difficile explique Kloé Tricot 'Farrell, chercheure associée au Grip, pour qui la législation européenne est utile mais pas suffisamment mise en œuvre.

Les courtiers en armes servent d’intermédiaires et de facilitateurs dans l’organisation de transferts d’équipements militaires. Alors que les activités de courtage s’exécutent généralement en toute légalité, des trafiquants mal intentionnés opèrent dans des zones grises, tirant profit de l’absence, de la faiblesse ou des disparités entre les législations et les régimes de contrôle pour œuvrer impunément.

Des activités difficiles à réglementer

Ainsi, en août 2000, faute d’une législation adéquate, Leonid Minin échappa à la justice italienne malgré l’existence de preuves témoignant de sa participation dans l’organisation de nombreux transferts d’armes, en violation des embargos des Nations unies, à destination du Libéria et du Front révolutionnaire uni du Sierra Leone. Citoyen israélien opérant en partie depuis l’Italie, il fut relâché par les autorités italiennes car les armes transférées n’avaient pas touché le territoire national.

Le développement indonésien : vision historique et implications stratégiques

Dans le cadre du programme de recherche du GRIP consacré aux enjeux sécuritaires dans la région de l’Asie-Pacifique, Bruno Hellendorff a publié le 19 janvier sur le site de Perspectives Internationales une « Tribune libre » consacrée au rôle de l’Indonésie comme puissance médiane entre la Chine et les États-Unis.

Archipel comptant plus de 17 000 îles, s’étendant sur plus de 5 000 km et sur lesquelles vivent 240 millions d’habitants, l’Indonésie est le plus important pays d’Asie du Sud-est. Depuis que son économie continue de croître de plus de 6 % par an malgré la crise économique mondiale, Jakarta a gagné un nouveau statut de puissance émergente relayé par de nombreux médias occidentaux. Au-delà de son économie, l’Indonésie représente aussi une région carrefour, entre les océans indien et pacifique, et une zone de rencontre entre différentes influences extérieures. Depuis quelques années, le pays cherche à se détacher quelque peu de son statut d’ « Etat pivot », objet de rivalités géopolitiques qui le dépassent, pour être pleinement maître de son destin, acteur de plein droit au sein d’une région en pleine transformation.

Mali, quelle stratégie face au terrorisme?

Ce texte a été publié dans la rubrique OPINION de la RTBF le 24 janvier 2013.

Sur le plan militaire, l’inscription dans un cadre international de l’intervention-assistance française, devenue au fil des jours véritable " guerre ", se fait progressivement. L’essentiel des troupes de la CEDEAO devrait arriver et être opérationnel d’ici la fin du mois, sans pour autant que les questions du degré de préparation des soldats africains, de leurs capacités à mener des combats de haute intensité, de leur équipement, de leur financement et autres questions logistiques soient résolues. L’effectif de la Mission internationale de soutien au Mali sous commandement africain (MISMA) pourrait être augmenté face à la capacité de résistance des groupes islamistes –laquelle semblerait donc avoir été sous-estimée. Pour ce qui concerne les soutiens européen (en bilatéral et/ou à la MISMA) et américain, après avoir été politiques, ils se limitent (pour l’instant ?) à de l’assistance logistique ou médicale, du conseil, de l’échange de renseignements –les questions des ravitailleurs américains et des avions de reconnaissance britanniques étant toujours en discussion. L’Union européenne, quant à elle, démontre un activisme certain, en accélérant la planification et le déploiement de sa mission de formation des troupes maliennes –tout en l’adaptant aux nouvelles circonstances–, ainsi que le déblocage de fonds destinés à financer tant l’aide humanitaire que le déploiement de la MISMA. Si une fois de plus, l’UE agit dans l’urgence après avoir tardé à agir en prévention, il n’en demeure pas moins que lorsqu’elle a décidé d’agir, tout s’enchaîne assez rapidement.

Questions humanitaires et politiques

L’UE au Mali - Evolution d’un rôle

Jusqu’en 2010, les missions civiles et/ou militaires de gestion des crises de l’Union européenne étaient essentiellement envoyées à des fins de stabilisation a posteriori, ou pour éviter une précipitation de la crise. Le politologue Zaki Laidi nous avait éclairés à ce sujet. Dans un ouvrage sur les États-Unis, dont l’action et la politique de puissance était comparée à celle de l’Europe, il constatait, à raison, que l’UE « envisage de mener des opérations militaires non pour faire la guerre mais pour éviter de la faire » (1) . 

Les armes, un business toujours incontrôlable

Virginie Moreau a publié un article intitulé "Les armes, un business toujours incontrôlable" dans la revue Alternatives Internationales - Hors Série n°12, Janvier 2013. Virginie Moreau rappelle qu'actuellement le commerce des armes souffre d'un manque de réglementation au niveau international et qu'un Traité sur le commerce des armes est une première étape pour remédier à cette situation. L'échec de la Conférence de négociation des Nations unies de juillet 2012 sur un TCA ne signifie néanmoins pas la fin du processus. Les négociations finales auront lieu en mars 2013.

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La relation Chine - ASEAN au coeur du «nouveau multilatéralisme asiatique»

Bruno Hellendorff a contribué à l'ouvrage "La Chine sur la scène internationale. Vers une puissance responsable?" édité par Peter Lang sous la direction de Tanguy de Wilde d'Estmael et Tanguy Struye de Swielande. Son chapitre se penche sur les relations entre la Chine et l'Association des Nations d'Asie du Sud-est (ASEAN), ainsi que sur l'évolution géopolitique et institutionnelle de la région, posant la question de l'inéluctabilité d'une "seconde guerre froide" en Asie-Pacifique.

L'ouvrage collectif se veut une somme d'opinions sur les relations de la Chine au monde et s'attache à mettre en lumière les caractéristiques et déterminants de la puissance chinoise, au sein des relations internationales contemporaines.

Les transferts d’armements de la Région wallonne en 2011

La Région wallonne a publié, le 6 novembre 2012, son rapport annuel sur l’importation, l’exportation et le transit d’armements conventionnels[1]. Ce rapport, présenté préalablement au Parlement wallon, fournit des informations relatives au cadre légal du commerce des armes et aux transferts d’armes que la Région wallonne a autorisés et refusés pour la période allant du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2011. Il constitue la principale source d’informations publiques sur les transferts d’équipements militaires de la Région wallonne. Il permet en outre, aux citoyens et aux membres de la société civile, d’une part, d’être au courant des activités de leur gouvernement et, d’autre part, de les surveiller afin de vérifier le degré de respect de ses engagements nationaux (législations nationales, procédures), régionaux et internationaux (droit international, accords multilatéraux…)[2]. Si la publication d’un rapport annuel sur le commerce des armes est une obligation au regard de la réglementation belge et européenne, la Région wallonne s’est particulièrement engagée à renforcer « la qualité et la transparence des informations destinées au public »[3].

Business as usual

En 2011, 1.289 licences d’exportation d’armes conventionnelles ont été approuvées pour un montant total de 644.073.788 EUR. Le secteur ne semble donc pas avoir connu de perte de vitesse. À part une année exceptionnellement lucrative en 2009 avec un montant record de 805.223.709 EUR, la valeur totale des licences accordées en 2011 marque une certaine continuité par rapport aux années précédentes. Selon les statistiques avancées dans le rapport, la valeur des licences d’exportation octroyées a connu une augmentation de 55,9% entre 2004 et 2011.

De nouvelles négociations en 2013 pour un Traité sur le commerce des armes

Mercredi 7 novembre, les États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) réunis au sein du 1er Comité de l’Assemblée générale ont voté la tenue de nouvelles négociations pour l’adoption d’un Traité international sur le commerce des armes en 2013. Pour rappel, les États s’étaient réunis une première fois à New York en juillet dernier pour tenter d’adopter ce traité mais la conférence s’était soldée par un échec, plusieurs États demandant davantage de temps pour examiner la proposition de texte sur la table.  

La résolution (A/C.1/67/L.XX), présentée par un groupe de 7 États (Argentine, Australie, Costa Rica, Finlande, Japon, Kenya et Royaume-Uni), a été votée par 157 voix en faveur, 18 abstentions et 0 voix contre. Fait nouveau et encourageant pour la suite du processus : la Chine figure parmi les États ayant voté en faveur, confirmant son attitude conciliante du mois de juillet 2012, notamment par rapport à la question de l’inclusion des armes légères et des munitions dans le traité, ou encore sur la question des droits humains. La Russie s’est quant à elle une fois encore abstenue, poursuivant sa ligne attentiste.

Des fusils d'assaut FN F2000 à Gaza

Le site web officiel des Brigades Al-Qods, l’aile armée du Mouvement du Jihad islamique en Palestine (ou Jihad islamique palestinien -JIP) a récemment mis en ligne des photos d’un défilé militaire à Rafah, Gaza, en date du 2 octobre 2012. Démonstration de la puissance militaire des Brigades, le défilé célébrait le 31e anniversaire de la création du Mouvement, les 25 ans de sa lutte armée et le 17e anniversaire de l’assassinat d’un des membres fondateurs du mouvement, ...

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