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On ne marchande pas avec les armes

Les partis négociant la formation d’un gouvernement en Wallonie ont aujourd’hui deux options: continuer à autoriser l’exportation d’armes vers l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis et ainsi violer le droit tout en risquant de se rendre complices de crimes de guerre; ou stopper ces exportations conformément au droit, et ainsi montrer qu’ils ont entendu l’appel de la société civile, des instances internationales et des populations affectées par les armes wallonnes...

Le Fonds européen de la défense ouvre le débat sur les exportations d’armes

En 2017, l’Union européenne a fait un choix surprenant. Elle a décidé de se doter d’un Fonds européen de la défense (FEDEF) afin de soutenir les activités de recherche et de développement dans le domaine militaire. Pour la première fois de son histoire, l’UE pourrait donc disposer d’un outil budgétaire conséquent, en mesure de façonner l’industrie de défense de ses pays membres...

La Russie sera-t-elle expulsée du Conseil de l’Europe ?

Ce 24 juin, l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe tiendra un vote sur une résolution a priori banale, intitulée « renforcer le processus décisionnel de l'Assemblée parlementaire concernant les pouvoirs et le vote ». Pourtant, derrière ce titre très procédurier se cache une crise majeure qui pourrait provoquer la sortie de la Russie du Conseil de l’Europe et questionne la manière dont les Européens doivent se comporter avec Moscou...

Enjeux de la nouvelle loi suisse sur les armes

Dans le cadre de sa réponse aux attentats terroristes de 2015 et 2016 à Paris et Bruxelles, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne (UE) ont adopté la directive 2017/853, qui durcit les conditions d’acquisition et de détention d’armes à feu pour des particuliers. La Suisse est concernée par cette directive en vertu des accords de Schengen et doit adapter sa législation afin de respecter les obligations qui en découlent. En effet, l’acquis de Schengen couvre un grand nombre de domaines en plus de la libre circulation des personnes, dont la circulation des armes.

Une armée européenne sous quelle forme ? (5/5)

Les termes "armée européenne" suscitent immanquablement des images de soldats sous le même uniforme et sous la même bannière. En réalité, une "armée" est bien plus qu’un ensemble de soldats. C’est tout ce qui permet à ces soldats d’agir, à savoir : un budget conséquent, des ordres clairs, des équipements efficaces et une organisation industrielle et technologique capable de les fabriquer. C’est tout cela à la fois qu’il faudra réunir si l’on veut donner corps au rêve d’une armée européenne...

Une armée européenne pour faire quoi ? (2/5)

La question de savoir à quoi servirait une armée européenne est fondamentale au sens propre du terme, c'est-à-dire qu’elle vient en premier. C’est une question qui se pose aux États européens depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui n’a jamais reçu de réponse satisfaisante, parce que ces États sont en profond désaccord sur les objectifs qu’il faudrait assigner à cette armée européenne. Pourtant, répondre à cette question est indispensable, car construire un outil militaire est long et onéreux, et dépend entièrement de la finalité qu’on lui assigne...

Pourquoi nous faut-il une armée européenne ? (1/5)

À l’origine de l’action, il y a l’inspiration. Quelle est donc l’inspiration qui a poussé en novembre 2018 le président de la République française et la chancelière allemande à proclamer de concert la nécessité d’une armée européenne, puis le chef du gouvernement espagnol à les rejoindre quelques semaines plus tard ? Ont-ils tous subitement perdu la raison ? Ne s’agit-il que d’une vaine utopie, d’un leurre pour détourner l’attention des réalités du moment ou bien d’un projet certes difficile dans sa réalisation mais nécessaire dans sa finalité ?

Désarmement des FARC : mise en œuvre et bilan d’un processus inédit

Le 27 juin 2017 s’achevait le processus de remise des armes prévu par l’Accord de paix entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement du président centriste Juan Manuel Santos. Cette première étape de l’Accord devait permettre d’améliorer le climat de sécurité et d’amorcer le processus de réintégration des ex-combattants des FARC à la vie civile...

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