Quel avenir pour la Convention d’interdiction des armes chimiques ?

Du 8 au 19 avril 2013, s’est tenue à La Haye la troisième conférence de révision de la Convention d’interdiction des armes chimiques (CIAC). Contrairement aux conférences d’examens du Traité de non-prolifération, par exemple, celles relatives aux armes chimiques n’ont pas pour objectif de prendre de nouvelles décisions. Ce rôle revient à la Conférence annuelle des États parties, ainsi qu’aux réunions du Conseil exécutif qui sont les organes décisionnels de l’OIAC.

Une conférence de révision de la CIAC consiste plutôt à évaluer ce qui a été accompli depuis la dernière édition, à présenter les problèmes restant à résoudre et à indiquer la route à suivre pour les cinq prochaines années. Cette conférence a eu toutefois un cachet particulier avec la participation de Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations unies. Dans le contexte syrien, où des voix dénoncent l’usage d’armes chimiques tant par le régime de Bachar el-Assad que par les « rebelles », sa présence se voulait un message fort, bien que rien dans le document final ne fasse référence au contenu de son discours.

Crédit photo: Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies et Ahmet Üzümcü, Directeur général de l’OIAC, lors de la troisième conférence de révision de la CIAC. (Source : OIAC)