Pas de développement sans sécurité, ni de sécurité sans développement

Alors que la sécurité était autrefois une affaire d’équilibre entre blocs de forces étatiques, dans la nouvelle ère des relations internationales, les nombreux conflits internes, causant tout autant de victimes civiles, ont donné lieu au concept de « sécurité humaine ». Ensuite, sept types de sécurité ont été définis : économique, alimentaire, environnementale, personnelle, communautaire et politique.

Parallèlement, dans les années 90, face à l’impossibilité d’atteindre une croissance économique rapide, apparaît une nouvelle conception du développement : la notion de « développement humain ». Développement et sécurité deviennent très vite des concepts interdépendants et, face aux difficultés d’arrêter un conflit entamé, apparaît également le concept « de prévention des conflits ».

Mais aujourd’hui la question demeure : la priorité est-elle la sécurité ou le développement ? Depuis quelques années l’interdépendance des deux objectifs semble devenir enfin une évidence. En particulier, la lutte contre la prolifération des armes légères, s’inscrit parmi les actions à réaliser dans le cadre du développement, comme le souligne le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement).