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Nuclear agreement with Iran, a geopolitical revolution for the Middle-East and for the world

Faced with the rise of the dangers in the Middle East, and with the nuclear risk in this region, the international community understood that it was better to turn Iran into an ally rather than an enemy. The traditional US allies – Israel, Saudi Arabia and the Gulf countries in the first place – are worried to see their Persian enemy potentially come back into. The signature on July 14th 2015 of the agreement on Iranian nuclear power, turns over a painful page of History in the relations between the West and the Middle East. The new relations which could take place between Iran and the rest of the world could be as important as was the hand extended by President Nixon to China in 1972. And today we know where this led China.

Crédit photo: Nojan Mansoory / Licence creative commons (Téhéran)

Arusha’s achievements in Burundi: what will they become?

While the 2015 electoral process promised to be a test for the consolidation of democracy in Burundi, the current crisis raised fears of an abandonment of the principles from the Arusha agreement. The latter had laid the foundations for an end to the civil war, the setting up of a consociational model of power sharing. Supposed to guarantee peace by overcoming antagonisms, this model is now threatened by a deteriorating political situation in recent years and the current political dead-end prompted by the renewed candidacy of Pierre Nkurunziza.

Crédit photo: Mission d'observation électorale des Nations unies au Burundi 

Maritime security in the Indian Ocean: prospects for the European Union?

Since 2008, the European Union (EU) is at the forefront of the struggle against piracy in the Horn of Africa. Despite political constraints and operational challenges, the Union and its member States have taken stock of the current issues in the realm of maritime security and safety. The Indian Ocean is a new stage in the European maritime commitment, and an interesting field to demonstrate the EU's ability to be worthy of its status. Through the development of its "sea power", the whole Union is striving to maintain a long-term strategy instead of short-term decision-making.

 

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – April to June 2015

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011 is part of a project named “Contributing to improve human security, conflict prevention and strengthening the rule of law in Sub-Saharan countries” funded by the Ministry of Foreign Affairs of the Grand Duchy of Luxembourg.

It aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border crime and trafficking.

Crédit photo : Jacob Zocherman - CICR

Remember your humanity, and forget the rest

Ce 9 juillet 2015 marque le 60e anniversaire du Manifeste Einstein-Russell. Un avertissement sévère des plus éminents scientifiques en 1955, à l’initiative du mathématicien et philosophe Bertrand Russell et du physicien Albert Einstein, terrifiés par les dangers que représentaient pour la survie de l'humanité le développement des armes nucléaires.

C’est pourtant Albert Einstein lui-même, dont le pacifisme n’est pas à mettre en doute, qui alerta le président Franklin Delano Roosevelt, dès le 2 août 1939, de sa conviction que la fission nucléaire permettrait à l’Allemagne nazie de développer des bombes redoutables. Il relayait ainsi les inquiétudes de plusieurs autres physiciens, principalement des exilés hongrois dont Leó Szilárd et Edward Teller. Et sa mise en garde sera écoutée : Roosevelt lui répond le 19 octobre 1939 en le remerciant, et en l’informant de sa décision de réunir un comité au plus haut niveau de l’État.

C’est le point de départ du Projet Manhattan. ...

Commission for Dialogue, Truth and Reconciliation in Côte d'Ivoire : the reconciliation never happened

At the end of the crisis that followed the 2010 presidential elections, President Alassane Ouattara has set up a Commission for Dialogue, Truth and Reconciliation in Côte d'Ivoire. After three years, this instrument of transitional justice concluded its work by submitting a report to the Ivorian authorities on 15 December 2014. With overly ambitious attributions, misundersood by the people, and an inability to translate into concrete policies the speeches about the need to unite, the institution seems to have failed to carry out its mission, namely to promote reconciliation and a stronger social cohesion.

(Crédit photo: Daniel Lopes - Côte d'Ivoire, septembre 2010)

Consultations nationales en République du Congo: une alternance incertaine

À un an des élections présidentielles de juin 2016, le président de la République du Congo Denis Sassou-Nguesso a annoncé, le 18 mai dernier, le lancement de consultations politiques nationales auxquelles a été convié l’ensemble des organisations politiques, civiles et religieuses du pays. Durant une dizaine de jours, des responsables et figures anciennes et actuelles de la politique congolaise se sont succédé dans les bureaux du chef de l’État, officiellement pour «évoquer la vie de la nation et de l’État», bien que la question du changement de Constitution imprègne les débats et les esprits. Seuls manquaient à l’appel les partis d’opposition qui ont qualifié la démarche de «mascarade» et redoutent que l’initiative ne serve à éluder le dialogue national, à légitimer un référendum sur le changement de constitution ou à assurer un apaisement temporaire avant les jeux africains de Brazzaville en juillet. Ces consultations annoncées à la hâte ont pris de court la classe politique congolaise et ont renforcé les interrogations quant au dessein du chef de l’État à moyen terme.

(Photo: https://lebrazzavillois.files.wordpress.com/2015/01/nguesso.jpg)

Armed Groups in Katanga, a Region at the Heart of Multiple Conflicts

While about to be administratively dissolved, Katanga, the southernmost province of the DRC, has many characteristics that help understand the surge of several armed groups.

DRC’s abundant mineral resources provide for a significant share of its GDP and exports, not without causing various frustrations among the population and the ruling elite. Not to mention the unequal distribution of mineral wealth within the province, as the "geological scandal" is primarily located in the south.

La posture régionale de l’Angola : entre politique d’influence et affirmation de puissance

La recomposition des dynamiques régionales africaines, au tournant des années 90 et au cours des années 2000, a consacré l’émergence de nouveaux pôles de puissance, et relancé la course au leadership, pour laquelle l’Angola, par la diversification de ses partenariats et alliances, semble en mesure de confirmer un nouveau rôle sur la scène africaine et internationale. Longtemps forcé de se concentrer sur les questions internes, par la guerre contre l’UNITA, l’Angola est sorti de son isolationnisme à la faveur des crises dans les deux Congo, dont la gestion a propulsé l’Angola au rang de puissance régulatrice régionale.

S’appuyant sur son statut stratégique, lié notamment à ses abondantes ressources pétrolières, ainsi que sur une politique extérieure dynamique et innovante, l'Angola entend s’affirmer comme un partenaire économique privilégié pour les partenaires extérieurs – puissances traditionnelles et pays émergents – en vue de son intégration dans l'économie mondiale. Cette politique d’émergence s’appuie également sur l’exploitation des opportunités que peut procurer à l’Angola, sa triple appartenance à la SADC, la CEEAC et la CPLP, à travers une participation active à la gestion des questions touchant à l'intégration régionale et à la paix et la sécurité, tant en Afrique australe, en Afrique centrale, dans le golfe de Guinée et dans l’espace lusophone.

Commémoration et sensibilisation à la problématique des armes nucléaires

Conférence organisée par la ville de Bruxelles, le 26 mai 2015.

La Conférence d’examen du TNP de 2015 et l’approche humanitaire du désarmement nucléaire.

"C’est un grand honneur pour moi d’être ici comme chercheur associé au sein du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité. J’ai eu le privilège de naviguer à bord du Peace Boat, lors d’une semaine de conférences. J’ai rencontré de nombreux étudiants japonais et des Hibakushas, tel Monsieur Mitsuo Kodama, survivant de cette terrible journée du 6 août  1945. Son histoire est celle d’un jeune enfant, qui un matin a entendu un avion, vu ce flash de lumière et senti le souffle et la chaleur sur son corps. Il découvrit par la suite la destruction de son école et le décès de ses nombreux camarades. Malgré ses multiples blessures, il a survécu ; et n’a cessé depuis de transmettre son témoignage pour que le monde comprenne mieux pourquoi les armes nucléaires font partie des armes de destruction massive..."

(Crédit photo: Peace Boat)

The Permanent Structured Cooperation: the Sleeping Beauty of the European Defence

Raising the subject of the “Permanent Structured Cooperation (PESCO)” in the circles of power generally produces shrugs of distinterest or disillusion. However, the acronym is frequently heard in Brussels, recently. So, what is really PESCO? A major innovation of the Treaty Establishing a Constitution for Europe, when it was rewritten in the Treaty of Lisbon, PESCO was distorted and became illegible. Therefore, in order to understand what it really is, one needs to rediscover the original spirit of the preparatory works which led to it writing.

PESCO is, with the European Defence Agency and the Collective Defence Clause, one of the three indivisible elements which were eventually to give birth to the “European Security and Defence Union”, the carbon copy of the Economic and Monetary Union. It was supposed to be created before the enlargement. But it was not. Nevertheless, the mechanism contained in it remains intact. It only needs one condition to be implemented: willingness.

(Photo credit : GRIP/Ludovic Sultor-Sorel)

Burundi : les conséquences d’un coup d’État manqué

Le putsch avorté du 13 mai dernier est intervenu après plus de deux semaines de manifestations dans les rues de Bujumbura et de violences policières qui ont fait plusieurs dizaines de victimes depuis l’annonce de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. L’absence du président, qui se trouvait en Tanzanie pour assister à un sommet régional des chefs d’État sur la situation de son pays, était propice à un coup de force.

(Crédit Photo: IWACU Burundi. Manifestation à Bruxelles de la diaspora burundaise)

EU, ECOWAS and electoral observation in West Africa

Something might change in West Africa during the next two years. On 28 March 2015, one of the most influential countries of this continent succeeded in its electoral gamble, projecting itself toward a pacific and ordered democratic alternation. This is a historical step for Nigeria, which is also the predominant ECOWAS Member State. The latter, by extension, could benefit from such a success. Very active in the area of electoral observation, ECOWAS missions could now enjoy a growing authority when they will deploy in other Member States. A new wind is blowing from Western Africa, at a time when this region is about to face eight other presidential consultations in the coming couple of years. The EU, a traditional partner of African democratic transitions, should take advantage of it.

(Photo crédit: EUEOM)

The end of the EUPOL RD Congo mission: what can be expected in the forthcoming of the Congolese elections?

The EUPOL RD Congo mission ended in December 2014. One month later, large protests sparked violence in Kinshasa. The police forces violently cracked down on this movement, a reaction that highlighted their persisting shortcomings. This paper has a double objective: assessing some of the lessons learned from the EUPOL mission, more specifically addressing its strategic aspects both for the EU and the DRC, and identifying security perspectives in a context of pre-electoral tensions. 

Crédit photo:  Jessica Hatcher/IRIN News

Replacing the F-16 fighter fleet: the construction of a need in matters of Belgian armament

This Analysis is again addressing the question of the appropriateness of the renewal of the Belgian Air Defence F-16 fighter fleet, which is framed as obvious in the coalition agreement of 2014. The note highlights how representations conveyed by certain industrial and military structures are rooted into the Belgian political landscape, and how strategic discourses, too, contribute to the construction of a perceived need in terms of armaments.

Photo : combat aircraft cemetery in US Air Force-base in Arizona (source: Davis-Monthan Air Force Base)

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – January to March 2015

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011 is part of a project named “Contributing to improve human security, conflict prevention and strengthening the rule of law in Sub-Saharan countries” funded by the Ministry of Foreign Affairs of the Grand Duchy of Luxembourg.

It aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border crime and trafficking.

Crédit photo: soldat nigérien de la MINUSMA en poste à Ménaka (source: MINUSMA/Marco Dormino)

Niger: Heading Toward 2016! Political and Security Situation on the Eve of the Elections

For Niger, 2016 will be an electoral year. The first democratic transition since the 18th February 2010 coup will be the occasion for president Issoufou to present its results. The results are mixed for this country which had to consent large defense investments in order to cope with the crises in Libya, Mali, and Nigeria. In addition to external threats which trigger internal insecurity, Niger faces the danger of a developing criminal economy, especially in the Sahara. Finally, the political opposition, weakened and fragmented, can undermine the elections in a context where the authorities have done more foreign policy than domestic politics. 

Crédit photo: le président Issoufou inspecte un Soukhoï SU-25 (source: site de la présidence du Niger)

G5 Sahel: une simple organisation de plus?

Le 16 février 2014, les présidents de la Mauritanie, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et du Niger, réunis à Nouakchott, créaient le G5 du Sahel. Destiné, selon le communiqué final de la réunion, à coordonner les "politiques de développement et de sécurité des cinq États", il prend place dans une région où les organisations régionales sont déjà nombreuses, non sans donner parfois l’impression d’une cacophonie peu productive. Et pourtant, le chef d’état-major des armées françaises le qualifiait, le 7 octobre 2014, de "meilleure instance pour faire progresser la sécurité dans la région". Quant au Conseil de l’Union européenne (UE), il se félicitait de la mise en place de ce cadre de concertation. Les atouts de la nouvelle organisation sont en effet réels. De format réduit, dans un espace faisant géographiquement sens, épargnée par les luttes d’influence, portée par des acteurs locaux mobilisés autour de projets concrets et soutenus par leurs partenaires internationaux, elle cristallise les attentes et les espoirs en matière d’appropriation même si, derrière l’effet de mode, il lui faudra passer l’épreuve du temps.

La France et sa Bombe

Le 19 février 2015, le président Hollande  a prononcé un discours sur la dissuasion nucléaire. Cette prise de parole est une coutume, chaque président contribuant à promouvoir et à assurer la continuité de cette politique de dissuasion pour « faire en sorte que notre pays, bien après même que le Président ne sera plus en exercice, celui-là, ou un autre y sera, pour qu'il y ait cette continuité ». L’objectif était d’expliquer et d’affirmer cette politique de défense à nos alliés, nos possibles adversaires et la population française. Seul problème – et de taille –, il est à craindre que les États non dotés ne comprennent absolument pas un tel discours, à deux mois de la 9e Conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire…

Crédit Photo: A. Courtillat/Armée de l'air

Une version en néerlandais de cet éclairage a été publiée sur le site de Vrede: "Frankrijk en zijn bom

 

Dissuasion nucléaire : l'obstination française

Depuis sa prise de fonction en mai 2012, le Président Hollande n’a jamais réalisé de discours sur la force de dissuasion nucléaire, alors que s’est établi un début de réflexion au Parlement, lors du vote de la Loi de programmation militaire 2014/2019. Pour la première fois à Istres ce jeudi 19 février 2015, le Président va donc présenter sa vision de la dissuasion nucléaire – néanmoins en partie définie dans une tribune à une époque où il n’était encore que simple prétendant à ce poste. Notons que cette intervention a lieu deux mois avant la 9e Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui se tiendra à l’ONU. Une conférence cruciale pour l’avenir du régime du TNP, où l’action et l’image de la France sont loin d’être vues comme très positives…

Crédit photo : sous-marin nucléaire lanceur d’engins de nouvelle génération - SNLE NG Le Vigilant (Jean-Marie Collin)  

Craft weapons in DRC: Survey in Bandundu and Maniema

The Democratic Republic of Congo is known for an important proliferation of small arms. However, in this huge country, the situation varies considerably from one region to another. While border regions in the East– especially the Kivus and Ituri – experience very high rates of war weapons possession, imported from abroad and industrially manufactured, other parts of the country are much less affected by this phenomenon. In these areas, the weapons held by many civilians are locally made and mainly intended mainly for hunting.

An illustration of Turkey’s place on the Defence Markets

Among NATO members, Turkey is perhaps the state facing the most volatile regional environment. Bordered by the Black Sea, the Mediterranean Sea and the Caucasus and Iran, sharing frontiers with states confronted with terrorist groups or at war such as Iraq, Syria and Lebanon, Turkey is also grappling with an armed Kurdish independence movement. Moreover, even if it is allied with Greece through NATO, the relations between Ankara and Athens remain problematic.

Terrorisme et contre-terrorisme en Afrique centrale : quelle vision stratégique pour le Tchad et le Cameroun?

La poussée meurtrière de Boko Haram, dans les zones transfrontalières des pays riverains du Nigeria, s’inscrit dans des dynamiques antérieures de dégradation de la situation sécuritaire. Dans ces zones excentrées et en déshérence, la marginalisation économique et le désinvestissement des États, ont conduit progressivement à l’enracinement et au développement de certaines activités illicites,  ainsi qu’à des formes de violence dont le terrorisme n’est qu’une des variantes récentes. Aux effets du sous-développement et de la pauvreté, à l’insuffisance de l’analyse et aux contraintes politiques et économiques internes, ont succédé des réponses prioritairement sécuritaires, au Nigeria d’abord, et ensuite dans l’Extrême-Nord du Cameroun. L’impact de ces mesures reste aléatoire, sans que l’on observe pour autant, à court terme,un infléchissement des activités des groupes criminels dont la trajectoire transcende les limites frontalières des États. Les actions de Boko Haram bousculent les dispositifs de défense et de sécurité des pays de la région, et les appellent au renouvellement de leurs doctrines en matière de prévention, de gestion des risques et menaces, dont les menaces terroristes... 

3e conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, un nouveau cycle d’actions

Le processus des conférences sur l’impact humanitaire des armes nucléaires a connu une accélération entre mars 2013 (Oslo) et décembre 2014 (Vienne), ce qui marque une volonté des États non dotés d’armes nucléaires, appuyés par la société civile, de sortir de la léthargie qui régnait dans les forums onusiens du désarmement. La conférence de Vienne a consacré cet objectif : compléter le savoir déjà acquis dans les conférences précédentes et ouvrir de nouvelles perspectives pour combler le vide juridique existant.

La République démocratique du Congo vit-elle un scénario à la burkinabé?

La situation s'est brutalement tendue en République démocratique du Congo, où les manoeuvres du gouvernement en vue des prochaines élections présidentielles faisaient débat depuis plusieurs mois. Joseph Kabila, au pouvoir en RDC depuis l'assassinat de son père en 2001, a été élu en 2006 et 2011. Tandis que les élections de 2006 avaient mobilisé une très forte attention internationale et avaient notamment reçu un soutien très actif, financier et humain, de la part de l'Union européenne, les élections de 2011 avaient été entachées de davantage d'irrégularités.

Le second mandat du président Kabila arrivant au terme que lui fixe la Constitution l'année prochaine, des élections présidentielles devraient avoir lieu, auxquelles il ne devrait pas pouvoir se présenter. La Constitution établit en effet une limite de deux mandats présidentiels consécutifs. Les spéculations vont donc bon train depuis plusieurs mois autour d'une potentielle réforme de la Constitution par la majorité du président Kabila afin de permettre le maintien au pouvoir de ce dernier.

Dans la nuit du 17 au 18 janvier dernier, le gouvernement a fait adopter une loi par la chambre basse du Parlement qui prévoyait que le recensement de la population, en vue d'inscrire l'ensemble des votants potentiels sur les listes électorales, serait un préalable à l'élection présidentielle. Poser ainsi un pré-requis à l'organisation de cette élection représente pour l'opposition politique un moyen utilisé par le pouvoir en place pour gagner du temps et repousser l'échéance électorale. Les opposants du gouvernement en place soulignent ainsi qu'un recensement électoral crédible prendra des années en RDC, un pays à la fois immense et où l'autorité de l'État est inégalement exercée.

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