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Volunteers’ battalions and village guards: two risky end-users in Ukraine and Turkey

Arms exporters are used to deliver products to governmental authorities, such as regular military or established police forces, private security companies and sometimes civilians holding a valid permit. However, another kind of end-user can top the list of recipients: pro-governmental militias. These militias are believed to share the same responsibilities as soldiers and policemen, such as law enforcement or external defense, while distancing themselves from the chain of command of regular forces and their rules of engagement. This Analysis seeks to highlight risks and challenges posed by arms exports to these non-state actors with two case-studies: Ukrainian volunteers’ battalions and Turkish village guards.

Crédit photo : Camion blindé improvisé du batailon Azov en Ukraine

The Iranian deal under threat

The signature of the JCPoA in 2015 has rightly been hailed as a major diplomatic success for the international community and the nuclear non-proliferation regimes. The rationale behind the agreement was simple, on the one hand Iran would abandon its nuclear program and accept a strong regime of inspections, on the other hand all nuclear related sanctions at the level of the UN, EU and US would be lifted and Iran would find its place back in the global trade flows. But after the election of Donald Trump, the entire deal seems to be in jeopardy. Trump, who never hid his disdain for the deal, issued an ultimatum to Iran and the other partners of the JCPoA, threatening to terminate US participation if it was not “fixed”. This Analysis aims to expose what the US see as “flaws” in the JCPoA and what are the Iranians claims about what they see as US violations of the deal. It will also put the role the Europeans into perspective, should the US walk away from the deal...

Crédit photo : Signature du JCPoA à Vienne en juilet 2015 (crédit : ONU/Dragan Tatic)

 

Diversion of arms: the weakness of European practices in risk assessment

The standards and procedures of EU Member States to strengthen arms export controls, including preventing and countering diversion, are considered to be among the highest in the world. Yet today, not a month goes by without a Member State being questioned about its export decisions. The publication of cases of diversion - suspected or proven - of European weapons in the Middle East is increasing, and now from countries that are considered as allies and among the best customers of the EU countries. This Analysis presents some of the challenges in preventing and combating the diversion of weapons that EU Member States face when authorizing exports.

(Photo credit: militaryedge.org, Syrian Rebel with a PKM)

 

RCA: difficile politique d’apaisement. La justice transitionnelle menacée?

Malgré la signature de plusieurs accords politiques depuis 2016, les groupes armés omniprésents dans douze des quatorze provinces de la République centrafricaine (RCA) poursuivent leurs exactions. Depuis début 2017, un nouveau cycle de violences communautaires et confessionnelles, rappelle celui de 2013-2014.

La mission EUNAFVOR MED Libye: des critiques justifiées?

Le 19 avril 2015 a marqué un tournant dans la position adoptée par l’Union européenne (UE) vis-à-vis de ce qui est désigné aujourd’hui comme la "crise méditerranéenne" ou la "crise migratoire". Ce jour-là, un bateau contenant environ 700 migrants au départ des côtes libyennes chavire près de l’île italienne de Lampedusa, causant la mort d’au moins 400 d’entre eux. Cette tragédie largement médiatisée rend soudain manifeste l’augmentation des flux migratoires illégaux à travers la Méditerranée, ainsi que le juteux trafic de migrants qui s’y greffe. L’intérêt particulier de l’Europe envers la Libye découle précisément de ces deux phénomènes complexes, tous deux causés par la guerre civile et l’instabilité politique qui règne dans le pays depuis 2011...

Libyan crisis: role and concerns of the EU and its member states

When the regime of Muammar Gaddafi collapsed under NATO bombs, in 2011, France and the United Kingdom, the main instigators and actors of the Libyan campaign, were far from understanding that Libya would become the theater of a never-rending and complex conflict, much like those who torment the Middle East.

The difference in Libya, however, is that the European Union and its members play a leading role. In spite of conflicting policies and interests, they have been able to preserve a certain unity. The relationship between Italy and France in the Libyan case, however, remains marked by mutual mistrust and misunderstanding

(Photo credit: On 25 July, Emmanuel Macron invited Fayez Sarraj, President of the Presidential Council of the Government of National Accord, and Khalifa Haftar, commander of the Libyan National Army. Source: Elysee.fr)

The Ukrainian defense industry: one foot in the USSR, another in NATO

Since its creation, the Ukrainian defense industry has kept very close ties with its Russian counterpart. The annexation of Crimea in 2014 and the support from the Russian Federation to separatist in Eastern Ukraine forced a brutal and rapid disconnection between the two industrial complexes. UkrOboronProm, the umbrella company for Ukrainian state-owned defense companies has set itself several objectives: provide the Ukrainian army with modern gears, replace Russia as a provider of components for the defense industries and important customers, reform the defense industry to make it competitive and finally move towards the adoption of NATO standards. The Ukrainian industry is also switching from a “Russian-inspired model” to a western model that involves a bigger share of private initiative. In order to succeed in this transition, the Ukrainian military industrial complex will need a great deal of internal and external political support, strong quality control mechanisms and the capacity to rebuild its reputation from the Ianoukovitch era.

Crédit photo: The Vast Soviet Tank Graveyard at Kharkov, Ukraine - Urban Ghosts Media (Tom, July 2015)

SWOT ANALYSIS

Pour la dignité paysanne. Expériences et témoignages d'Afrique, réflexions, pistes méthodologiques

https://www.rtbf.be/auvio/detail_week-end-premiere?id=2342276« On me dit que tu t’occupes de développement ! Mais que fais-tu au juste ? », lui demande un jour son oncle. C’était en 2006. Deogratias Niyonkuru avait passé une trentaine d’années aux côtés des paysans congolais et camerounais. La tête pleine d’idées, il rentre chez lui au Burundi et s’investit dans la création d’ADISCO, une association qui vise à accroître l’autonomie des paysans et à construire avec eux des modèles économiques et sociaux viables. Leur action sera couronnée du prix Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2014-2015.

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – October to December 2017

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011, aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes...

Crédit photo : MINUSMA Peacekeeper Patrols Airstrip in Kidal, Northern Mali - UN Photo/Marco Dormino

Est du Congo: à qui profite la prolifération des groupes armés?

Plus que jamais, les milices et groupes armés pullulent en République démocratique du Congo (RDC). Des régions jusque-là épargnées sont touchées, et tout particulièrement le Kasaï, mais la violence et l’insécurité – déjà omniprésentes depuis plus de deux décennies – sont en pleine recrudescence dans l’est du pays.

La défense européenne, entre Doctor FED & Mister PESCO

Les États membres de l’Union européenne (UE) sont persévérants. Depuis près d’un an, ils clament vouloir relancer la Politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC), qu’ils avaient créée en 1999 sans toutefois avoir l’intention de la faire fonctionner sérieusement. Le contexte sécuritaire international se faisant plus pressant, ils ont décidé de la remettre en ordre de marche, d’autant plus que leur principal bouc-émissaire en la matière, le Royaume-Uni, s’apprête à tirer sa révérence...

La guerre oubliée du Yémen : impasse militaire, casse-tête politique et catastrophe humanitaire

En mars 2015, une coalition internationale dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis est entrée en guerre au Yémen. Elle entend combattre le mouvement politique armé Houthi, allié aux forces fidèles à l’ancien président yéménite Saleh pour ramener au pouvoir le président internationalement reconnu, Hadi. Souvent qualifié de guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran sur fond de tensions interconfessionnelles, le conflit au Yémen reflète en réalité une mosaïque de luttes de pouvoir et de tensions au niveau local ainsi que de multiples fractures dans la société yéménite. Héritages d’évènements récents et d’une histoire séculaire, ces fractures sont les braises sur lesquelles viennent aujourd’hui souffler les différents acteurs d’un conflit qui a pris une dimension internationale...

La Turquie après le putsch manqué : reconfiguration accélérée de l’exercice du pouvoir

La tentative de coup d’État qui s’est déroulée dans la nuit du 15 juillet 2016 en Turquie présente un caractère paradoxal. Bien qu’avortée, elle a mis fin à l’âge d’or du parti AKP qui, depuis 2002, exerçait le pouvoir sans discontinuer en s’appuyant sur une majorité solide, une popularité croissante, une politique économique efficace, et un rapport de force avec les autres acteurs de la vie politique qu’il tournait de plus en plus à son avantage. Toutefois, elle constitue également ce "cadeau de Dieu" qu’évoquait le président Erdogan, une opportunité historique qui doit permettre à l’AKP d’accélérer la transformation en profondeur des institutions, afin de faire émerger un système politique qui consacre son hégémonie à travers un déséquilibre des pouvoirs...

Turquie: l'indépendance de la justice en danger

Les purges en Turquie sont largement relayées et dénoncées par la presse internationale depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016. L’ampleur des atteintes portées au pilier de l’état de droit qu’est le système judiciaire a en effet de quoi interpeller : des procès éclairs en série, des motifs d’accusation obscurs et quelque 4 000 magistrats limogés par décret depuis le coup d’État avorté. Mais l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire turc ne date pas de juillet 2016, il est un enjeu de pouvoir visible entre forces politiques turques depuis une dizaine d’années. En effet, depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP, en 2002, l’évolution du système judiciaire est fonction des relations entre trois acteurs concurrents de l’échiquier politique : le mouvement religieux Hizmet de Fethullah Gülen...

Latin America, a new El Dorado for European arms exports?

Latin American countries are today in an exceptional situation where the defense budgets are being contracted and the missions of the armed forces reoriented towards issues of public security. This Analysis presents the evolution of military spending in these countries as well as arms acquisitions: who are the major importers, who are their main suppliers and what are the current trends? It is also examining the question of transfers of small arms and light weapons and their ammunition from the European Union Member States to this region.

Crédit photo : parachutistes mexicains (Master Sgt. Adam M. Stump/USAF/Wikimedia Commons)

 

«Robots tueurs»: encadrement ou interdiction?

Ce 13 novembre 2017, les Nations unies vont ouvrir des discussions officielles sur la problématique des «robots tueurs», avec la première réunion d’un groupe d’experts[1] dédié à ce sujet. Fin août déjà, une centaine de professionnels du secteur de la robotique et de l’intelligence artificielle, dont Elon Musk[2], signaient une lettre ouverte à l’ONU demandant une interdiction des armes létales autonomes.

The role of the US in Arms Transfers to Armed Groups in Syria

Since 2012, weapons and ammunition have arrived massively to the many armed groups active in Syria, notably from the Balkans and passing through neighbouring countries which, like Saudi Arabia, claim to be the final recipients. Far from being just a case of unscrupulous exporters and importers ignoring the re-exporting ban, it appears that the United States is at the heart of these transfers.

Through two programs – the first implemented by the CIA for the benefit of opponents to the Damascus government; the second organized by the Pentagon to arm the opponents to Islamic State – the United States have indeed coordinated, facilitated and financed billions of dollars of arms purchases in third countries and supervised their transport to the Syrian rebel groups they wish to support. However, this flood of weapons has produced many unintended effects, including the supply of jihadist groups and fighting between factions armed, some by the CIA, others by the Pentagon.

Crédit photo : missile TOW américain utilisé par des combattants de l'Etat islamique

Balkan arms transfers to the Middle East and risks of diversion to armed groups

Since 2011, small arms and light weapons flows from the Balkans to the Middle East have increased sharply. While Iraq remains logically the largest importer of Balkan weapons in the region, Saudi Arabia has also established itself as a major customer. Others, in particular Turkey, Jordan and the United Arab Emirates, have also greatly expanded their arms purchases. The main exporting country to the Middle East is by far Bulgaria, followed by Croatia, Bosnia and Herzegovina, and Serbia. The curve of their exports rises dramatically, with record sales in 2015 or 2016.

Yet, some of these weapons were diverted to diverse non-state armed groups operating in Syria, including "subsidiaries" of Al-Qaeda, and even Islamic State. The lax policy of the exporters is not alone to blame. These transfers are actually part of a strategy that goes well beyond the Balkan and the Middle East.

Photo credit: Serbian machine gun M02 Coyote used by a rebel in Syria (2016) - source: ARES (Armament Research Service) via Facebook.

Dépenses militaires, production et transferts d’armes - Compendium 2017

Ce rapport présente une synthèse des principales tendances et statistiques relatives aux dépenses militaires mondiales, à la production et aux transferts internationaux d’armements conventionnels, sur la base des Fact Sheets et des bases de données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).
En 2016, les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1 666 milliards de dollars, soit 2,2% du produit intérieur brut mondial et environ 227 dollars par habitant...

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – July to September 2017

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011, aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes.

Crédit photo : Casque bleu de la MINUSMA près de Gao (source : MINUSMA / Harandane Dicko)

Permanent Structured Cooperation: national perspectives and state of play

This Report is now available in English on the European Parliament's website.

The European Parliament commissioned GRIP with a study on Permanent Structured Cooperation. Written by Frédéric Mauro, in collaboration wiht Federico Santopinto, the study was first published in French on 17 July. 

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