Publications

Les Mistral russes: un imbroglio évitable

En 2011, soit trois ans à peine après la crise russo-géorgienne qui faisait déjà craindre l’annexion d’un ancien territoire soviétique par la Russie, Moscou et Paris ont conclu une entente pour la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral (plus deux autres en option, qui ne seront vraisemblablement pas commandés). Le contrat d’une valeur de 1,2 milliard d’euros n’a pas manqué à l’époque de susciter les inquiétudes de plusieurs membres de l’OTAN, des Pays baltes aux États-Unis en passant par la Pologne et le Royaume-Uni.

Il s’agit en effet du plus important contrat d’armement jamais conclu entre un membre de l’Alliance et la Russie. La guerre en Ukraine et l’impossibilité de parvenir à un règlement diplomatique entre Kiev et Moscou ont accentué la pression sur Paris à un moment où la livraison du premier navire d’assaut amphibie, le Vladivostok, devait avoir lieu. C’est ce qui a poussé le président François Hollande à sursoir la livraison du matériel militaire. La saga des Mistral russes est donc loin de son épilogue...

Photo: www.defense.gouv.fr

SIPRI YEARBOOK 2014 - Armements, désarmement et sécurité internationale

Le SIPRI Yearbook est un recueil de données et d’analyses portant sur :

  • la sécurité et les conflits 
  • les dépenses militaires et l’armement
  • la non-prolifération, le contrôle des armements et le désarmement

Ce fascicule est le résumé de la 45e édition du SIPRI Yearbook, qui traite des évolutions en 2013 dans les domaines suivants :

An ill wind : How the sale of Mistral warships to Russia is undermining EU arms transfer controls

In 2011 France agreed a contract to supply Russia with two Mistral-class amphibious assault ships with an option for two more to follow. This was the first major arms sale to Russia by a North Atlantic Treaty Organisation (NATO) state. Controversial at the time it was agreed, the recent deterioration in relations with Russia because of the Ukrainian crisis has returned the Mistral sale to the spotlight, with forthright opposition to the deal from around the European Union (EU).

Des «balles vertes» toxiques? La question des munitions au tungstène

Dans le sillage de la guerre du Golfe de 1991, on apprenait que les forces armées américaines recouraient à des munitions fabriquées à partir d'uranium appauvri, un matériau à la fois bon marché et réputé pour sa dureté. Progressivement, témoignages et analyses mirent en doute l’innocuité de ce matériau après son usage. D'après ceux-ci, l'uranium appauvri s'avérait en fait extrêmement toxique et était responsable de maladies, y compris parmi les populations civiles. On se demanda alors s'il n'existait pas des liens entre la naissance de bébés difformes en Irak et le « syndrome de la guerre du Golfe » qui affecta des milliers de soldats et l'utilisation de projectiles contenant cette substance...

Crédit photo : Jean Skillman/US Army Environmental Command

Lebanese army and Hezbollah: Complementarity, collusion or subordination?

The Lebanese political and security scene gathers different stakeholders who are engaged in influence peddling feeding the chronic instability from which the Land of Cedar suffers. In this context, Hezbollah and the Lebanese Armed Forces maintain complex relations, oscillating between complementarity, collusion and subordination, according to the circumstances. By focusing on a few key questions, this Note intends to highlight the ongoing balances of power in order to evaluate the risks of arms diversion in Lebanon.

 

Jokowi’s challenges: Reforms and civil-military relations in Indonesia

Until 1998, the Indonesian armed forces were granted an institutionalized « dual function » (dwifungsi) in state operations. Through this, they had a role in the country’s security, but also politics and economy. Since Suharto’s fall, the processes of democratization and decentralization have led the civilian ship to regain the upper hand. However, the armed forces have maintained some power of influence which may question the functionality of Indonesia’s democracy. The election of Jokowi in July 2014 paved the way to new reforms that his predecessor failed to implement. Jokowi’s relation to military staff will therefore be a major stake of his term, and its evolution will be pivotal in Indonesia’s capacity to raise to the challenge of its emergence.  

Crédit photo : entraînement d’un commando de Kopassus, les forces spéciales de l'armée de terre indonésienne (source : Flickr/ Licence Creative commons)

United Arab Emirates, a hub for the smuggling to Iran

Many cases of violations of sanctions on Iran have been identified, which underpins the thesis that arms embargoes are not perfect instruments to counter the proliferation of weapons. There is evidence that the United Arab Emirates (UAE) are a hub for the smuggling of weapons and other military equipment to Iran. Proliferation networks use different bypass techniques that make the detection of illegal shipments more and more difficult. This trade represents a danger to both the Gulf region and the entire world. This note aims at providing an overview of the mechanisms of diversion of sanctions against Iran in the UAE and the country’s efforts to fight against it. 

Crédit photo : Port de Jebel Ali (Source : idmifarra - Licence Creative Commons flickr)

Weapons Tracing in Conflict Theatres: Lessons and Perspectives

During the last couple of decades, increasing attention and resources have been dedicated to tracing illicit weapons in conflict areas. This Paper underlines the importance of this discipline and the value of the evidence-based information it generates, not only to identify the entities involved in international sanctions violations, but also to improve understanding of conflict dynamics, to enhance conflict analysis, to improve the effectiveness of existing arms control mechanisms, and to steer international assistance and cooperation more effectively.

Israël entre quatre murs: la politique sécuritaire dans l'impasse

«L’armée et la sécurité sont la véritable religion de ce pays», s’inquiète Gideon Levy, journaliste du Haaretz. Pour l’État d’Israël, la question du «vivre en sécurité» tourne, en effet, à l’obsession. Telle une «villa dans la jungle» ─ expression d’Ehoud Barak ─, il a développé une vraie culture de la forteresse assiégée. Pour se protéger, Israël se replie, s’enferme, mise sur sa force militaire, se lance dans des guerres préventives au nom de la «légitime défense», colonise les terres «incertaines» à ses frontières...

Methamphetamine: a West-African brand

Methamphetamine is becoming the most used illegal drug in the world, after cannabis. This synthetic drug, whose use and trafficking are expanding rapidly, has the peculiarity of being the only drug to be produced in Western Africa, with cannabis. Originally intended for export, mostly to Asia, its low cost and its effects, allowing for instance to forget hunger and fatigue, are fostering the development of its consumption in the Western African sub-region. If – so far – dismantled production laboratories all lie in Nigeria, strong suspicions surround its possible manufacturing in other countries of the subregion. 

Crédit photo : vendeuse de médicaments et méthamphétamines dans la commune d’Adjamé à Abidjan (©  Jean-Baptiste Séni)

Les organisations régionales et le Programme d’action des Nations unies sur les armes légères (PoA)

Lutter contre le commerce illicite des armes légères nécessite une action régionale. Dans de nombreux pays, les armes légères circulent en abondance en dehors de tout contrôle étatique. Elles sont faciles à dissimuler et leur faible poids facilite leur transport à travers les frontières internationales.

Monitoring of Regional Stability in the Sahel region and in West Africa– July to September 2014

This quarterly monitoring is part of a three years project (2014-2016) on “Contributing to improve human security, conflict prevention and strengthening the rule of law in Sub-Saharan countries” funded by the Ministry of Foreign Affairs of the Grand Duchy of Luxembourg. It aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border crime and trafficking.

Crédit photo : Campagne contre la propagation du virus Ebola en Guinée (CE DG Echo/afreecom/Idrissa Soumaré)

L’ après F-16: une opportunité de changer de cap

Reporter une nouvelle fois l’échéance n’est plus possible : le nouveau gouvernement devra impérativement trancher la question du renouvellement des F-16 vieillissants. Investir des milliards dans un nouvel avion de combat dernier cri ou saisir l’occasion pour revoir le rôle de notre force aérienne ? Un choix stratégique majeur, lourd de conséquences…

Crédit photo: F-16 à la base aérienne de Kleine-Brogel (Benjamin Vokar/GRIP)

Stratégies d’émergence des États d’Afrique centrale et équatoriale : fondements et caractéristiques

Avec une croissance estimée à 6,2 % pour 2014, l’Afrique centrale figure parmi les régions les plus dynamiques du continent et parmi les zones de convergence des pays émergents. Ces derniers, dont la Chine, jouent effectivement un rôle déterminant dans l’accélération de la croissance économique africaine depuis une décennie, en important des quantités substantielles de matières premières et en exportant en retour des biens manufacturés vers les pays africains. La demande et les prix élevés des produits de base – notamment des hydrocarbures et des minerais – ont dopé les recettes des États, tandis que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ont stimulé l’investissement privé. Toutefois, selon une étude récente (Yoonyoung Cho et Bienvenue Tien, 2014) consacrée à l’analyse des sources de la croissance dans 32 pays d’Afrique subsaharienne, ce dynamisme économique n’est pas exclusivement lié à la demande des produits de base, qu’il s’agisse ou non de pétrole. En effet, plusieurs pays d’Afrique subsaharienne parmi ceux qui ont connu des taux de croissance élevés ainsi qu’un essor significatif d’IDE, sont dépourvus de ressources naturelles...

Le Traité sur le commerce des armes entrera en vigueur en décembre 2014 !

Le 25 septembre 2014, l’Argentine, les Bahamas, la Bosnie-Herzégovine, le Portugal, la République tchèque, Sainte-Lucie, le Sénégal et l’Uruguay ont ratifié le Traité sur le commerce des armes (TCA) à l’occasion d’une cérémonie organisée en marge de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Grâce à ces huit nouvelles ratifications, qui portent à 53 le nombre de ratifications du texte, le TCA entrera en vigueur dès le 24 décembre de cette année, soit 90 jours après le dépôt du 50e instrument de ratification du traité et moins de deux ans après son adoption aux Nations unies le 2 avril 2013...

Crédit photo : adoption du TCA le 2 avril 2013 à l’Assemblée générale des Nations unies (source : Nations unies)

Fondements des politiques africaines des émergents (Brésil, Inde, Turquie et Afrique du sud)

Entre 2000 et 2012, le volume du commerce sino-africain est passé de 10 milliards à 200 milliards USD. Au cours de la même période, la Chine consolidait son statut de partenaire indispensable auprès de la plupart des pays africains. L’ampleur et le succès de la percée chinoise en Afrique a pratiquement occulté la présence grandissante d’autres pays émergents sur le continent – notamment le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud ou la Turquie – dans des domaines aussi variés que le développement des infrastructures, les télécommunications, les marchés énergétiques, etc. Leur présence tend ainsi à consolider non seulement l’aspect concurrentiel des relations internationales en Afrique, mais aussi le processus d’intégration du continent à la mondialisation. Au-delà des spécificités, modalités, convergences et impacts de ces « nouveaux » partenariats, il convient d’analyser dans quelle mesure cette « coopération Sud-Sud » renforcée est vectrice d’opportunités nouvelles pour le continent... 

The EU and Arms Exports: Options and Limitations of the Common Position Review

In 2012, EU Member States started reviewing the EU Common Position defining common rules governing control of exports of military technology and equipment. While the process is still ongoing, this note takes stock of what Member States have agreed to review and suggests avenues for further improving the Common Position and its implementation. To do so, it draws upon an analysis of Member States’ practices which highlights not only inconsistent interpretations of the Common position’s criteria but also contradictions between some export licensing decisions and the spirit and letter of the European instrument. Therefore, and in spite of EU Member States having decided to carry out a limited review, this note calls for a thorough review and a progressive revision of the Common Position and its User’s Guide. When lives are at stake, proactive processes offer the options that reactive approaches deny.

Crédit photo: Stand de la FN Herstal au salon de l'armement terrestre Eurosatory (Benjamin Vokar/GRIP - Juin 2014)

The EU, Japan and South Korea: Mutual Recognition between Different Partners

Over the past ten years, the European Union has started to negotiate and sign Framework Participation Agreement (FPA) with third states, in order to have them participate in the various CSDP missions. The EU has recently signed an FPA with South Korea and has approached Japan to negotiate one, going beyond its usual area of cooperation and engaging partners with which it has very little experience. Yet, the rationale underlying this trend has to be figured out. It appears that what prevails is rather the symbolic value of recognising and being recognised as a relevant international security actor, both for the EU and its Asian partners. It does matter that the EU set a foot on the security map in East Asia, while it is equally important for Japan and South Korea to appear as key security players through partnerships.

Credits: C. Ashton meets ROK Minister of Foreign Affairs to sign the Framework Participation Agreement (EEAS)

The EU and its member states in the Sahel, presence and action modes

In the Sahel, there are threats and natural resources. So many reasons that lead some states to rush to the area and to engage in economic competition. But it's mostly security concerns and the urgent need to create a real dynamic of development and resilience in populations that led some European States to increase their presence and to encourage the EU to mobilize its broad ranges of tools in all fields of actions. Because they are well aware that their bilateral actions are no longer sufficient, EU Member States organize themselves with the partners’ assistance who are ready to financially or logistically support their actions in Sahel countries. But the EU remains the primary driver of EU Member States’ actions because of the efficiency it is supposed to generate.

This Note is adapted from the book "Europe has an idea, et alors ?" from Sven Biscop andAlexander Mattelaer, published in December in the series "The Ashgate Research Companion to the Foreign Policies of Europe" 

(Crédit photo: ecdpm.org) The EU Strategy for Security and Development in the Sahel – An indicator for the future of EU External Action

 

African Peer Review Mechanism: insight and perspectives

The African Peer Review Mechanism (APRM) is a review mechanism settled for and by African countries. 34 countries on 54 voluntarily joined the APRM. Its aim is to assess state practice of governance in four areas: democracy and political governance, economic governance and management, corporate governance and socioeconomic development. It allows for a self-assessment, an external assessment and a peer review, and so creates two-folded dialog opportunity: between state and its civil society and between states themselves.

(Crédit photo : NEPAD Photo Gallery - Fatuma Ndagiza Nyirakobwa, Vice Chair of the African Peer Review Mechanism (APRM) Panel of Eminent Persons)

 

The French Defence Industry: A Strategic Autonomy Under Stress

The French Defence Industrial and Technological Base (DITB) faces a tricky political and budgetary situation, between an increasingly competitive international business environment, a European Defence project in the doldrums, and the persistence of significant pressures on the State’s finances. This note provides a snapshot of the situation. It analyzes the trajectory of the French BITD since the end of the Cold War and then focuses on its current fragilities. It also proposes avenues for reflection about the future trajectory of this BITD, taking into account the possible impacts on the French and European military-industrial landscape.

Crédit photo: Hélicoptère Airbus au salon de l'armement terrestre Eurosatory 
(source: Benjamin Vokar/GRIP, Paris, juin 2014)

Study on the implementation of Directive 200943EC on transfers of defence-related products

The study of the implementation of Directive 2009/43/EC simplifying terms and conditions of transfers of defence-related products within the Community (also referred to as Directive 2009/43/EC or the Intra-European Union (EU)/Community Transfers (ICT) Directive)1 aims to identify and analyse the current problems in the implementation of the Directive and the obstacles encountered by its main beneficiaries, i.e.

Pages