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Conflict in Ukraine: Zelensky's turning point

The conflict in Ukraine is no longer in the headlines in Western Europe and yet the situation cannot be described as a frozen conflict. In recent years, ceasefire violations have been a daily occurrence and, despite some timid progress, the implementation of the Minsk Accords has largely stalled. Last April, Ukraine experienced a change of leadership following elections won by an unexpected candidate, Volodymir Zelensky, a Russian-speaking successful comedian whose political line remains difficult to define. Zelensky made the end of the conflict in Donbass one of his priorities without revealing how to achieve it. Nine months after Zelensky's election, what assessment can be made of this new presidency at a time when events seem to be accelerating in eastern Ukraine, with very rapid progress in the peace negotiations?

Photo credit: Volodymyr Zelensky at his investiture ceremony on May 20, 2019. (Licence creative commons)

 

La Chine au Nicaragua et au Panama : une nouvelle branche des routes de la soie en Amérique centrale ?

Malgré sa faible visibilité en Europe, l’intérêt chinois pour l’Amérique centrale, notamment dans le cadre de l’initiative des routes de la soie (Belt and Road Initiative/BRI), s’est considérablement renforcé ces dernières années. C’est ce que démontrent, dans le présent rapport, les deux cas étudiés : le Nicaragua et le Panama.

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – October to December 2019ember2019

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011, aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes.

Photo credit Demonstration against a third mandate, in Boffa (visionguinee.info)

Le commerce des armes : un business comme un autre ?

Il est impossible de déterminer le nombre d’armes à feu qui circulent dans le monde mais une chose est certaine : il n’y en a jamais eu autant ! Selon des estimations récentes, il y en aurait aujourd’hui plus d’un milliard. Et si l’on considère les quantités qui sortent des arsenaux chaque année, ce flux n’est pas près de diminuer...

Transparence et désarmement nucléaire

Selon le Stockholm International Peace Research Institute, en 2019, le monde compterait 13 865 têtes nucléaires. Ce chiffre reste une estimation. Si l’état des arsenaux nucléaires des États-Unis et de la Russie est connu en raison des échanges de données dans le cadre du traité New Start, on ne sait pas le nombre exact d’armes atomiques possédées par les sept autres puissances nucléaires (Royaume-Uni, France, Chine, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord). La comptabilité de ces armes manque de transparence, ce qui n’est pas sans incidence en matière de désarmement nucléaire...

Les États européens face aux défis du détournement d’armes

Le détournement est au cœur de la prolifération des armes illicites. Il s’agit du principal moyen d’acquisition d’armes et de munitions de groupes armés non étatiques, de groupes paramilitaires ou d’organisations criminelles transnationales, qui ne peuvent pas avoir accès à ce type de matériel par d’autres moyens. Le détournement d’armes et de munitions classiques contribue à l’insécurité et l’instabilité dans les pays et régions en conflit ou présentant des niveaux élevés de criminalité, sapant ainsi tout effort de développement durable...

La France, sa bombe et la culture stratégique européenne

Quel dénominateur commun peut-on trouver entre le Forum du ministère français des Armées « La Fabrique Défense » (janvier 2020), qui a pour objectif de « créer la défense européenne de demain », et le discours sur l’Europe du président Macron du 26 septembre 2017 ? Réponse : la volonté de créer une culture stratégique européenne. Les interrogations autour de cette « culture » sont nombreuses et notamment sur ce que recouvre cette notion. Ce que l’on en perçoit permet d’établir que la politique de dissuasion nucléaire est intégrée, bien que cela soit fait de manière discrète...

The Kosovo army: a new obstacle to Balkans’ stabilization?

On 14 December 2018, the Parliament in Priština decided to transform the Kosovo Security Force, mainly dedicated to civil protection, into typical military forces. While Belgrade and the local Serb minority have strongly condemned this initiative that circumvents the Kosovo constitution, the UN and the NATO have been concerned about the consequences of this move, particularly for the relations between Serbs and Kosovo Albanians.

However, in the short term, this new army, even with the support of the great powers that sponsored the independence of Kosovo, does not seem to be able to threaten its neighbours, and Serbia in particular. In fact, the new government in the making, resulting of an unprecedented coalition, will struggle to find sufficient resources to build armed forces that meet the “highest NATO criteria” to which reference is constantly being made. The main objective of the creation of this army would then be to prove that, despite appearances, Kosovo is indeed a “state like the others”.

Photo credit: President Thaçi inspects KSF troops the day before the laws creating the Kosovo army were passed. (Stringer/EPA/EFE).

Évolutions et défis du maintien de la paix. Recueil de publications de l'Observatoire Boutros-Ghali

Les opérations de paix des Nations unies sont largement reconnues aujourd’hui comme un outil incontournable de la communauté internationale pour le règlement des conflits et la gestion des crises menaçant la paix et la sécurité mondiales. Elles sont l’une des images les plus familières de l’action des Nations unies aux yeux du grand public...

Le rôle de la Turquie dans la gestion des détroits du Bosphore et des Dardanelles

Le 25 juillet 2019, les autorités ukrainiennes ont arraisonné un tanker russe stationné à Izmail, un port ukrainien du delta du Danube. L’opération constituait des représailles après l’incident de Kertch, en novembre 2018, dans lequel trois navires et 24 marins ukrainiens avaient été capturés par la Russie. Ces événements s’inscrivent dans un contexte de recrudescence des tensions en mer Noire, qui mettent en lumière l’intérêt stratégique de la région...

La grande offensive de la Défense dans les écoles secondaires

Le site internet du ministère des Affaires étrangères comporte une page des plus intéressantes sur la problématique des « enfants dans les conflits armés »[1]. On peut lire sur celle-ci que la politique belge se concentre sur tous les enfants impliqués dans les conflits, « sans distinction ». La même page met en évidence l’action de la Belgique dans ce domaine, recensant les nombreux traités et initiatives auxquels elle est partie prenante — tels que la Convention relative aux droits de l’enfant, ou sa collaboration avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies (SRSG) sur les enfants et les conflits armés[2]. Au niveau international, la Belgique cherche donc à présenter un bilan impeccable dans le domaine de l’enfance et des conflits armés. Au niveau interne, en revanche, elle donne carte blanche à ses militaires pour effectuer exercices et promotion au sein des écoles secondaires sans se soucier des intérêts des enfants.

Crédit photo : Exercice de prise d'otage dans une école à Malmedy - belgiandefencenews.be

Cyberspace: Security and sovereignty challenges in West Africa

Within a few years, cyberthreats have become a major geopolitical issue and a growing concern for many States. However, the West African context and the pressing threats to territorial integrity in the Sahel region have delayed the awareness in the sub-region, so that the policy concerns have been mostly limited to the fight against cybercrime. In the context of the rapid digital growth in West African States, this note analyses the diverse implications of cyberspace in terms of security and sovereignty. This work is partially based on interviews and fieldworks conducted in Senegal, Ghana, Côte d’Ivoire and Niger.

Crédit photo : câbles sous-marins en Afrique (Creative Commons)

La « violence basée sur le genre » dans le Traité sur le commerce des armes

Le Traité sur le commerce des armes (TCA) est un traité multilatéral juridiquement contraignant visant à réguler le commerce international des armes conventionnelles selon des « normes communes les plus strictes possible ». Depuis son entrée en vigueur en 2014, les États parties au TCA organisent des réunions annuelles afin de discuter des avancées dans de sa mise en œuvre, de son universalisation et de la transparence dont font preuve les pays au sujet de leurs ventes d’armes. Pour la 5e Conférence des États parties (CEP5), tenue du 25 au 30 août 2019 à Genève, la présidence lettonne a inscrit la question de la violence basée sur le genre à l’ordre du jour des travaux. Le TCA est en effet le premier accord international à reconnaître le lien entre le commerce des armes et ce type particulier de violence...

Cinquième Conférence des États parties au TCA : ombres et lumières sur un pilier de la maîtrise des armements

« La diplomatie multilatérale, c’est comme le sport : il faut pratiquer pour rester au niveau ». C’est sur ces quelques mots que l’ambassadeur Janis Karklins a clôturé, en sa qualité de président, la Cinquième Conférence des États parties (CEP5) au Traité sur le commerce des armes (TCA) qui s’est tenue du 26 au 30 août 2019 à Genève...

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – July to September2019

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011, aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes.

Photo credit: ICRC vehicles convoy in the Tombuctu region - CC BY-NC-ND / CICR / Sidi B. Diarra

Résumé du SIPRI Yearbook 2019 - Armements, désarmement et sécurité internationale

L’Annuaire du SIPRI est une source indépendante et reconnue de données et d’analyses sur les armements, le désarmement et la sécurité internationale. Il donne un aperçu de l’évolution de la sécurité internationale, des armes et des technologies, des dépenses militaires, de la production et du commerce des armes, des conflits armés et de la gestion des conflits, ainsi que des initiatives de maîtrise des armes classiques, nucléaires, chimiques et biologiques.
Ceci est le résumé de la 50e édition, qui analyse les évolutions suivantes en 2018 :

La composante nucléaire du complexe militaro-industriel français

Le traité d’interdiction des armes nucléaires voté par une large majorité des pays de l’ONU (122 sur 193) en juillet 2017 témoigne d’une volonté largement partagée au plan international de voir le monde débarrassé d’une arme terrifiante, la seule capable de mettre un terme à toute vie humaine sur notre planète.

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