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Diamants du sang: l’UE pourra-t-elle réformer le Processus de Kimberley?

Depuis janvier 2018, l’Union européenne assure la présidence tournante du Processus de Kimberley, un accord international visant à empêcher la circulation des « diamants du sang » sur les marchés légaux. Aussi appelés diamants « de conflit » ou « de guerre », ces diamants produits dans des contextes violents financent les groupes armés, alimentent les réseaux de la contrebande, de blanchiment d’argent ou d’évasion fiscale, et privent les travailleurs de leurs droits sociaux...

Retour de la Russie en RCA : entre multiples intérêts et lutte d’influence

Depuis une rencontre en octobre 2017 à Sotchi entre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, la Russie renforce son soutien militaire au gouvernement de Bangui. La présence de « russophones » est de plus en plus marquée dans le pays et semble globalement bien perçue par la population. Cependant, en parallèle, la Russie n’hésite pas à lancer des négociations controversées avec des groupes armés « rebelles » afin de pouvoir s’assurer un accès aux ressources naturelles de l’est centrafricain, quitte à satisfaire, si besoin à l’avenir, les intérêts économiques de ces groupes. Dans le cadre d’une stratégie globale visant à reprendre pied sur le continent africain, le Kremlin accroît progressivement son influence en République centrafricaine (RCA) et semble contribuer à affaiblir celle d’autres puissances, telles que celles de la France ou encore des États-Unis.

Crédit photo : UN Photo/Martine Perret

Hiroshima : "300 grammes pour provoquer l’anéantissement"

Ces 6 et 9 août 2018 est annoncée la présence d’au moins 90 diplomates étrangers pour les 73commémorations des destructions, par des armes nucléaires, des villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki. À l’heure où le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) est en voie de ratification[1], l’analyse de ce qui est sans doute le premier témoignage direct d’un représentant diplomatique français sur la destruction d’Hiroshima apporte un nouveau regard sur cette page sombre de la guerre et sur la nécessité de parvenir à un monde sans armes nucléaires.

Crédit photo : Hiroshima Peace Memorial museum

Hiroshima : un exemple

Six mois après la destruction de la ville d’Hiroshima, M. Lacoste, diplomate français, transmit son rapport à son ministre des Affaires étrangères Georges Bidault, sur le « voyage d’étude » réalisé dans cette ville le 27 janvier 1946. Il a en effet « cru intéressant de consigner des témoignages pour information ». Son document[2] est basé sur les témoignages et les explications reçus sur place d’« officiers de la 8e armée américaine, [du] médecin colonel Dr Hall » et de Japonais, ainsi que sur les impressions des membres de la délégation française.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – Avril à juin 2018

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.
 
(Crédit photo :  Guinée, cinq morts dans des violences post-électorales - Koulouba.com)

Convention de Kinshasa: défis et espoirs après la Première Conférence des États parties

Motivés par l’ambition de l’Union africaine (UA) de « faire taire les armes à l’horizon 2020 » en vue de faciliter la réalisation de l’objectif d'un Continent exempt de conflits, les États d’Afrique centrale se sont dotés en 2010 de leur propre instrument juridique de contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC) : la « Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des ALPC, leurs munitions et toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage », mieux connue sous le terme de « Convention de Kinshasa »...

Dépenses militaires, production et transferts d’armes - Compendium 2018

Ce rapport présente une synthèse des principales tendances et statistiques relatives aux dépenses militaires mondiales, à la production et aux transferts internationaux d’armements conventionnels, sur la base des Fact Sheets et des bases de données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

Vers une montée en puissance de l’engagement allemand dans la sécurité en Afrique de l’Ouest ?

Dans le "Livre blanc" de 2016 portant sur la politique de sécurité et l’avenir de l’armée allemande, l’Afrique ne fait pas partie des priorités de l’Allemagne. Le Sahel, présenté comme une zone d’"États fragiles" (fragile Staatlichkeit) caractérisée par une "mauvaise gouvernance" (schlechte Regierungsführung), n’y figure pas comme un enjeu important. Pourtant, depuis 2017, l’Allemagne accompagne la France aux côtés des membres du G5 Sahel pour soutenir entre autres la création d’une Force conjointe visant à lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière dans la région...

L’Organisation Badr en Irak : l’ancrage étatique d’une milice pro-iranienne

Le 9 décembre 2017, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi annonçait la défaite de l’État islamique (EI), après trois ans de conflit en Irak et en Syrie. Si la contribution des milices chiites dans la chute du califat est indéniable, les exactions commises par ces groupes armés au cours de leur lutte restent fortement décriées. L’instrumentalisation de certaines milices par l’Iran suscite également de nombreuses inquiétudes, principalement à l’heure de la reconstruction. Au cœur des préoccupations figure notamment l’Organisation Badr. Cette milice chiite, l’une des plus puissantes en Irak, revendique ouvertement son allégeance à Téhéran tout en disposant d’une implantation significative au sein de l’appareil politique irakien. Cette singularité lui permet ainsi d’opérer dans une  véritable « zone grise »[1], dont l’autonomie ne cesse de croître. Au vu de son antériorité mais surtout de sa participation au conflit contre l’EI, dans quelle mesure l’Organisation Badr est-elle susceptible de déstabiliser l’Irak post-conflit ?

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – January to March 2018

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011, aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes.

Credit: demonstrations in Conakry (source : Cellou Binani)

 

Risk assessment in arms export controls: indicators and risk factors

In recent years, numerous indicators, or indexes, have been developed by international and non-governmental organizations with the objective of assessing State’s performances on an increasingly wider array of issues. These indicators now represent a systematic and important source of information on political, security and human rights issues of one given country. This Note intends to analyze the use of indicators as risk assessment tools in the field of arms exports control. The aim is to contribute to improved practices while assessing risks associated with arms export and to the consolidation of the User Guide on the EU Common Position.

The South China Sea: the long road of diplomacy

The South China Sea is a strategic area of transit for a large share of global trade. It is also a region characterized by territorial and maritime disputes between China and several of its Southeast Asian neighbors. In July 2016, an arbitration tribunal ruled that Chinese claims were not consistent with the provisions of the United Nations Convention on the Law of the Sea (UNCLOS). However, this clarification of the rule of law did not facilitate negotiations between China and its neighbors. On the contrary, it led to a consolidation of a discussion format where power asymmetry and political games dominate. This note aims at detailing this apparent paradox, between an eroded rule of law and a falsely reinforced diplomatic channel.

Crédit photo : UN Photo/Eskinder Debebe

Volunteers’ battalions and village guards: two risky end-users in Ukraine and Turkey

Arms exporters are used to deliver products to governmental authorities, such as regular military or established police forces, private security companies and sometimes civilians holding a valid permit. However, another kind of end-user can top the list of recipients: pro-governmental militias. These militias are believed to share the same responsibilities as soldiers and policemen, such as law enforcement or external defense, while distancing themselves from the chain of command of regular forces and their rules of engagement. This Analysis seeks to highlight risks and challenges posed by arms exports to these non-state actors with two case-studies: Ukrainian volunteers’ battalions and Turkish village guards.

Crédit photo : Camion blindé improvisé du batailon Azov en Ukraine

The Iranian deal under threat

The signature of the JCPoA in 2015 has rightly been hailed as a major diplomatic success for the international community and the nuclear non-proliferation regimes. The rationale behind the agreement was simple, on the one hand Iran would abandon its nuclear program and accept a strong regime of inspections, on the other hand all nuclear related sanctions at the level of the UN, EU and US would be lifted and Iran would find its place back in the global trade flows. But after the election of Donald Trump, the entire deal seems to be in jeopardy. Trump, who never hid his disdain for the deal, issued an ultimatum to Iran and the other partners of the JCPoA, threatening to terminate US participation if it was not “fixed”. This Analysis aims to expose what the US see as “flaws” in the JCPoA and what are the Iranians claims about what they see as US violations of the deal. It will also put the role the Europeans into perspective, should the US walk away from the deal...

Crédit photo : Signature du JCPoA à Vienne en juilet 2015 (crédit : ONU/Dragan Tatic)

 

Diversion of arms: the weakness of European practices in risk assessment

The standards and procedures of EU Member States to strengthen arms export controls, including preventing and countering diversion, are considered to be among the highest in the world. Yet today, not a month goes by without a Member State being questioned about its export decisions. The publication of cases of diversion - suspected or proven - of European weapons in the Middle East is increasing, and now from countries that are considered as allies and among the best customers of the EU countries. This Analysis presents some of the challenges in preventing and combating the diversion of weapons that EU Member States face when authorizing exports.

(Photo credit: militaryedge.org, Syrian Rebel with a PKM)

 

RCA: difficile politique d’apaisement. La justice transitionnelle menacée?

Malgré la signature de plusieurs accords politiques depuis 2016, les groupes armés omniprésents dans douze des quatorze provinces de la République centrafricaine (RCA) poursuivent leurs exactions. Depuis début 2017, un nouveau cycle de violences communautaires et confessionnelles, rappelle celui de 2013-2014.

La mission EUNAFVOR MED Libye: des critiques justifiées?

Le 19 avril 2015 a marqué un tournant dans la position adoptée par l’Union européenne (UE) vis-à-vis de ce qui est désigné aujourd’hui comme la "crise méditerranéenne" ou la "crise migratoire". Ce jour-là, un bateau contenant environ 700 migrants au départ des côtes libyennes chavire près de l’île italienne de Lampedusa, causant la mort d’au moins 400 d’entre eux. Cette tragédie largement médiatisée rend soudain manifeste l’augmentation des flux migratoires illégaux à travers la Méditerranée, ainsi que le juteux trafic de migrants qui s’y greffe. L’intérêt particulier de l’Europe envers la Libye découle précisément de ces deux phénomènes complexes, tous deux causés par la guerre civile et l’instabilité politique qui règne dans le pays depuis 2011...

Libyan crisis: role and concerns of the EU and its member states

When the regime of Muammar Gaddafi collapsed under NATO bombs, in 2011, France and the United Kingdom, the main instigators and actors of the Libyan campaign, were far from understanding that Libya would become the theater of a never-rending and complex conflict, much like those who torment the Middle East.

The difference in Libya, however, is that the European Union and its members play a leading role. In spite of conflicting policies and interests, they have been able to preserve a certain unity. The relationship between Italy and France in the Libyan case, however, remains marked by mutual mistrust and misunderstanding

(Photo credit: On 25 July, Emmanuel Macron invited Fayez Sarraj, President of the Presidential Council of the Government of National Accord, and Khalifa Haftar, commander of the Libyan National Army. Source: Elysee.fr)

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