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MONITORING DE LA STABILITÉ RÉGIONALE DANS LE BASSIN SAHÉLIEN ET EN AFRIQUE DE L’OUEST Juillet à septembre 2018

Découvrez le suivi trimestriel de la situation politique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. Ce monitoring trimestriel est publié par le GRIP depuis 2011. Les monitoring précédents peuvent être consultés en ligne.

Crédit Photo : Wilguette Eznez, ChateauNews pour la République du Congo

 

L'homme qui répare les femmes: le combat du Docteur Mukwege (5e édition, revue et augmentée)

Paru en octobre 2012, le livre de Colette Braeckman en est désormais à son 5e tirage. La réédition se démarque par sa nouvelle couverture et l’ajout de deux chapitres inédits. Depuis la première parution, le médecin-chef de Panzi s’est retrouvé à deux reprises sur la « short list » des candidats au prix Nobel de la paix et en 2014. Le Parlement européen lui a décerné le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Son combat a été porté à l’écran par Thierry Michel et Colette Braeckman dans un documentaire couronné de récompenses dans les festivals internationaux.

Cette nouvelle édition peut être commandée via notre site (www.grip.org) ou par téléphone au 02/241 84 20.

Le Brexit et la Défense européenne

Ce rapport aurait pu être rédigé sous la forme d’un récit historique. Celui d’une grande illusion collective qui, au fil des mois, a cédé le pas au désenchantement et à la résignation. Dans un premier temps, les Britanniques ont cru, ou espéré, que le Brexit n’aurait pas vraiment remis en cause leur rôle dans la PSDC. Ils ont ainsi évoqué, certes avec une certaine pudeur, des solutions qui les auraient tenus, de fait, arrimés à cette politique. Ils devront vite déchanter et revoir à la baisse leurs ambitions.

Tensions en mer d’Azov

La mer d’Azov constitue la partie supérieure de la mer Noire, située entre la péninsule criméenne, les côtes du sud-est de l’Ukraine et la Russie. Elle est séparée de la mer Noire par le court détroit de Kertch. Cette zone est l’objet d’un regain d’activité de la part des forces armées russes et ukrainiennes sur fond de tensions créées par le harcèlement russe de bateaux ukrainiens et internationaux qui y naviguent et par la situation en Crimée occupée.

Source : Google Maps. La ligne rouge représente la Ligne de Contact entre forces ukrainiennes et séparatistes.

La Crimée après l’annexion

L’annexion de la péninsule par la Russie en mars 2014 ne va pas sans poser de problèmes logistiques complexes. La seule voie d’accès vers le continent passe par l’Ukraine, qui a interdit le trafic commercial routier et ferroviaire vers la Crimée. Le ravitaillement et le commerce de la péninsule avec la Russie se fait donc via des ferries qui naviguent dans le détroit de Kertch. Toutefois, les eaux douces venant des fleuves Don et Kouban restent en surface sur la mer d’Azov et provoquent le gel de la mer intérieure en hiver, ce qui peut bloquer les rotations des ferries vers la Russie.

Certificat d’utilisateur final : une valeur ajoutée ?

Les certificats d’utilisation/utilisateur final(e) (CUF) sont souvent considérés comme des outils indispensables pour lutter contre le détournement d’armes. Ils permettraient également d’exclure des utilisateurs finaux suspectés de non-respect des droits de l’homme ou du droit international humanitaire. Pourtant, de nombreux problèmes entourent les CUF : certains pays en sont dispensés ; ils peuvent être falsifiés, non vérifiés ou leur violation n’entraine aucune conséquence ultérieure. Ils ne sont donc utiles que dans le cadre d’un ensemble d’autres mesures en amont et en aval de l’exportation. La réaction des États face aux violations des engagements de l’importateur et la diffusion de l’information concernant les États responsables de pratiques de détournement seront également abordées, ainsi que des pistes de renforcement du système de contrôle...

Crédit photo : Mitrailleuse serbe M02 Coyote utilisée par un rebelle en Syrie (2016) - source: ARES (Armament Research Service) via Facebook.

Les droits humains dans ma commune. Et si la liberté et l'égalité se construisaient dans la cité?

«Où les droits de l’homme commencent-ils?», s’interrogeait, en 1948, Eleanor Roosevelt, l’une des grandes instigatrices de la Déclaration universelle. «Dans des lieux proches de nous, si proches et si petits qu’on ne peut les voir sur aucune carte», répondait-elle. La commune en est sans doute l’exemple même. Devant la croissance des inégalités, de l’intolérance et de l’exclusion, les villes et communes sont devenues un enjeu crucial pour le mouvement des droits humains. C’est là qu’il peut agir directement, en tablant sur la proximité et sur le caractère concret des combats à mener.

Résumé du SIPRI Yearbook 2018 - Armements, désarmement et sécurité internationale

Le SIPRI Yearbook fait autorité en tant que source indépendante de données et analyses sur l’armement, le désarmement et la sécurité internationale. Il propose un aperçu des évolutions dans les domaines de la sécurité internationale, des armes et de la technologie, des dépenses militaires, du commerce et de la production des armes, des conflits armés et de leur prévention, ainsi que des initiatives de contrôle des armes classiques, nucléaires, chimiques et biologiques. 

Cette brochure est le résumé de la 49e édition de l’annuaire, qui traite des évolutions suivantes en 2017 : 

Job multiplier effect in the Belgian arms production industry

Arms and military equipment production employs several thousand workers in the 71 companies identified in the GRIP database, but it also has effects on the employment of the Belgian economy as a whole. These effects are measured by different types of jobs multipliers defined by the Federal Planning Bureau for each sector of activity in Belgium.

These multipliers make it possible to estimate the total employment that will be created in the whole of the Belgian economy (in the firms, in the suppliers chain and by the consumption of the households) when a company has to increase its production to respond to an additional exogenous final demand. According to this methodology, GRIP estimates the total employment generated in Belgium by the production of weapons and military equipment at 11,403 jobs in 2017.

Diamants du sang: l’UE pourra-t-elle réformer le Processus de Kimberley?

Depuis janvier 2018, l’Union européenne assure la présidence tournante du Processus de Kimberley, un accord international visant à empêcher la circulation des « diamants du sang » sur les marchés légaux. Aussi appelés diamants « de conflit » ou « de guerre », ces diamants produits dans des contextes violents financent les groupes armés, alimentent les réseaux de la contrebande, de blanchiment d’argent ou d’évasion fiscale, et privent les travailleurs de leurs droits sociaux...

Retour de la Russie en RCA : entre multiples intérêts et lutte d’influence

Depuis une rencontre en octobre 2017 à Sotchi entre le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, la Russie renforce son soutien militaire au gouvernement de Bangui. La présence de « russophones » est de plus en plus marquée dans le pays et semble globalement bien perçue par la population. Cependant, en parallèle, la Russie n’hésite pas à lancer des négociations controversées avec des groupes armés « rebelles » afin de pouvoir s’assurer un accès aux ressources naturelles de l’est centrafricain, quitte à satisfaire, si besoin à l’avenir, les intérêts économiques de ces groupes. Dans le cadre d’une stratégie globale visant à reprendre pied sur le continent africain, le Kremlin accroît progressivement son influence en République centrafricaine (RCA) et semble contribuer à affaiblir celle d’autres puissances, telles que celles de la France ou encore des États-Unis.

Crédit photo : UN Photo/Martine Perret

Hiroshima : "300 grammes pour provoquer l’anéantissement"

Ces 6 et 9 août 2018 est annoncée la présence d’au moins 90 diplomates étrangers pour les 73commémorations des destructions, par des armes nucléaires, des villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki. À l’heure où le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) est en voie de ratification[1], l’analyse de ce qui est sans doute le premier témoignage direct d’un représentant diplomatique français sur la destruction d’Hiroshima apporte un nouveau regard sur cette page sombre de la guerre et sur la nécessité de parvenir à un monde sans armes nucléaires.

Crédit photo : Hiroshima Peace Memorial museum

Hiroshima : un exemple

Six mois après la destruction de la ville d’Hiroshima, M. Lacoste, diplomate français, transmit son rapport à son ministre des Affaires étrangères Georges Bidault, sur le « voyage d’étude » réalisé dans cette ville le 27 janvier 1946. Il a en effet « cru intéressant de consigner des témoignages pour information ». Son document[2] est basé sur les témoignages et les explications reçus sur place d’« officiers de la 8e armée américaine, [du] médecin colonel Dr Hall » et de Japonais, ainsi que sur les impressions des membres de la délégation française.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – Avril à juin 2018

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.
 
(Crédit photo :  Guinée, cinq morts dans des violences post-électorales - Koulouba.com)

Convention de Kinshasa: défis et espoirs après la Première Conférence des États parties

Motivés par l’ambition de l’Union africaine (UA) de « faire taire les armes à l’horizon 2020 » en vue de faciliter la réalisation de l’objectif d'un Continent exempt de conflits, les États d’Afrique centrale se sont dotés en 2010 de leur propre instrument juridique de contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC) : la « Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des ALPC, leurs munitions et toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage », mieux connue sous le terme de « Convention de Kinshasa »...

Dépenses militaires, production et transferts d’armes - Compendium 2018

Ce rapport présente une synthèse des principales tendances et statistiques relatives aux dépenses militaires mondiales, à la production et aux transferts internationaux d’armements conventionnels, sur la base des Fact Sheets et des bases de données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

Vers une montée en puissance de l’engagement allemand dans la sécurité en Afrique de l’Ouest ?

Dans le "Livre blanc" de 2016 portant sur la politique de sécurité et l’avenir de l’armée allemande, l’Afrique ne fait pas partie des priorités de l’Allemagne. Le Sahel, présenté comme une zone d’"États fragiles" (fragile Staatlichkeit) caractérisée par une "mauvaise gouvernance" (schlechte Regierungsführung), n’y figure pas comme un enjeu important. Pourtant, depuis 2017, l’Allemagne accompagne la France aux côtés des membres du G5 Sahel pour soutenir entre autres la création d’une Force conjointe visant à lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière dans la région...

L’Organisation Badr en Irak : l’ancrage étatique d’une milice pro-iranienne

Le 9 décembre 2017, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi annonçait la défaite de l’État islamique (EI), après trois ans de conflit en Irak et en Syrie. Si la contribution des milices chiites dans la chute du califat est indéniable, les exactions commises par ces groupes armés au cours de leur lutte restent fortement décriées. L’instrumentalisation de certaines milices par l’Iran suscite également de nombreuses inquiétudes, principalement à l’heure de la reconstruction. Au cœur des préoccupations figure notamment l’Organisation Badr. Cette milice chiite, l’une des plus puissantes en Irak, revendique ouvertement son allégeance à Téhéran tout en disposant d’une implantation significative au sein de l’appareil politique irakien. Cette singularité lui permet ainsi d’opérer dans une  véritable « zone grise »[1], dont l’autonomie ne cesse de croître. Au vu de son antériorité mais surtout de sa participation au conflit contre l’EI, dans quelle mesure l’Organisation Badr est-elle susceptible de déstabiliser l’Irak post-conflit ?

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