Rectificatif : Maroc-Sahara Occidental

Dans un article intitulé, « un sixième Etat au Maghreb, un facteur de déstabilisation », publié le 13 février sur le site Plan Autonomie.com, des propos attribués au GRIP ont été abusivement sortis de leur contexte pour servir la thèse officielle d’un des Etats de la sous-région sur la question du Sahara Occidental.

Début février, Michel Luntumbue, chargé de recherche au GRIP sur l’axe Conflit, sécurité et gouvernance en Afrique avait accordé à Mohammed Hamiddouche, correspondant à Bruxelles de l’agence marocaine de presse (MAP), un entretien portant sur l’analyse du rôle et du leadership de l’Algérie dans la résolution de la crise qui touche la région sahélo-saharienne, en l’occurrence la crise malienne. La question de l’irrédentisme avait été abordée incidemment, mais en lien avec les revendications indépendantistes touareg au Mali et leurs conséquences pour la sous-région. Rappelant la position de l’UA sur cette question (le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation), Michel Luntumbue avait souligné, à la lumière du précédent sud-soudanais, le risque de tensions et d’un appel d’air dans tous les pays qui comptent des minorités et qui craignent l’enclenchement d’une dynamique de balkanisation.

Le GRIP ne se reconnaît nullement dans les propos sortis de leur contexte et arbitrairement appliqués au cas du Sahara et qui tendent à accréditer un alignement du GRIP sur la position officielle du gouvernement du Maroc sur le statut de ce territoire. Pour rappel, le Sahara occidental est considéré par l’ONU comme un territoire non autonome, dont la décolonisation n'est pas terminée. L'Union africaine reconnait cependant la République arabe sahraouie démocratique (RASD) comme un État membre de plein droit depuis 1982.