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L’Amérique latine, nouvel Eldorado pour les armes européennes?

Les États d’Amérique latine se trouvent aujourd’hui dans une situation exceptionnelle, où se mêlent contraction des budgets de défense et réorientation des missions des forces armées vers des questions de sécurité publique. Cette Note d’Analyse présente l’évolution des dépenses militaires de ces pays ainsi que de leurs acquisitions d’armements : qui sont les principaux importateurs, leurs fournisseurs et quelles sont les tendances actuelles. Elle se penche également sur les transferts d’armes légères et de petit calibre et de leurs munitions des États membres de l’Union européenne vers cette région...

Crédit photo : parachutistes mexicains (Master Sgt. Adam M. Stump/USAF/Wikimedia Commons)

 

Transferts d’armes aux groupes armés de Syrie: le rôle de Washington

Depuis 2012, des armes et des munitions arrivent massivement aux multiples groupes armés actifs en Syrie, en provenance notamment des Balkans et transitant par des pays voisins qui, comme l’Arabie saoudite, déclarent en être les destinataires. Loin de n’être qu’une affaire mêlant exportateurs peu scrupuleux et importateurs faisant fi de l’interdiction de réexporter leur armement, il apparaît que les États-Unis sont au cœur de ces transferts.

Via deux programmes, le premier mis en œuvre par la CIA au bénéfice des opposants au gouvernement de Damas, le second organisé par le Pentagone visant à armer les adversaires de l’État islamique, les États-Unis ont en effet coordonné, facilité et financé à hauteur de plusieurs milliards de dollars, des achats d’armes dans des pays-tiers et supervisé leur acheminement aux groupes rebelles syriens qu’ils souhaitent soutenir. Mais ce déluge d’armes a produit de nombreuses dérives, dont l’approvisionnement de groupes djihadistes et des combats entre factions armées, les unes par la CIA, les autres par le Pentagone.

Crédit photo : missile TOW américain utilisé par des combattants de l'Etat islamique

Transferts d’armes des Balkans vers le Moyen-Orient et risques de détournement vers des groupes armés

Depuis 2011, les flux d’armes légères et de petit calibre des Balkans vers le Moyen-Orient ont fortement augmenté. Si l’Irak demeure logiquement le premier importateur d’armes balkaniques de la région, l’Arabie saoudite s’est aussi imposée comme un client majeur. D’autres, en particulier la Turquie, la Jordanie et les Émirats arabes unis, ont également développé fortement leurs achats d’armes. Le principal pays exportateur vers le Moyen-Orient est, de très loin, la Bulgarie, suivie par la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie. La courbe de leurs exportations est fortement ascendante, avec des records de vente enregistrés en 2015 ou 2016.

Or, une partie de ces armes a été détournée vers divers groupes armés non étatiques actifs en Syrie, y compris des "filiales" d’Al-Qaïda et même État islamique. La politique laxiste des exportateurs n’est pas seule en cause. En effet, ces transferts s’inscrivent dans une stratégie allant bien au-delà des Balkans et du Moyen-Orient.

Crédit photo : Mitrailleuse serbe M02 Coyote utilisée par un rebelle en Syrie (2016) - source: ARES (Armament Research Service) via Facebook.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – Juillet à septembre 2017

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.

Crédit photo : Casque bleu de la MINUSMA près de Gao (source : MINUSMA / Harandane Dicko)

L’armée turque après le putsch: outil éreinté au service de la politique étrangère d’un régime consolidé

L’armée turque a subi la tentative de coup d’État de juillet 2016 et ses suites de plein fouet: secouée par des vagues de purges parmi ses cadres, privée de son indépendance par sa soumission au gouvernement civil, elle doit cependant maintenir des engagements cruciaux à l’intérieur et à l’extérieur du pays tout en s’adaptant à la posture internationale de plus en plus clivante qu’entend tenir le président Erdogan. Ainsi, l’outil militaire d’une politique étrangère de plus en plus vindicative ressort au contraire éreinté du processus de consolidation du pouvoir post-coup. Observant des déficits dans des secteurs essentiels à ses missions actuelles, comme les capacités aériennes et la planification stratégique, l’armée voit également la pérennité de son professionnalisme menacé par une baisse des exigences de recrutement et de formation et leur basculement vers des critères de loyauté politique plutôt que d’excellence militaire.

(Crédit photo: Turkish Soldiers - U.S. Navy photo by MC2 (SW) Christopher Hall)

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – Avril à juin 2017

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. 

Crédit photo : Projet à impact rapide (QIP) à Gao, financé par la MINUSMA (UN Photo/Harandane Dicko/mai 2017)

La convention d’interdiction des armes nucléaires : de la négociation au premier "draft"

Pour la première fois depuis la signature en 1996 du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), une négociation s’est ouverte sur un nouvel instrument multilatéral de désarmement nucléaire. L’objectif est de compléter la gamme des traités actuels qui interdisent les armes dites « inhumaines » (armes biologiques, chimiques, mines antipersonnel, sous-munitions) ; les armes nucléaires étant les dernières armes de destruction massive à ne pas faire l’objet d’une interdiction totale. Le 22 mai, un premier projet de la Convention d’interdiction des armes nucléaires a été publié et est désormais soumis aux critiques, dans l’objectif que le 15 juin, date de la reprise du second cycle de négociations, les manques aient été corrigés et que les travaux aboutissent le 7 juillet 2017 à un document définitif.

Crédit photo : Première session de la négociation à l'ONU (Jean-Marie Collin)

Missiles Tomahawk et "Mother of All Bombs": dilapidation et "ligne rouge" dans la politique de l’administration Trump

La présente analyse s’intéresse aux récentes actions coercitives menées par les États-Unis en Syrie (avec le tir de 59 missiles Tomahawk) et en Afghanistan (avec le largage d’une Massive Ordnance Air Blast Weapon, ou MOAB). Nous mettons en évidence le fait que ces actions projettent une nouvelle représentation de l’usage de la force par Washington, en décalage avec l’image de « violence économique » qui s’était imposée durant la présidence de Barack Obama. À partir des travaux philosophiques de George Bataille sur le gaspillage et les transgressions, nous montrons que ces actions peuvent être analysées comme une célébration punitive visant à affirmer le statut des États-Unis sur la scène internationale.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – janvier à mars 2017

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne". Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. 

Crédit photo : Patrouille de la Police UNPOL à Tombouctou (MINUSMA/Harandane Dick)

Le Fonds fiduciaire d’urgence et son volet Sahel: l’immigration comme nouvel enjeu de sécurité et développement

Portée au sommet de l’agenda européen de politique extérieure, la région du Sahel s’est vu consacrer un volet à part entière au titre de la mise en place du "Fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique". S’il se caractérise d’abord par la flexibilité accrue de son mode de fonctionnement et de gouvernance, cet instrument de coopération témoigne en outre d’un alignement progressif des agendas européens de sécurité et de développement dans cette région du monde. Précisément, cette note vise à cerner les spécificités, les atouts et les éventuels biais de ce nouvel outil de gestion des migrations, à dresser un rapide bilan de sa mise en œuvre et enfin, à revenir sur l’évolution contemporaine de la politique européenne au Sahel.
Crédit photo : Projet d'irrigation de rizières au Mali (source : UN Photo/Marco Dormino)
 
 

Un Califat en Asie du Sud-Est: logiques croisées d’une crainte partagée

Tandis qu’elle accumule les défaites militaires en Irak et en Syrie, l’organisation terroriste État islamique (EI) pourrait ouvrir un nouveau front en Asie du Sud-Est, où elle pourrait même instaurer un «califat». Le scénario se précise à mesure que les mouvements les plus radicaux du sud des Philippines semblent se globaliser, se professionnaliser et se greffer mieux que jamais à des réseaux et lignes de fracture socio-politiques transfrontalières. Ce développement augure d’une transformation durable du paysage djihadiste dans la région, et des moyens d’y faire face – alors même qu’un «modèle» sud-est asiatique de contreterrorisme semblait avoir fait ses preuves.
Photo: Combattants d’Abu Sayyaf prenant la pose avec un drapeau de l’État islamique.

Commerce des armes et responsabilité internationale des États exportateurs

En vertu du droit européen et international, il est interdit aux États membres de l'Union européenne de faciliter, de contribuer à ou de soutenir des violations des droits humains et du droit international humanitaire à l'étranger, par exemple au travers de transferts d'armes. Pourtant, des inquiétudes existent quant à la légalité de certaines exportations d’armements. Au-delà de la responsabilité première qui incombe à l’utilisateur des armes, cette note d’analyse vise à examiner la question de la responsabilité légale des États européens qui transfèrent des armes vers d’autres États dans des situations où celles-ci pourraient être utilisées pour commettre de graves violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire. 

Où en est la recherche européenne de défense?

En 2016, pour la première fois de leur histoire, les institutions européennes ont décidé de financer des actions dans le domaine de la recherche de défense. Il s’agit d’un changement fondamental dans l’approche de l’Union vis-à-vis de la défense européenne. Cela pourrait se révéler un véritable game changer en fonction des modalités qui seront retenues pour définir le montant et les contours du futur programme de recherche de défense européen (EDRP) ainsi que son articulation avec les planifications de défense nationales et la planification de défense européenne qui semble en passe d’émerger. D’importantes autres questions seront également à trancher telles que l’articulation du programme européen avec des programmes capacitaires, ainsi que sa gouvernance d’ensemble. La présente Note d’Analyse, élaborée à partir d’un rapport fait au Parlement européen en mars 2016, dresse un point de situation au printemps 2017. 

Crise politique en Malaisie : silence et turbulences

Depuis 2015, la Malaisie est engoncée dans une crise politique qui n’en finit pas, précipitée par un scandale de corruption d’ampleur mondiale. Au cœur de la tourmente, le Premier ministre Najib Razak aurait perçu pas moins d’un milliard de dollars d’un fonds souverain – « 1MDB » – au bord de la faillite aujourd’hui. Son gouvernement a pourtant réagi par une fuite en avant potentiellement déstabilisatrice pour toute la région : il a réduit au silence ses détracteurs par un usage intensif de lois liberticides et joue la carte raciale et religieuse pour gagner des élections qui s’annoncent contestées. Une telle évolution est appelée à déborder des frontières, mais pour quelles conséquences ?

Les biens et technologies de production d’armements : des exportations à risque

Les biens et technologies de production d'armements occupent une place stratégique dans le marché international de l'armement : ils permettent à l'État importateur de devenir autonome par rapport à son fournisseur tout en acquérant des compétences susceptibles de stimuler son industrie de défense. Pour les entreprises exportatrices, le défi est de répondre à l'accroissement des exigences d'offsets impliquant des transferts de technologies de production tout en conservant leur savoir-faire et donc leur compétitivité. Pour les États exportateurs, plusieurs impératifs entrent en considération lors de l’exportation de capacités de production : le contrôle de l'utilisation finale de ces capacités et des armes qu'elles serviront à produire, et la minimisation de l'impact que pourrait avoir cette exportation sur son niveau d'emploi. 

Crédit photo : Usine de munitions de l’entreprise Caracal (source: army-technology.com)

Contrôle du transit et transbordement. Focus sur trois pays européens

Le 23 novembre dernier, les autorités portuaires de Hong Kong saisissaient neuf véhicules blindés Terrex appartenant à Singapour lors de l’escale d’un porte-conteneur dans le port chinois. Les véhicules n’avaient pas fait l’objet d’une licence de transit et leur saisie allait déclencher une crise diplomatique entre Singapour et la Chine. Cet incident nous permet de comprendre les enjeux des contrôles du transit et transbordement d’équipements de défense. Ces contrôles sont souvent le parent pauvre des publications sur les contrôles à l’exportation. Dans cette analyse, nous examinerons sous cet angle trois pays européens, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, afin de dégager quelques différences dans les législations et les pratiques de ces trois états voisins de la Belgique.

Crédit photo : Cochin International Contrainer Transhipment Terminal (Commons Wikimedia)

Donald Trump élu président: nouveau symptôme d’une régression des valeurs libérales en Occident?

La récente élection de Donald Trump et le Brexit ont pris en défaut les prédictions majoritaires, basées sur une vision très répandue selon laquelle les occasionnelles victoires électorales de mouvements xénophobes et d’extrême-droite dans certains pays occidentaux ne sont que de simples nids-de-poule sur le chemin menant à un monde libéral et cosmopolite. Toutefois, le verdict populaire dans deux des démocraties les plus avancées au monde, ainsi que les succès engrangés par des démagogues racistes dans plusieurs pays européens, suggèrent une inquiétante montée en puissance d’idéologies populistes reposant sur le racisme et l’anti-mondialisation, l’autoritarisme politique, et le conservatisme social. Et une dérive tout aussi inquiétante vers la « démocratie illibérale », c’est-à-dire un régime dans lequel des dirigeants démocratiquement élus font adopter des législations qui restreignent ou suppriment des libertés publiques, la liberté de la presse ou encore l’indépendance des cours.

Cartoon: (c) David Parkins

 

L’ONU et la lutte contre le commerce illicite des armes légères en 2016

En juin 2016, les États parties au Programme d’action sur les armes légères (PoA) se sont réunis une nouvelle fois afin d’évaluer les progrès accomplis en matière de prévention et d’élimination du commerce illicite des armes légères. Il s’agit de la 10e réunion depuis l’adoption du Programme en 2001, il y a quinze ans. Après l’entrée en vigueur du Traité sur le commerce des armes en décembre 2014 et l’adoption en septembre 2015 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, 2016 aura été une année de transition et de petites avancées pour le processus des Nations unies sur les armes légères. Sans oublier, à l’horizon 2018, la troisième Conférence d’examen de ce même Programme d’action.

Burkina Faso: où en est la réforme de l’armée deux ans après l’insurrection populaire?

La présente réflexion analyse les enjeux de la réforme de l’armée au Burkina Faso, deux ans après la fin du régime de Blaise Compaoré. Cette réforme s’inscrit dans le processus de changement impulsé par l’insurrection d’octobre 2014. La stabilité du nouveau pouvoir dirigé par le président Roch Kaboré et la résilience du pays à la menace terroriste constituent les principaux enjeux. De par sa portée, et malgré les changements qu’elle a suscités, la réforme n’induit pas encore un changement de paradigme sur la politique de défense.

Crédit photo : Forces armées nationales (FAN) du Burkina Faso (source : aouaga.com/photographe A.O)

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – octobre à décembre 2016

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne", financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg. Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. 

Crédit photo : Manko Wattu Senegal (Grande marche d'opposition) Seneweb.com

Corée du Sud: l’émergence d’un nouvel exportateur majeur d’armements

La Corée du Sud a connu un développement économique, industriel et technologique incomparable sur les 60 dernières années. De pays parmi les plus pauvres de la planète au lendemain de la guerre de Corée, il est passé au rang de 11e puissance mondiale en terme de PIB, devant l’Australie et la Russie. Ce pays a également développé une base industrielle et technologique de défense (BITD) impressionnante, passant d’une dépendance totale vis-à-vis des importations de défense américaines à des exportations d’armement qui ont atteint 3,49 milliards USD en 2015. Dans cette Note d’Analyse, nous examinerons les politiques industrielles et le contexte sécuritaire qui ont permis cette croissance. Nous analyserons ensuite le projet KF-X (avion de combat de 4e génération) actuellement en cours de développement conjoint par la Corée du Sud et l’Indonésie. Ce projet ambitieux représente un test majeur pour l’industrie de défense sud-coréenne en termes d’acquisition et de transfert de technologies et de capacités d’assemblage...

Crédit photo: Forces armées de la République de Corée. Digitalmode.net

Voir la vidéo "L'industrie de défense sud-coréenne: 3 questions à Denis Jacqmin"

La criminalité environnementale en Afrique de l’Ouest: pratiques et enjeux 

Si le thème de la «criminalité environnementale» est désormais au cœur de l’agenda politique international, qu’en est-il spécifiquement en Afrique de l’Ouest, zone-carrefour du trafic d’espèces sauvages? Quelle est la réalité régionale de ce phénomène? Précisément, l’objectif de cette note est d’esquisser une cartographie des pratiques et enjeux associés à la criminalité environnementale dans cette région du monde. Après un état des lieux des principaux trafics traversant l’espace ouest-africain, cette analyse aborde plus en détail les enjeux associés à la criminalité forestière et la pêche illicite, ainsi que, en filigrane, leurs impacts en termes de paix et de sécurité régionales. Enfin, ce papier présente un examen synthétique des divers mécanismes politico-juridiques élaborés aux fins de la lutte contre les crimes et les abus à environnementaux.

L’Assemblée générale de l’ONU ouvre la porte à un traité d’interdiction des armes nucléaires

Pour la première fois depuis deux décennies, la communauté internationale s’est retrouvée à la Première commission de l’ONU pour adopter ou rejeter une proposition concrète de résolution destinée à faire avancer les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire. Une large majorité d’État – issue du mouvement de l’initiative humanitaire – soutenue par la société civile a ainsi proposé qu’en 2017, un instrument juridique pour interdire les armes nucléaires soit négocié et ce, malgré une forte opposition des puissances nucléaires. C’est ainsi une véritable bataille argumentaire sur les objectifs et les conséquences de cette résolution instituant ce futur traité qui a été réalisée, par les différentes parties, durant cette 71e Assemblée générale de l’ONU.

(Crédit photo: icanfrance.org - vote OEWG)

 

Au cœur du système Lockheed Martin – Contribution au débat sur le remplacement des F-16 en Belgique

De quel système politique, économique et militaire émane le F-35 Joint Strike Fighter de Lockheed Martin ? Les forces armées belges ont lancé en juin 2014 une procédure destinée à remplacer les F-16. Le F-35 est l’un des cinq appareils qui fait l’objet d’une évaluation de la part de la composante aérienne à cette fin. Nombreux sont par ailleurs ceux qui pensent que l’avion a les faveurs des pilotes belges. Dans cette note, nous cherchons à contextualiser le débat belge qui entoure ce remplacement en explorant d’une manière critique les rouages sociaux sous-jacents à ce projet technique.

Crédit photo: www.mil.be

Corée du Nord : le scénario du pire?

La Corée du Nord interpelle. Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, les espoirs de détente ont été douchés par l’accélération des provocations de Pyongyang – tirs de missiles et essais nucléaires – aux répercussions régionales majeures. La défense anti-missile (DAMB) constitue ainsi un nouveau point de crispation entre puissances, que la menace nord-coréenne a encouragé. De ces développements inquiétants se dégagent deux questions majeures : de quelles capacités dispose la Corée du Nord, et que veut-elle ? Cette seconde partie d’analyse* restitue l’histoire des différentes crises nucléaires coréennes pour fournir au final un bilan de la situation mais aussi une perspective critique à la fois des réalisations, des ambitions et des contraintes de Pyongyang et des options à disposition de la communauté internationale...

Crédit photo : les statues de Kim Il-sung et Kim Jong-il devant le "Palais du Soleil Kumsusan" - en fait, le mausolée érigé à la gloire de la dynastie Kim (source : collection privée)  

*Première partie : Corée du Nord - Questions nucléaires et balistiques

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