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Une décennie de frénésie militaire - Dépenses militaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Blindé M1A2S destiné à l'Arabie Saoudite. Stand de General Dynamics Land Systems, IDEX-2013 (International Defence Exhibition and Conference, Abu Dhabi, EAU)

La dernière décennie a été témoin d’un processus de militarisation du monde sur lequel la crise économique et financière mondiale ne semble avoir eu qu’un impact limité, en particulier au Sud et à l’Est de la Méditerranée. Cette Note d’analyse dresse un état des lieux des dépenses militaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Elle propose aussi quelques pistes pour une meilleure compréhension des investissements colossaux en cours dans ces régions. Elle met notamment en exergue le potentiel militaire qu’offre la rente pétrolière dans les pays qui en bénéficient et s’attarde sur deux pays singuliers en la matière : l’Algérie et l’Arabie saoudite.

Gouvernance, rébellions armées et déficit sécuritaire en RCA - Comprendre les crises centrafricaines (2003-2013)

Crédit: Pierre Holtz (OCHA)

L’histoire de la République centrafricaine se confond avec celle des régimes militaires qui ont imprimé leur marque dans ce pays au cœur de l’Afrique. En décembre 2012, la rébellion Séléka a occupé la moitié nord du pays, mettant en déroute l’armée régulière. Le succès de cette offensive nous pousse à nous interroger sur les causes de l’instabilité sociopolitique dans ce pays et à dégager quelques perspectives au regard de l’Accord de Libreville du 11 janvier 2013.

 

L’eau, les conflits et la coopération - Gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest : Risques et opportunités

L’Afrique de l’Ouest n’a pas connu de « guerres de l’eau ». Mais une absence de guerre ne signifie pas pour autant une absence de conflits : l’Afrique de l’Ouest connaît aujourd’hui une pénurie grandissante en ressources hydriques qui génère des frictions entre gouvernements, entre ceux-ci et leur population, et entre usagers au sein même des États. Devenue un enjeu de sécurité au niveau international, l’eau y est donc sujette à de multiples tensions, mais aussi à des initiatives de coopération multilatérale, telles que les organisations de bassin versant. Conflits et coopération vont de pair dans la gestion de l’eau. Et cela s’observe également dans un cadre interne, là où tenants de la marchandisation des ressources en eau s’opposent aux groupes défendant les droits d’accès des populations locales. Cette note vise à restituer les principaux enjeux contemporains en matière de gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest, dans leur dimension compétitive et coopérative.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest - octobre à décembre 2012

Ce monitoring trimestriel est réalisé dans le cadre d’un projet d’une durée de trois ans (2011-2013) intitulé « Amélioration de la sécurité humaine, prévention des conflits et renforcement de l’État de droit dans huit pays d’Afrique occidentale et centrale » financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.

Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal, et d’autres pays de la région en fonction de l’actualité. Il se penche en particulier sur les questions liées aux tensions régionales, au terrorisme et aux trafics transfrontaliers, à la production et aux transferts d’armements et aux mécanismes de coopération en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

L’étonnant consensus autour de l’intervention française au Mali

Discours de Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies le 14 janvier 2013

L’opération française « Serval » au Mali en a surpris plus d’un et pour cause : rien ne laissait présager une telle tournure des événements après une longue année de négociations multilatérales empreintes d’une prudence diplomatique et militaire sacralisée à l’extrême. Pourtant, rares sont les commentaires qui remettent en question la décision française ; au contraire, elle est plutôt bien accueillie par les acteurs internationaux qui se sont empressés d’afficher leur soutien au gouvernement français. Cette note tente d’apporter un éclairage sur des points qui risquent d’être soulevés dans les jours ou semaines à venir.

Insécurité maritime dans le golfe de Guinée: vers une stratégie régionale intégrée?

L’insécurité maritime se confirme comme l’une des menaces persistantes à la stabilité des États riverains du golfe de Guinée. En dépit d’une prise de conscience croissante et de la volonté politique d’y faire face, l’augmentation rapide des actes de piraterie a pris de court plusieurs pays de la région. L’absence d’un dispositif commun, relativement complet, de surveillance et de lutte contre la piraterie, limite encore la portée des initiatives prises par certains États, et qui ne couvrent pas l’ensemble de la région du golfe de Guinée. Une stratégie à long terme passe par la mutualisation des moyens, et par la coopération entre les trois organisations régionales, la CEEAC, la CEDEAO et la Commission du golfe de Guinée, ainsi que par l’implication d’autres acteurs du secteur maritime concernés par la lutte contre la piraterie dans la région.

Acquisitions de terres en Afrique de l’Ouest - État des lieux, moteurs et enjeux pour la sécurité

Les acquisitions de terres en Afrique de l’Ouest ont connu une augmentation sans précédent à la suite de la flambée des prix alimentaires de 2007-2008, donnant lieu à un débat passionné sur la vulnérabilité des paysans aux processus de la mondialisation. Les grands contrats fonciers transnationaux représentent en effet la partie émergée de dynamiques plus profondes traversant les sociétés de la région, et du monde plus globalement. Ils amènent dans leur sillage des opportunités mais aussi des risques, notamment pour la sécurité humaine des populations déjà fragilisées par la pauvreté et le sous-développement. Cette note s’attache à restituer le phénomène des acquisitions de terre dans ses nuances et complexités afin d’en délimiter les enjeux pour la sécurité, ainsi que les moyens d’actions permettant de gérer ces derniers.

1992-2012, vingt ans de maintien de la paix onusien en Afrique: Quel bilan?

De 1992 à 2012, l’Afrique, continent en proie à de multiples crises et conflits, a vu déployer sur son sol plus d’une vingtaine de Missions de maintien, de consolidation ou d’observation de la paix sous l’égide de l’ONU. Elles ont connu des fortunes diverses. Malgré quelques succès, il n’en demeure pas moins vrai que la majorité n’a pas réussi à satisfaire les attentes placées en elles, d’où la nécessité pour l’Afrique de s’impliquer mieux que par le passé dans la recherche des solutions aux crises et conflits auxquels elle est confrontée.

Bilan des exportations européennes d’armements en 2011

La transparence dans le commerce des armes est l’ingrédient essentiel pour améliorer la responsabilité des États dans leurs transferts d’armements et garantir le caractère démocratique de la gestion de ce domaine. À cet égard, le rapport annuel établi en application de l’article 8, paragraphe 2, de la Position commune 2008/944/PESC du Conseil définissant des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires est un outil important – bien qu’imparfait – de transparence publique. En fournissant des renseignements sur  les exportations que les pays européens ont autorisées et effectuées, il permet aux parlements nationaux, aux citoyens et aux membres de la société civile d’être au courant des activités de leur gouvernement. Cette Note fournit une analyse du 14e rapport couvrant l’année 2011.

 

Un état des lieux de la Stratégie européenne pour le Sahel : Désillusions et craintes pour l’avenir du Mali

Un résumé de cette note a été présenté à la Conférence organisée par la Fondation Gabriel Péri, le 11 décembre 2012. 

18 mois après l’adoption de la Stratégie européenne pour le développement et la sécurité au Sahel, l’action de l’UE dans la région se heurte toujours à un large spectre de défis. Cette note tente de dresser un bilan de la Stratégie en s’arrêtant sur trois difficultés en particulier: le manque de réactivité de l’UE, le fossé existant entre les ambitions et les moyens mis au service de ces ambitions ainsi qu’entre les actions de l’UE et les attentes et besoins des pays sahéliens. Cette note termine en émettant quelques recommandations de l’auteur sur l’avenir du Mali.

Gestion des ressources minérales et conflits au Mali et au Niger

Les ressources minérales représentent des secteurs importants des économies du Mali (or) et du Niger (uranium et pétrole). Dans le contexte incertain qui suit la crise libyenne de 2011 et l’effondrement du Mali  début 2012, il convient d’étudier dans quelle mesure les richesses naturelles de ces deux pays possèdent un potentiel de prévention ou d’aggravation des conflits. La gestion malienne et nigérienne des ressources naturelles est examinée au départ d’un cadre analytique centré sur les notions de rentabilité, de diversité, de durabilité et d’équité. Pour terminer, cette étude montre que les ressources minières contribuent à l’aggravation des tensions au Mali tandis qu’elles incitent à la coopération dans le cas du Niger.

Les États sahéliens et leurs partenaires extrarégionaux : le cas de l’Union européenne en particulier

Un résumé de ce texte a été présenté à Abuja, le 21 novembre 2012, lors d’une session des « Débats d’Abuja » organisée par la Friedrich Ebert Stiftung, sur le thème « Perspectives à long terme sur la sécurité en Afrique du Nord et de l’Ouest ». Cette note a ensuite été développée et complétée grâce aux apports des intervenants et à des entretiens menés par l’auteur. Cette note se penche sur l’importance stratégique du Sahel pour les partenaires extrarégionaux des États de la région et les politiques qu’ils ont déployées pour défendre et préserver leurs intérêts. La note s’intéresse en second lieu aux atermoiements de la politique européenne dans la région et souligne les lacunes dont a souffert la Stratégie pour le Sahel. En dernier lieu, seront introduits des éléments de comparaison avec la politique américaine.

Traité sur le commerce des armes: les négociations de la dernière chance?

L’importance de clarifier le « texte de juillet », avant mars 2013 - Les États membres de l’Organisation des Nations unies ont échoué en juillet dernier à adopter un traité qui devait, pour la première fois dans l’Histoire, instaurer des règles communes sur les transferts internationaux d’armes conventionnelles. Une nouvelle chance leur sera donnée en mars 2013 mais les mêmes défis se poseront à eux : surmonter leurs désaccords, toujours très présents, comme l’ont montré les difficiles négociations de juillet, pour parvenir à un consensus sur un texte final. Pour reprendre leurs travaux, les négociateurs pourront s’appuyer sur un projet de texte proposé en juillet et dont cette Note présente le contenu. Salué par certains, critiqué par d’autres, il contient certaines avancées indéniables mais également des lacunes et ambiguïtés importantes. Si celles-ci restent en l’état, elles nuiraient à la capacité du traité de répondre aux objectifs que les États lui ont attribués : plus de responsabilité dans le commerce des armes pour plus de sécurité humaine.

Traité sur le commerce des armes - Priorités pour l’UE avant les négociations de mars 2013

Cédric Poitevin a participé le 28 novembre 2012 à l’audition publique sur le Traité international sur le commerce des armes organisée par la sous-commission Sécurité et Défense du Parlement européen. À cette occasion, il a donné une présentation analysant les atouts et faiblesses du projet de texte du président de la Conférence diplomatique de juillet 2012. Il a ensuite détaillé ce que devraient être les priorités pour l’Union européenne et ses États membres en vue des prochaines négociations en mars 2013.

Exportations d’armes de l’armée belge - Plus qu’une décision économique

Un avion de chasse F-16, vendu par l’armée belge à la Jordanie, décolle de la base de Kleine Brogel vers sa nouvelle affectation en septembre 2008. Crédit : www.mil.be

Depuis la « régionalisation » des compétences en matière de contrôle des transferts d’armes, les exportations de l’armée belge ont souvent été présentées comme des compétences « résiduelles ». Or, la nature des armes transférées est loin d’être anodine : l’armée exporte ses armes et équipements en surplus, ce qui représente un acte économique et politique. Bien qu’il s’agisse de matériels excédentaires, les montants des transactions en jeu sont bien souvent significatifs. De plus, le gouvernement fédéral fait preuve de moins de transparence que les trois régions, ce qui réduit le niveau d’informations à disposition du parlement et de la population ainsi que la capacité qu’ont ceux-ci de surveiller et demander des comptes au gouvernement. Ce manque de transparence semble directement lié à l’atomisation des compétences en matière de contrôle des transferts d’armes et influe vraisemblablement sur le niveau de responsabilité des différentes autorités. Dans certains cas, cela est susceptible de favoriser des transferts d’armes « irresponsables » ainsi que des pratiques douteuses au regard de la position commune européenne sur les exportations d’armes et de la législation belge.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest - juin à septembre 2012

Ce monitoring trimestriel est réalisé dans le cadre d’un projet d’une durée de trois ans (2011-2013) intitulé "Amélioration de la sécurité humaine, prévention des conflits et renforcement de l’État de droit dans huit pays d’Afrique occidentale et centrale" financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.

Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal, et d’autres pays de la région en fonction de l’actualité (le Nigéria pour ce trimestre notamment). Il se penche en particulier sur les questions liées aux tensions régionales, au terrorisme et aux trafics transfrontaliers, à la production et aux transferts d’armements et aux mécanismes de coopération en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

Criminalité transfrontalière en Afrique de l’Ouest: Cadre et limites des stratégies régionales de lutte

Dans un contexte régional en pleine mutation et porteur de risques multiformes, l’Afrique de l’Ouest est devenue l’un des pôles mondiaux de la criminalité organisée. Profitant de la faiblesse de l’État de droit et d’une pauvreté sévère dans certains pays, des groupes de trafiquants organisés en réseaux multiplient des activités illicites (trafic d’armes, de drogues, etc.) dans les zones frontalières mal administrées. Les pays de la sous-région ont pourtant développé, au cours de ces dernières années, un ensemble d’instruments juridiques et de stratégies de lutte qui pourraient s’avérer pertinents s’ils étaient adéquatement appliqués. 

Boko Haram, fiche documentaire actualisée le 4 octobre 2012

La menace que représentent les groupes armés et les groupes terroristes pour la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest, mérite qu’on s’attarde à mieux les connaître. Cette fiche actualisée sur Boko Haram a pour but de suivre l’évolution de ce mouvement islamiste nigérian et de donner un éclairage sur les développements de son idéologie, ses revendications ou encore ses connections. Elle présente également l’évolution des modes opératoires du groupe ainsi qu’un panorama de l’étendue de sa zone d’action. Les diverses sources de financement du groupe sont également abordées. Enfin, les actions les plus significatives de ce groupe armé sont répertoriées. Cette fiche fait partie d’une série de fiches sur les groupes armés en Afrique de l’Ouest.

Changement climatique et conflits agro-pastoraux au Sahel

Les conflits entre agriculteurs et éleveurs transhumants au Sahel sont parfois présentés comme une conséquence du changement climatique, voire une menace pour la stabilité internationale. Pourtant, l’environnement n’est qu’un facteur d’exacerbation des tensions parmi de nombreux autres, d’ordre socio-économiques et surtout politiques. Les prédictions climatiques elles-mêmes, peu étayées, ne permettent d’ailleurs pas de tirer de conclusions nettes. Les conflits agro-pastoraux soulèvent ainsi plus de questions qu’ils ne donnent de réponses. Ils n’en ouvrent pas moins un vaste champ d’analyse et d’action, et l’opportunité d’appréhender  le difficile processus d’ajustement des populations sahéliennes aux enjeux environnementaux, sociaux, et politico-économiques contemporains.

Terres rares : ombre chinoise sur notre "économie verte"

 Les « technologies vertes », de nombreux objets technologiques de la vie quotidienne, mais également le développement des systèmes d’armes sophistiqués, dépendent de 17 métaux tels que le néodyme ou le dysprosium, dits « terres rares », dont l’Union européenne – pas plus que les États-Unis ou le Japon – ne maitrisent la production et l’approvisionnement. La Chine détiendrait entre 20 et 30% des réserves mondiales connues de ces métaux mais, pratiquement seule à en exploiter l’extraction (dans des conditions écologiquement désastreuses), elle assure 97% de la production mondiale. Les quotas d’exportation imposés par la Chine obèrent le développement d’une « économie verte » mais également des capacités militaires. Quelle que soit l’issue du différend porté devant l’OMC, une réflexion à long terme s’impose.

Conférence d’évaluation du Programme d’action sur les armes légères : L’échec n’est pas permis

Alors que l’avenir d’un Traité sur le commerce des armes demeure incertain, les outils existants au niveau international sur les armes légères et de petit calibre (ALPC) doivent être renforcés. Le Programme d’action des Nations unies sur les armes légères et l’Instrument international de traçage sont des instruments uniques pour lesquels un consensus existe et dont la pertinence n’est plus à prouver. Une Conférence d’évaluation de ce processus, qui a lieu du 27 aout au 7 septembre 2012, doit permettre aux États de renouveler et renforcer leurs engagements dans la lutte contre la circulation des ALPC illicites. Elle doit également fournir des pistes de réflexion pour entamer une évaluation détaillée des progrès accomplis dans la mise en œuvre du PoA.

Les statistiques sur les homicides à Bruxelles : une approche complète?

Une étude récemment publiée par Eurostat, et dont l’objectif était de comparer les statistiques sur le crime et la justice criminelle en Europe, propose une analyse chiffrée des infractions enregistrées par la police entre 2006-2009. Parmi les crimes enregistrés, l’homicide a retenu l’attention de la presse belge. En effet, selon Eurostat, Bruxelles serait une des capitales les plus meurtrières d’Europe, avec un taux d’homicides de 3,09 pour 100 000 habitants en moyenne sur la période. Le nombre de morts par faits d’homicides sont très bien comptabilisés dans les études statistiques internationales, européennes et nationales. Si cette information est importante, elle ne constitue que la base d’une approche qui se doit d’être plus complète pour pouvoir prétendre à une réponse efficace pour prévenir et lutter contre les homicides à Bruxelles. Les chiffres dissimulent une quantité d’éléments qui sont la clé pour répondre à ce phénomène.

L’implication de la communauté internationale dans les processus électoraux en Côte d’Ivoire et RDC : une analyse comparée

Déchargement de kits électoraux d’un avion de la Monusco, aéroport de N'djili (Kinshasa), le 16 septembre 2011. Monusco/ Ph. Myriam Asmaniatie

Les crises de légitimité restent parmi les causes d’instabilité, d’insécurité, et d’incidents majeurs en Afrique subsaharienne. La récurrence de tensions sociales voire de confrontations violentes à l’occasion de processus électoraux, met en lumière les liens étroits qu’entretiennent la quête démocratique, la paix et la sécurité dans la région. L’intervention de la communauté internationale dans les processus électoraux en Côte d’Ivoire et en RD Congo, pointe certaines limites des politiques d’assistance à la transition démocratique, notamment en situations de conflit ou post-conflit. Ces transitions parrainées, rappellent l’urgence et la nécessité d’un enracinement local de la culture de l’alternance politique, dans le cadre d’institutions nationales indépendantes, compétentes et impartiales.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest - Avril à juin 2012

Ce monitoring trimestriel est réalisé dans le cadre d’un projet d’une durée de trois ans (2011-2013) intitulé « Amélioration de la sécurité humaine, prévention des conflits et renforcement de l’État de droit dans huit pays d’Afrique occidentale et centrale » financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.

Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Sénégal, et d’autres pays de la région en fonction de l’actualité (le Nigéria pour ce trimestre également). Il se penche en particulier sur les questions liées aux tensions régionales, au terrorisme et aux trafics transfrontaliers, à la production et aux transferts d’armements et aux mécanismes de coopération en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

Groupes armés au nord-Mali : état des lieux. Fiche documentaire

Cette Note d’Analyse propose un état des lieux de la situation au nord-Mali, en proie depuis le début de l’année 2012 à une instabilité inquiétante. C’est la présence sur le terrain de différents groupes armés, notamment islamistes, qui inquiète le plus le pouvoir central malien et les observateurs extérieurs. Bien que ce soit un mouvement touareg indépendantiste qui ait lancé l’offensive en janvier dernier, il semble aujourd’hui que les groupes islamistes (AQMI, Ançar Dine, MUJAO) soient les plus ancrés dans la zone. La présente note entend ainsi dresser un aperçu synthétique de ces groupes, en abordant leurs modes d’action, fondements et idéologies (pour les nouveaux), l’évolution de ceux déjà étudiés auparavant (AQMI) et enfin leurs points communs, leurs différentes alliances et leurs dissensions.

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