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Le Japon : nouvel exportateur d’armements. Attentes, réalités et enjeux stratégiques

Sous Shinzo Abe, le Japon se cherche une nouvelle "normalité" qui, depuis 2014, implique la possibilité pour ses entreprises d’exporter des armes. Le Japon se remilitarise-t-il ? Quels sont les enjeux de cette évolution, alors que l’Asie du Nord-Est est en plein chamboulement géopolitique ? Cette Note s’attache à détailler le contexte, les attentes et les réalités de cette conjugaison entre exportations d’armes et contributions à la paix que défend Tokyo aujourd’hui, pour illuminer enfin les enjeux stratégiques qui en découlent.  

Crédit photo : Mamoまも / Wikimedia Commons

Banques et exportations d’armes

Actives dans le financement des exportations d’armes, les banques européennes ont connu des évolutions réglementaires importantes. Cela les a conduites à réaliser désormais des contrôles plus approfondis, notamment en ce qui concerne les opérations liées à l’armement. Ces contrôles pourraient d’ailleurs se révéler utiles pour compléter le travail d’information des autorités publiques dans les procédures d’octroi de licences d’exportations...

Crédit photo : Flickr/Licence Creative Common

Le financement de la recherche de défense par l’UE

À terme, l’Union européenne pourrait financer la recherche dans le secteur de la défense. Elle voudrait lancer à ce titre une Action préparatoire de 2017 à 2020, afin de tester la faisabilité de cette idée. Pour cela, elle entend s’inspirer d’Horizon 2020, le grand Programme-cadre d’aide à la recherche scientifique géré par la Commission européenne pour la période 2014-2020.

En 2020, lorsque l’UE devra adopter son prochain Cadre financier pluriannuel (2021-2027), et si l’Action préparatoire a produit des résultats satisfaisants, le domaine de la défense pourrait être pleinement intégré dans l’agenda budgétaire de l’UE. Les sommes affectées à cette nouvelle priorité seront alors plus conséquentes. Avant cela, toutefois, l’Action préparatoire devra faire ses preuves. Sa planification représente dès lors un enjeu de taille, car les intérêts à concilier sont nombreux. Souveraineté nationale, industrie, Union européenne : l’équation à résoudre est incontestablement des plus complexes. 

Crédit photo : European Defence Agency

 

Contrôle des exportations d’armes: Zoom sur les Balkans (Serbie, Bosnie et Monténégro)

Les projets d’intégration de l’Union européenne ont conduit plusieurs pays de l’Europe du Sud-Est à entreprendre une révision de leur législation sur les transferts d’armes afin de se conformer à la Position commune sur les exportations d’armes de l’UE. Détenteurs d’une industrie de la défense centrée sur la production d’ALPC et de leurs munitions, la Serbie, le Monténégro et la Bosnie forment un groupe important de pays exportateurs d’armes qui ont su pénétrer des marchés délaissés par les producteurs européens plus importants. Si leurs législations sont en phase d’harmonisation avec la Position commune, une fraction non négligeable de leurs exportations d’armes continue de se diriger vers des pays sous embargos de l’UE. 

Crédit photo : Char de combat ME91 produit par l’entreprise Yugoimport SDPR (Source : Yugoimport)

Éradiquer Boko Haram : acteurs multiples, résultat incertain

La présente Note – consacrée aux mesures prises pour combattre Boko Haram – constitue la suite de la Note d’Analyse publiée le 8 janvier 2016 consacrée à l’évolution de ce groupe pendant la période 2012-2015.
Pour des raisons de clarté, nous avons structuré ce second texte en trois parties : les mesures prises, au niveau national, par les quatre pays directement affectés par les attaques de Boko Haram, celles prises par ces États dans un cadre régional – essentiellement la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) – et l’assistance militaire fournie à ces pays par des grandes puissances, principalement la France et les États-Unis.

Crédit photo : Un instructeur français enseigne à des troupes nigériennes près de Diffa au Niger (source: Fintlock 2014/USAFRICOM)

Transferts d’armes en Afrique subsaharienne : Au-delà des idées reçues

Un Su-30MK2 de la « Force de défense du peuple ougandais ». Source : Wikimedia Commons

S’il est vrai que les États d’Afrique subsaharienne sont avant tout des importateurs d’armements et que ces importations restent marginales à l’échelle mondiale, celles-ci semblent, depuis quelques années, en hausse et couvrent une palette d’armements conventionnels beaucoup plus large que les seules ALPC. De plus, ces États ne procèdent pas qu’à des importations : nombre d’entre eux agissent comme hub dans des transactions internationales, revendent des surplus de leurs stocks à des pays tiers ou cherchent à exporter le produit de leur industrie locale. Ainsi, ceux-ci se trouvent beaucoup plus « concernés » par le TCA que l’idée reçue décrite plus haut voudrait le faire croire ; malgré cela, les systèmes nationaux de contrôle des transferts restent souvent limités et en inadéquation avec les réalités actuelles du commerce des armes.

Ventes d’armes françaises à l’Égypte: les risques d’une coopération opportuniste

À deux périodes différentes de l’Histoire, la France a fait preuve de pragmatisme et d’opportunisme sur le marché de l’armement égyptien. Depuis 2010, le contexte semble lui être à nouveau favorable puisque le montant des commandes et du matériel livré par Paris au Caire ne cesse d’augmenter. Pourtant, ces ventes d’armes surviennent dans un contexte politique agité, lié à une instabilité croissante depuis la destitution du président Morsi à l’été 2013. Par conséquent, les risques et dérives liés à ces exportations sont nombreux. 

Crédit photo : Gonzalo Alonso / Dassault aviation / Licence Creative Commons

Libye : armes, embargo et diplomatie à l’ombre de la menace islamiste

Faut-il armer la Libye afin de faire face à la montée en puissance de Daech, si ce pays parvenait à former un gouvernement d’unité nationale ? Cette question en soulève immanquablement une série d’autres. Légales avant tout : quid des embargos onusien et européen auxquels la Libye est soumise ? Politiques ensuite : qui devrait être armé, et sous quelles conditions ? Militaires enfin : pourquoi encore des armes, alors qu’elles sont déjà tellement répandues dans le pays ? Autant de questions auxquelles cette Note tentera de répondre. 

Crédit photo : obus non explosé à Syrte (source : Christian Jacob Hansen, Danish Demining Group)

La puissance aérienne en question. Contribution au débat sur le remplacement des F-16

L’objectif de cette analyse est d’offrir un contrepoint à la question du remplacement des chasseurs-bombardiers F-16 en Belgique. Beaucoup de critiques ont, à juste titre, mis en évidence les coûts relatifs à l’acquisition et à l’entretien de chasseurs-bombardiers. Cette question n’est cependant pas la seule à poser problème. De façon générale, les capacités techniques, tactiques et opérationnelles de ces appareils s’avèrent limitées, voire contre-productives. Autrement dit, en dépit de leurs coûts élevés, les chasseurs-bombardiers offrent une contribution globalement discutable en matière de politique de sécurité pour la Belgique.
(Photo: Les six F-16A belges sur la base d'Azraq en Jordanie. Source : ministère de la Défense, Composante Air)
 

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – octobre à décembre 2015

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne", financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.

Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.

Crédit photo : Visite de la MINUSMA à Anefis, au Nord-Mali, dans le cadre du processus de paix (source : Nations unies/Marco Dormino)

Changement politique et espace urbain en Afrique de l’Ouest

Depuis le début de la décennie en cours, l’Afrique de l’Ouest voit émerger en milieu urbain des modes de contestation sociale non inféodés aux systèmes partisans. Reposant sur des logiques de tensions générationnelles, ces mouvements ont été à la base d’alternances politiques au Burkina Faso et au Sénégal. Les motifs de cette contestation touchent principalement à la cherté de la vie, à l’amélioration des conditions de vie et aux enjeux de la gouvernance. Ces mouvements semblent en partie liés à un processus de sensibilisation politique ainsi qu’à une lente maturation associative urbaine. De plus, de très fortes inégalités sociales ou spatiales en milieu urbain entre, une élite mondialisée et une majorité paupérisée et « périphérisée » de la population, posent les germes d’un ressentiment antagonique. 
(Photo tirée du site leral.net)
 
 

Boko Haram : évolution de 2012 à aujourd’hui

Cette note présente les moments forts de l’évolution de Boko Haram depuis 2012, quand la formation djihadiste – initialement active surtout dans le nord-est du Nigeria – a étendu ses attaques à trois pays voisins, le Niger, le Cameroun et le Tchad.

Outre l’évolution des zones sous son contrôle, d’autres caractéristiques expliquent le développement de Boko Haram : structuration, tactiques, communication, alliance avec d’autres mouvements djihadistes, approvisionnement en armes, etc.

Une attention particulière est accordée à l’année 2015 qui marque un tournant dans l’existence du groupe armé. L’engagement accru des forces de sécurité de la région a entraîné une nette réduction de la zone sous son contrôle. Si sa capacité de nuisance paraît affaiblie, sa faculté d’adaptation devrait inspirer la prudence à ceux qui clament que Boko Haram est en voie d’éradication.

Crédit photo : capture d'écran d'une vidéo de propagande de Boko Haram

Mali: quels chantiers, quelles avancées?

Vendredi 20 novembre, des hommes armés attaquaient l’hôtel Radisson Blu à Bamako. Revendiqué successivement par Al-Mourabitoune et Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), puis par le Front de libération du Macina en coopération avec Ansar Eddine, cet attentat fait directement écho à l’évolution des groupes djihadistes et de leurs modes d’action depuis plusieurs mois. Par-delà toutefois cette actualité et les seules problématiques sécuritaires, cette note revient sur la situation générale dans le pays et les avancées réalisées depuis l’élection d’Ibrahim Boubacar Keita à la tête de l’État malien en août 2013. Plus précisément, outre la mise en œuvre de l’accord de paix signé en juin 2015, quatre chantiers sont abordés : la sécurité, le développement, les fractures internes et l’État.
Crédit photo : La Grande Mosquée de Djenné (source : Michele Alfieri / 123 RF)

Dépenses militaires en Asie orientale : conflits territoriaux et risques de dérapage

Depuis 1997, la montée en puissance chinoise a amené le niveau des dépenses militaires en Asie orientale à un niveau record, et tous les pays de la région ont beaucoup investi dans leurs marines respectives. Dans un contexte marqué par les tensions politiques et les disputes territoriales, ces dépenses posent-elles un risque pour la stabilité régionale ? Cette note délimite certaines composantes clés d’une ruée généralisée vers le domaine maritime en Asie orientale, et en conclut que les disputes territoriales ne font pas qu’élargir les limites du dilemme de sécurité régional ; elles en restructurent les termes sur une base plus volatile que jamais. 

Crédit photo : exercices maritimes entre les marines américaine et sud-coréenne (source : Aaron Shelley/ U.S. Navy)

 

Armes et diplomatie en Ukraine à l’ombre de la crise syrienne

Faut-il envoyer des armes en Ukraine, pour soutenir les autorités de Kiev face aux rebelles séparatistes pro-russes du Donbass, et donc face à la Russie? Depuis que l’Est ukrainien a sombré dans la guerre, les pays occidentaux divergent sur cette question. Le débat, alimenté par des concepts ambigus tels que celui d’«armes non létales» ou d’«armes létales défensives», apparait ainsi comme confus. 
Cette Note d’Analyse a pour objectif de faire le point sur ce qui est dit et ce qui est fait dans le cadre de ce dossier épineux, que la crise syrienne aura rendu encore plus compliqué.
(Photo:  Radar de contrebatterie AN/TPQ-36 Firefinder)
 

La question israélo-palestinienne et le partenariat euro-méditerranéen: Chronique d’un échec annoncé?

Le partenariat euro-méditerranéen avait suscité de nombreux espoirs de part et d’autre de la Méditerranée. Les accords n’ont pas été satisfaisants et ils se sont parfois avérés largement décevants au regard de leurs ambitions initiales. La Politique européenne de voisinage puis l’Union pour la Méditerranée n’ont pas été en mesure de revitaliser ce partenariat. Un certain nombre de défaillances l’ont déstabilisé dès son lancement. Dès lors, la relance du partenariat passe par l’identification de ces faiblesses et par la volonté politique d’y remédier. Une (la ?) pierre d’achoppement centrale continue d’être incarnée par le dossier israélo-palestinien. Le partenariat deviendra légitime s’il parvient à agir de manière crédible et efficace, en concertation avec les autres protagonistes internationaux, sur cette question centrale pour l’aire méditerranéenne – et au-delà – depuis plusieurs décennies.
(Photo: www.eeas.europa.eu - Federica Mogherini on official visit to Egypt)
 

Nouveau code minier au Burkina : de l’or au bénéfice de tous ?

Le Burkina Faso est considéré comme l’un des pays les plus pauvres du monde. Ses stratégies de développement sont essentiellement axées sur l’exploitation industrielle de ses ressources naturelles. La production aurifère est devenue, depuis 2009,  la principale source de croissance du pays, bien qu’elle n’ait pas réussi à amorcer le levier économique nécessaire à l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour y remédier, le gouvernement de transition a adopté un nouveau Code minier en juin 2015. Cette note se penche sur l’évolution de ce secteur afin de déterminer dans quelle mesure les avancées de ce nouveau Code minier contribueront à faire de l’or le levier de développement socio-économique durable, ce qu’ambitionne le Burkina Faso à l’horizon 2025?

La Tunisie : une exception menacée

La Tunisie fait office d’exception au sein d’un environnement régional en pleine décomposition. Près de cinq ans après sa révolution, elle dispose d’une Constitution progressiste émanant de compromis inédits entre des forces politiques aux intérêts finalement conciliables. En hommage au chemin parcouru depuis plus deux ans, quatre institutions issues de la société civile tunisienne viennent de recevoir le prix Nobel de la paix. Cette distinction hautement symbolique, saluant le travail d’un quartet hétéroclite érigé sur fond de crise politique, récompense le dialogue tunisien. Le pays doit cependant encore faire face à des obstacles majeurs. Il subit les répercussions du vide sécuritaire libyen et les manœuvres géopolitiques opaques de puissances régionales aux intérêts divergents. Quant au terrorisme, il gangrène son économie et tente de saper son élan démocratique. 

Crédit photo : Marche de la liberté à Tunis, en janvier 2012 (source : Amine Ghrabi / Licence Creative Commons)

Impact de la baisse du prix du pétrole sur les pays producteurs d’Afrique équatoriale

Sauf événement géopolitique majeur ou revirement soudain de la stratégie suivie par l’Arabie saoudite, le prix du pétrole ne devrait pas remonter durablement dans les prochains mois. Comme tous les pays exportateurs à travers le monde, les États producteurs d’Afrique équatoriale sont durement affectés par la chute du prix du pétrole et la réduction des recettes pétrolières depuis l’été 2014, même si le Cameroun, du fait de son économie plus diversifiée et de l’importance de son marché intérieur, est mieux armé pour y faire face.

Les gouvernements ont, pendant plusieurs mois, cherché à minimiser l’ampleur des ajustements budgétaires nécessaires, arguant que la baisse du cours du pétrole ne serait que temporaire. Au cours du premier semestre 2015, tous ont néanmoins dû admettre la nécessité de procéder à des révisions budgétaires se traduisant à la fois par une réduction importante des investissements publics (en particulier dans les projets d’infrastructures qui représentaient pourtant le fer de lance de leurs politiques de développement et de diversification de l’économie) et par une envolée du déficit budgétaire, qui devrait à terme entraîner une hausse (parfois très importante) de l’endettement de ces États. 

Élections ivoiriennes de 2015 : l’UE aurait-elle dû observer le scrutin ?

Si l’Afrique de l’Ouest reste la destination privilégiée des missions d’observation électorale de l’UE, les observateurs européens n’iront pas en Côte d’Ivoire pour les présidentielles prévues le 25 octobre 2015. Ils étaient pourtant sur place lors du scrutin précédent, en 2010. Aussi, cette décision en aura surpris plus d’un.

Pour appréhender les motivations d’un tel choix, cette note analyse trois aspects du processus électoral ivoirien : le fonctionnement de la Commission électorale indépendante, la rédaction de la liste électorale et la traçabilité des résultats. Ces trois prismes seront ensuite mis en adéquation avec les critères habituellement pris en compte par l’UE lorsqu’elle doit décider du déploiement d’une mission. L’objectif étant de déterminer si le choix de ne pas être présent en Côte d’Ivoire en 2015 est vraiment pertinent. 

Crédit photo : Lancement de l'opération de révision de la liste électorale à Yamoussoukro (source : CEI)

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – juillet à septembre 2015

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne", financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.

Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. 

(crédit photo : élections en Guinée, 10 septembre 2015, © guinee7.com)

 

Le Burkina Faso et son armée mis au pas par le Régiment de sécurité présidentielle?

Depuis la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre 2014 à la suite d’une révolte populaire, le Burkina Faso traverse une période politique turbulente, secouée par quatre tentatives du RSP de mettre fin à la transition. Cette fois en effet, le RSP est parvenu à perpétrer un coup d’État, mais il n’est pas sûr qu’il réussisse à mettre fin à ce régime. Si elle semble atypique, cette situation ne l’est pas vraiment si on se replace dans le contexte de l'évolution politique de ce pays depuis son indépendance.

Crédit photo : le chef de la junte, le général Gilbert Diendéré (source : capture d'écran d'une vidéo de France24)

Dimension humanitaire du désarmement nucléaire et danger nucléaire militaire en France

L’approche humanitaire est devenue centrale dans les discussions sur le désarmement nucléaire. Elle repose sur les risques de détonation d’une arme par un acte volontaire, accidentel ou malveillant. Des risques connus, puisque de nombreux cas ont été répertoriés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Russie. La rareté de l’information en France semble être liée au culte du "secret défense", qui règne d’une manière générale sur le nucléaire militaire. Mais l’absence d'information officielle ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’accidents nucléaires militaires. Du reste, si les effets d’une détonation nucléaire sont largement partagés, cette approche est vivement critiquée par les diplomates et les think tanks français. Une critique qui porte à la fois sur les arguments et sur la finalité, qui est d'éliminer les armes nucléaires...

Crédit photo: Marine nationale / Alain Monot

Armes légères et nouvelles technologies : quels défis pour le contrôle des ALPC?

Les récentes évolutions technologiques offrent de nouvelles opportunités pour renforcer et étoffer les pratiques existantes en matière de marquage, d’enregistrement, de sécurisation et de traçage des armes légères et de petit calibre. Cependant, la technologie pose également d’importants défis pour les différents instruments et mécanismes de contrôle existants avec de possibles conséquences négatives pour l’action menée à l’échelle internationale en vue de prévenir et combattre le commerce illicite des armes légères. Cette Note d’Analyse vise à apporter un éclairage sur les récentes évolutions dans les domaines de la technologie, de la conception et de la fabrication des armes légères. Elle analyse également les implications sur le marquage, la conservation des données et le traçage efficace des armes, et considère l’utilisation effective des technologies et outils pertinents pour en renforcer l’efficacité. 

Crédit photo : pièces du pistolet en polymère "Liberator" produites par une imprimante 3D (source: Justin Pickard/Licence creative commons)

Contrôle des transferts d’armes en Afrique subsaharienne : leçons pour la mise en œuvre du TCA

Cette Note d’Analyse présente les principales conclusions et recommandations d’une étude menée dans dix pays d’Afrique francophone en vue d’identifier les défis posés par la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes. Elle fait le point sur les forces et les faiblesses des systèmes de contrôle des transferts d'armes de ces pays et souligne les éléments de contexte essentiels. Enfin, elle recommande des stratégies pour renforcer ces systèmes grâce à des mécanismes de coopération et d'assistance internationales...

Crédit photo: traçage d'ALPC en Côte d'Ivoire (source : GRIP/Mélanie De Groof)

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