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Corée du Nord : Quelles options pour une nouvelle détente ?

Une fois n’est pas coutume, c’est par tweets interposés que le président américain Donald Trump semble vouloir résoudre la crise nord-coréenne. Le 8 août, il a promis au régime de Pyongyang « feu et colère » si ce dernier s’entêtait dans son programme balistique et nucléaire. La Corée du Nord a répondu en menaçant, avec une précision aussi inattendue qu’inquiétante, d’attaquer l’île de Guam, un territoire non incorporé des États-Unis dans le Pacifique. Le 11 août, Donald Trump se fendait d’un nouveau tweet avertissant Kim Jong-un que, s’il persistait dans ses mauvais choix, des solutions militaires étaient préparées, « locked and loaded »...

 

Un Traité d’interdiction des armes nucléaires a été adopté

Le 7 juillet 2017, l’ambassadeur du Costa Rica, Madame Elayne Whyte Gómez, présidente de la conférence des Nations unies pour la négociation d'un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires, a annoncé l’adoption du Traité d’interdiction des armes nucléaires. Ainsi, 72 ans après sa première utilisation, l’arme nucléaire devient une arme illégale au regard du droit international, au même titre que les autres armes de destruction massive, biologiques et chimiques, respectivement interdites en 1972 et en 1993...

Kasaï: une rébellion de trop pour le pouvoir de la RDC?

Depuis août 2016, les miliciens du « Kamuina Nsapu » affrontent la Police nationale congolaise (PNC) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au Kasaï, dans le centre du pays. Amorcée par un différend administratif entre les autorités provinciales et un chef coutumier local, la crise s’est muée en un mouvement de révolte de plus grande envergure, remettant en cause la légitimité des autorités de Kinshasa. Localisée au départ dans les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central, la révolte s’est ensuite étendue aux cinq provinces du grand Kasaï, entrainant d’importantes conséquences humanitaires. De nombreux témoignages font en effet état de graves violations des droits de l’homme : 42 fosses communes ont été découvertes. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dénombre plus d’un million de déplacés internes, et plus de 30 000 réfugiés ont fui vers l’Angola où 300 à 500 Congolais arrivent désormais quotidiennement...

La crise diplomatique au Conseil de coopération du Golfe : la brutalité d’une rupture soudaine

Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, l’Égypte, les Émirats arabes unis (EAU), le Yémen, les Maldives et le gouvernement libyen siégeant à Tobrouk rompent brusquement leurs relations diplomatiques avec le Qatar, provoquant une crise politique avant tout centrée sur la région du Golfe, marquée ces dernières années par la rivalité entre Doha et Riyad. Cette rupture est rapidement justifiée par les officiels saoudiens, émiratis ou bahreïnis qui affirment que le Qatar soutient des groupes terroristes tout en maintenant une attitude jugée trop favorable à l’Iran. Un véritable blocus diplomatique et matériel est organisé autour du Qatar, faisant écho, de manière beaucoup plus intense, au rappel des ambassadeurs décidé par plusieurs voisins du Qatar en mars 2014. Dans quel contexte des relations entre pays du Golfe survient cette rupture et quel message semble-t-elle porter ?

Rapport de forces au Conseil de coopération du Golfe : les enjeux d’une sortie de crise

Le 23 juin 2017, l’Arabie saoudite posait au gouvernement qatari, par le biais du Koweït, treize conditions à la reprise des relations diplomatiques entre Doha et un bloc de pays mené par Riyad[1]. Ces conditions, ajoute le document révélé par la presse, doivent être satisfaites sous dix jours. Elles sont extrêmement lourdes : rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, cessation de tout soutien aux organisations et individus considérés comme terroristes par le bloc saoudien, et remise de ces derniers aux États qui les recherchent, compensations financières aux États ayant subi préjudice de ces organisations « terroristes » et imposition d’un contrôle sur Doha pour évaluer le respect de la mise en œuvre de ces demandes.

Les trafics d’armes en situation post-conflit, au cœur d’un séminaire du GRIP et de l’IRIS

La synthèse et le compte-rendu du séminaire sont publiés. Cliquez ici pour y accéder.

Les armes et les dégâts qu’elles causent sont généralement associés aux conflits. Ceux-ci sont en effet alimentés en grande partie par les trafics et les détournements d’armes (illégaux mais prenant racine dans la sphère légale), sans oublier les transferts légaux et autorisés mais irresponsables.

"Avec ou sans vous!" La Chine a-t-elle réellement les clés de la crise nord-coréenne?

"La Corée du Nord cherche des ennuis. Si la Chine décide d’aider, ce serait super. Sinon, nous allons résoudre le problème sans eux ! U.S.A." Par ce nouveau tweet incendiaire dont il s’est fendu le 11 avril, le président américain Donald Trump décidait d’enfoncer le clou.  Plusieurs jours auparavant, il avait en effet déclaré au journal Financial Times « si la Chine ne résout pas [le problème de] la Corée du Nord, nous le ferons »[1].

Les États-Unis prévoiraient-ils des frappes contre la Corée du Nord, comme ils l’ont fait en Syrie ? En ordonnant au porte-avion Carl Vinson de retourner croiser à proximité de la péninsule coréenne, l’administration américaine semblait décidée à faire pression sur Pékin.

Reste qu’une question centrale dans cette crise nord-coréenne, et dans le tour nouveau qu’elle semble prendre sous l’impulsion de l’administration Trump, est largement mésestimée : quelle est l’influence réelle de Pékin sur Pyongyang ? La Chine peut-elle assumer le rôle que Washington lui donne ?

La Convention de Kinshasa sur les armes légères entre en vigueur : et après ?

L’utilisation des armes légères et de petit calibre (ALPC) est omniprésente dans l’ensemble des conflits armés actuels en Afrique, alimentant la violence, entravant la sécurité humaine et le développement. Relativement faciles à se procurer, très meurtrières et aisément dissimulables pour échapper aux contrôles, on compterait quelque 100 millions d’ALPC en Afrique et la lutte contre leur prolifération est donc devenue un enjeu majeur pour le continent.

La coopération structurée permanente : opportunité et embûches pour la défense européenne

Le Brexit et l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis ont semé la confusion au sein de la communauté internationale, mais pour ce qui concerne la défense européenne, ces deux évènements sont en réalité clarificateurs. Ils démontrent, premièrement, que l’UE doit renforcer son autonomie stratégique en développant sa politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et, deuxièmement, que cela ne pouvait se faire avec le Royaume-Uni à bord.

Enseignements et enjeux du rapport de l’OCDE "États de fragilité 2016 – Comprendre la violence"

Alors qu’une présentation du rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulé États de fragilité – Comprendre la violence a eu lieu mi-janvier à Bruxelles[1], cet Éclairage propose de revenir sur sa genèse et sur ses principaux enseignements. Le rapport, qui s’adresse avant tout au monde du développement, présente un nouvel index de la fragilité des États, et propose également l’analyse d’un des déterminants de cette fragilité, la violence.

Belarus et Russie : divorce en cours

Le Belarus ne fait pas souvent la Une de l’actualité. Pourtant, au vu des tensions aux périphéries de la Russie, plusieurs évènements récents méritent une analyse. Les relations du Belarus avec la Russie et avec l’Union européenne (UE) sont en effet en pleine phase de redéfinition. 

Le Belarus, la "dernière dictature d’Europe", a toujours essayé de balancer son allégeance entre l’UE et Moscou pour maximiser les contreparties économiques qui lui permettent de survivre. Ces dernières années, de nombreux sujets d’irritation sont apparus qui ont transformé la relation entre Minsk et Moscou en une relation de défiance, voire de chantage mutuel.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait de Moïse Katumbi

Moïse Katumbi est de la génération des opposants que craint le régime de Joseph Kabila. Issu de l’actuelle majorité présidentielle, l’ancien gouverneur du Katanga incarne la figure du dauphin révolté. L’homme a un profil contrasté ; s’il lui est arrivé de nombreuses fois de s’opposer frontalement aux multinationales opérant au Katanga, ainsi qu’aux élites de Kinshasa – avec parfois une brutalité particulière –, il sait également se faire aduler des foules.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - La Justice rongée de l’intérieur

La nouvelle crise politique en RDC marque l’échec des réformes et des nouvelles institutions issues de la Constitution de 2006. Les causes de cet enlisement et les thérapies appropriées ont été identifiées et maintes fois répétées : il y a toujours une absence de volonté politique et une culture de la ruse, dans l’indiscipline et l’impunité...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait de Joseph Kabila

Son deuxième et dernier quinquennat a expiré le 19 décembre 2016. Mais Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, ne semble guère disposé à passer la main. En dépit de la pression internationale et des tensions internes suscitées par ses manœuvres, le « Raïs », comme l’appellent affectueusement ses partisans, règne de main de maître sur le Congo.

(Photo: ONU/Ryan Brown)

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - La société civile et les défis de la nouvelle transition congolaise

Depuis le tournant des années 1990, une société civile plurielle s’est affirmée en RDC, dans le sillage de la libéralisation de l’espace politique. Succédant aux cycles des mouvements de contestation étudiants des années soixante à quatre-vingt, puis à l’émergence de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), les organisations de la société civile (OSC) ont été aux avant-gardes des luttes pour l’élargissement de l’espace politique et des libertés civiles.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Économie congolaise : entre une croissance en trompe-l’œil et un social déconnecté

Malgré l’amélioration du cadre macroéconomique vanté jusqu’à la mi-2015 par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), le tableau socioéconomique du pays reste particulièrement sombre : des conditions de vie dégradées, une monnaie en pleine dépréciation, des infrastructures en ruines, etc. Les espoirs nés de l’avènement des gouvernements Matata 1 & 2 se sont écroulés tel un château de cartes. Les « technocrates » n’ont pas su poser les jalons pour faire de la RDC un pays à revenu intermédiaire en 2016, dernière année de la législature en cours...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait de Samy Badibanga Ntita

Par une ordonnance présidentielle du 17 novembre 2016, le président de la RDC, Joseph Kabila, a nommé Samy Badibanga Ntita au poste de Premier ministre conformément à l’accord politique conclu un mois plus tôt entre les partis progouvernementaux et une frange de l’opposition. Cet accord prévoit la mise en place d’un gouvernement intérimaire jusqu’en avril 2018, quand devraient être organisées des élections générales. Cette nomination est une grande surprise. Les analystes s’attendaient plutôt à voir l’ancien président de l’Assemblée nationale et président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), l’opposant Vital Kamerhe, occuper cette fonction. Badibanga va diriger un gouvernement éléphantesque de 67 ministres et vice-ministres...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Droits fondamentaux: la RDC au-dessus des lois?

Depuis 2015 et dans le contexte de plus en plus tendu, à mesure qu’approche la date fatidique du 19 décembre 2016, comment les citoyens congolais ont-ils l’occasion d’exprimer leurs points de vue, de faire valoir leurs libertés fondamentales ou encore d’accéder à une information neutre et plurielle au cours de cette longue période pré-électorale? Les possibilités ont été rares, toute voix critique à l’égard des autorités s’est en effet confrontée à un appareil sécuritaire et judiciaire très répressif.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: la Conférence épiscopale nationale du Congo

Depuis le 8 décembre, le « dialogue de la dernière chance » a débuté entre, d’une part, les signataires de l’accord du 17 octobre ayant accordé le poste de Premier ministre à un représentant de l’opposition, en l’occurrence Samy Badibanga, et, d’autre part, la grande partie des opposants ayant refusé de cautionner ce processus. Ce second dialogue, dit inclusif, n’aurait pu avoir lieu sans les efforts de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), une structure rassemblant la hiérarchie de l’Église catholique.

Vers un registre de transparence pour le lobbying sur les marchés publics de la Défense

Audition publique de Luc Mampaey, Directeur du GRIP, devant la Commission de la Défense nationale de la Chambre des Représentants, le 7 décembre 2016, dans le cadre de l’examen de la proposition de loi relative à l’enregistrement, dans un registre de transparence public en ligne, des contacts avec des lobbyistes concernant l’achat de matériel militaire (M. Benoit Hellings et consorts).

Photo: diplomatie.digitale.com

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - FARDC entre inaction et complicité: le cas des ADF

En RDC, les craintes d’une explosion de violence sont de plus en plus vives à l’approche du 20 décembre, date théorique et constitutionnelle d’expiration du mandat du président Kabila. Cependant, depuis plus de deux décennies, l’est du pays n’a cessé d’être en proie à des tueries, commises le plus souvent par des groupes armés non étatiques, congolais ou issus de pays voisins. Un des groupes les plus violents et sans doute le plus opaque semble être les Forces démocratiques alliées, connues sous leur acronyme anglophone d’ADF (Allied Democratic Forces)...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: Edem Kodjo

Edem Kodjo est un homme politique togolais. Ancien Premier ministre de son pays, il a été désigné par l’Union africaine pour « faciliter » le dialogue entre le pouvoir et l’opposition congolaise. À l’instar d’Étienne Tshisekedi, il fait partie d’une génération d’hommes politiques dont l’engagement a été marqué par le développement du multipartisme en Afrique à partir de 1990. Il est loin de faire consensus dans une RDC minée par la crise...

 

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Plongeon dans l’inconnu? La RDC à l’horizon 2018

Presqu’une année s’est écoulée depuis que le président Joseph Kabila annonçait devant le Parlement congolais l’amorce d’« un processus électoral authentiquement congolais ». À cette époque, plusieurs avaient remué de vieux bouquins de théorie des élections aux fins de savoir à quel type de scrutin s’accommoderait un tel processus si neuf, si original. Trop peu avaient en revanche prédit, à travers un tel néologisme politique, une anticipation de ce qui apparait aujourd’hui comme une officialisation de la fameuse stratégie du « glissement » des mandats des institutions politiques congolaises...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: Fred Bauma et la Lucha

Libéré le 29 août 2016 après près de dix-huit mois d’incarcération, Fred Bauma, militant de la toute première heure de la Lutte pour le changement (Lucha) est devenu l’un des visages d’une nouvelle génération congolaise, exigeante et porteuse de changement. Aucun portrait de Fred Bauma ne saurait omettre la place prioritaire qu’occupe désormais le mouvement dans sa vie ni faire l’impasse sur l’histoire particulière de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu...

Yémen : origines et état des lieux de la crise politique et humanitaire

Durant l’été 2014, des manifestations éclatent dans le Nord du Yémen. Menées par la minorité houthie, elles dégénèrent rapidement en guerre civile, et des milices s’introduisent dans le palais présidentiel à Sanaa le 20 janvier 2015. Une transition est négociée, mais n’aboutissant pas, les Houthis décident de renverser les instances décisionnelles pour créer un Conseil révolutionnaire.

Photo ONU/Amanda Voisard. L’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, briefe le Conseil de sécurité.

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