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DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait de Moïse Katumbi

Moïse Katumbi est de la génération des opposants que craint le régime de Joseph Kabila. Issu de l’actuelle majorité présidentielle, l’ancien gouverneur du Katanga incarne la figure du dauphin révolté. L’homme a un profil contrasté ; s’il lui est arrivé de nombreuses fois de s’opposer frontalement aux multinationales opérant au Katanga, ainsi qu’aux élites de Kinshasa – avec parfois une brutalité particulière –, il sait également se faire aduler des foules.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - La Justice rongée de l’intérieur

La nouvelle crise politique en RDC marque l’échec des réformes et des nouvelles institutions issues de la Constitution de 2006. Les causes de cet enlisement et les thérapies appropriées ont été identifiées et maintes fois répétées : il y a toujours une absence de volonté politique et une culture de la ruse, dans l’indiscipline et l’impunité...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait de Joseph Kabila

Son deuxième et dernier quinquennat a expiré le 19 décembre 2016. Mais Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, ne semble guère disposé à passer la main. En dépit de la pression internationale et des tensions internes suscitées par ses manœuvres, le « Raïs », comme l’appellent affectueusement ses partisans, règne de main de maître sur le Congo.

(Photo: ONU/Ryan Brown)

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - La société civile et les défis de la nouvelle transition congolaise

Depuis le tournant des années 1990, une société civile plurielle s’est affirmée en RDC, dans le sillage de la libéralisation de l’espace politique. Succédant aux cycles des mouvements de contestation étudiants des années soixante à quatre-vingt, puis à l’émergence de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), les organisations de la société civile (OSC) ont été aux avant-gardes des luttes pour l’élargissement de l’espace politique et des libertés civiles.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Économie congolaise : entre une croissance en trompe-l’œil et un social déconnecté

Malgré l’amélioration du cadre macroéconomique vanté jusqu’à la mi-2015 par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), le tableau socioéconomique du pays reste particulièrement sombre : des conditions de vie dégradées, une monnaie en pleine dépréciation, des infrastructures en ruines, etc. Les espoirs nés de l’avènement des gouvernements Matata 1 & 2 se sont écroulés tel un château de cartes. Les « technocrates » n’ont pas su poser les jalons pour faire de la RDC un pays à revenu intermédiaire en 2016, dernière année de la législature en cours...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait de Samy Badibanga Ntita

Par une ordonnance présidentielle du 17 novembre 2016, le président de la RDC, Joseph Kabila, a nommé Samy Badibanga Ntita au poste de Premier ministre conformément à l’accord politique conclu un mois plus tôt entre les partis progouvernementaux et une frange de l’opposition. Cet accord prévoit la mise en place d’un gouvernement intérimaire jusqu’en avril 2018, quand devraient être organisées des élections générales. Cette nomination est une grande surprise. Les analystes s’attendaient plutôt à voir l’ancien président de l’Assemblée nationale et président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), l’opposant Vital Kamerhe, occuper cette fonction. Badibanga va diriger un gouvernement éléphantesque de 67 ministres et vice-ministres...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Droits fondamentaux: la RDC au-dessus des lois?

Depuis 2015 et dans le contexte de plus en plus tendu, à mesure qu’approche la date fatidique du 19 décembre 2016, comment les citoyens congolais ont-ils l’occasion d’exprimer leurs points de vue, de faire valoir leurs libertés fondamentales ou encore d’accéder à une information neutre et plurielle au cours de cette longue période pré-électorale? Les possibilités ont été rares, toute voix critique à l’égard des autorités s’est en effet confrontée à un appareil sécuritaire et judiciaire très répressif.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: la Conférence épiscopale nationale du Congo

Depuis le 8 décembre, le « dialogue de la dernière chance » a débuté entre, d’une part, les signataires de l’accord du 17 octobre ayant accordé le poste de Premier ministre à un représentant de l’opposition, en l’occurrence Samy Badibanga, et, d’autre part, la grande partie des opposants ayant refusé de cautionner ce processus. Ce second dialogue, dit inclusif, n’aurait pu avoir lieu sans les efforts de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), une structure rassemblant la hiérarchie de l’Église catholique.

Vers un registre de transparence pour le lobbying sur les marchés publics de la Défense

Audition publique de Luc Mampaey, Directeur du GRIP, devant la Commission de la Défense nationale de la Chambre des Représentants, le 7 décembre 2016, dans le cadre de l’examen de la proposition de loi relative à l’enregistrement, dans un registre de transparence public en ligne, des contacts avec des lobbyistes concernant l’achat de matériel militaire (M. Benoit Hellings et consorts).

Photo: diplomatie.digitale.com

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - FARDC entre inaction et complicité: le cas des ADF

En RDC, les craintes d’une explosion de violence sont de plus en plus vives à l’approche du 20 décembre, date théorique et constitutionnelle d’expiration du mandat du président Kabila. Cependant, depuis plus de deux décennies, l’est du pays n’a cessé d’être en proie à des tueries, commises le plus souvent par des groupes armés non étatiques, congolais ou issus de pays voisins. Un des groupes les plus violents et sans doute le plus opaque semble être les Forces démocratiques alliées, connues sous leur acronyme anglophone d’ADF (Allied Democratic Forces)...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: Edem Kodjo

Edem Kodjo est un homme politique togolais. Ancien Premier ministre de son pays, il a été désigné par l’Union africaine pour « faciliter » le dialogue entre le pouvoir et l’opposition congolaise. À l’instar d’Étienne Tshisekedi, il fait partie d’une génération d’hommes politiques dont l’engagement a été marqué par le développement du multipartisme en Afrique à partir de 1990. Il est loin de faire consensus dans une RDC minée par la crise...

 

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Plongeon dans l’inconnu? La RDC à l’horizon 2018

Presqu’une année s’est écoulée depuis que le président Joseph Kabila annonçait devant le Parlement congolais l’amorce d’« un processus électoral authentiquement congolais ». À cette époque, plusieurs avaient remué de vieux bouquins de théorie des élections aux fins de savoir à quel type de scrutin s’accommoderait un tel processus si neuf, si original. Trop peu avaient en revanche prédit, à travers un tel néologisme politique, une anticipation de ce qui apparait aujourd’hui comme une officialisation de la fameuse stratégie du « glissement » des mandats des institutions politiques congolaises...

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: Fred Bauma et la Lucha

Libéré le 29 août 2016 après près de dix-huit mois d’incarcération, Fred Bauma, militant de la toute première heure de la Lutte pour le changement (Lucha) est devenu l’un des visages d’une nouvelle génération congolaise, exigeante et porteuse de changement. Aucun portrait de Fred Bauma ne saurait omettre la place prioritaire qu’occupe désormais le mouvement dans sa vie ni faire l’impasse sur l’histoire particulière de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu...

Yémen : origines et état des lieux de la crise politique et humanitaire

Durant l’été 2014, des manifestations éclatent dans le Nord du Yémen. Menées par la minorité houthie, elles dégénèrent rapidement en guerre civile, et des milices s’introduisent dans le palais présidentiel à Sanaa le 20 janvier 2015. Une transition est négociée, mais n’aboutissant pas, les Houthis décident de renverser les instances décisionnelles pour créer un Conseil révolutionnaire.

Photo ONU/Amanda Voisard. L’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, briefe le Conseil de sécurité.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: Étienne Tshisekedi

Étienne Tshisekedi, le "président" comme se plait à l’appeler son entourage, a créé la surprise en mettant un terme à sa convalescence en Belgique, où il séjournait depuis 2014, pour rentrer au Congo et prendre part au conflit politique qui agite son pays natal. Opposant des gouvernements Mobutu à partir des années 80, puis de ceux de Laurent et Joseph Kabila, le fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) cristallise et rassemble autour de lui une opposition réfractaire aux conclusions du "dialogue politique". À 83 ans, celui qui, tour à tour, a été un ordonnateur et un observateur de la vie politique congolaise, dispose toujours d’une considérable influence....

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Le glissement suffira-t-il à empêcher la chute de Kabila?

Arrestation de militants de l’opposition et interdiction de manifestations, saisie d’émetteurs de médias locaux et brouillage de radios étrangères, quadrillage de Kinshasa et Lubumbashi par la Garde républicaine, acquisition d’équipement anti-émeutes par l’armée et la police : en RDC, visiblement, le pouvoir ne lésine pas sur les moyens pour tenter de garder le contrôle de la situation alors qu’approche la fin théorique du mandat présidentiel de Joseph Kabila...

Trump et Wall Street : anticipations positives pour le secteur de l’armement

Les électeurs américains nous ont-ils évité une Troisième Guerre mondiale, comme le suggèrent certains médias russes ? Selon Sergueï Glazyev, proche conseiller du président Vladimir Poutine, mais aussi économiste reconnu, les Américains avaient objectivement deux choix : la guerre, ou consentir à un monde multipolaire. Hillary Clinton symbolisait le premier, tandis que Donald Trump donnait une chance à un changement de trajectoire dans les relations russo-américaines...

Dépenses militaires mondiales, production et transferts d’armements: les chiffres clés

Quels sont les principaux chiffres et tendances de l'année 2015 en matière de dépenses militaires, de production et de transferts d'armes ? (Voir aussi infographie ci-dessous)
Selon le SIPRI, les dépenses militaires mondiales pour 2015 sont estimées à 1 676 milliards USD au prix courant, soit une hausse de 1 % par rapport à 2014. Cette somme correspond à 2,3 % du produit intérieur brut mondial (PIB) et à une dépense annuelle moyenne d’environ 228 USD par habitant. L’année 2015 confirme une tendance à la baisse entamée en 2012 des dépenses militaires aux États-Unis et en Europe, bien qu’à un rythme moins important. Dans le reste du monde, la baisse des dépenses s’est accélérée en Amérique latine, et après plusieurs années de hausse, elles ont également diminué en Afrique. Les dépenses militaires en Asie, en Océanie, en Europe orientale et au Moyen-Orient continuent quant à elles d’augmenter.

Armes légères et de petit calibre: chiffres, enjeux, tendances

Institution spécialisée dans l’étude des armes légères, le Small Arms Survey estimait en 2012 à plus de 875 millions le nombre d’armes légères et de petit calibre (ALPC) en circulation dans le monde, dont la plus grande partie est aux mains de civils (650 millions) et se trouve aux États-Unis (34% du total). Et ce chiffre ne cesse de croître car le nombre d’armes produites excède largement la quantité d’armes détruites ou mises hors services. En 2013, on estime qu’entre 18 et 23 millions de nouvelles armes sont arrivées sur le marché à travers le monde (dont 14 millions rien qu’aux États-Unis)[1].

Les dépenses militaires et ventes d’armes au Moyen-Orient et le conflit au Yémen

Cet éclairage aborde la question des dépenses militaires et des ventes d’armes au Moyen-Orient ainsi que le débat autour de leur utilisation controversée dans le contexte du conflit au Yémen. Les informations de cet éclairage sont tirées du rapport annuel du GRIP, Dépenses militaires, production et transferts d’armes - Compendium 2016. 

Arbitrage en mer de Chine méridionale - Taiping: "île" ou "rocher"?

Le 22 janvier 2013, les Philippines ont demandé un arbitrage extérieur dans le différend les opposant à la Chine à propos des revendications de cette dernière en mer de Chine méridionale. Le tribunal sollicité, organisé sous les auspices de la Cour permanente d'arbitrage (CPA), une organisation intergouvernementale basée à La Haye[1], devait se prononcer, entre autres choses, sur «[…] le statut de certains éléments maritimes en mer de Chine méridionale et les droits maritimes qu’ils peuvent générer»[2]. À l’été 2016, au terme d’un long processus légal émaillé d’altercations diplomatico-politiques, le tribunal a rendu sa sentence, et cette dernière fait d’ores et déjà jurisprudence. Loin de se limiter à la seule dispute sino-philippine, ses arguments ont provoqué d’importants remous légaux, diplomatiques et géopolitiques, en Asie-Pacifique et même au-delà. Cependant, un acteur directement impliqué dans ce développement a largement échappé aux regards et analyses extérieurs : Taiwan.

(Photo : Monument à Taiping. L'inscription signifie "the key to the southern frontier". Source: site web du gouvernement taiwanais (Executive yuan de Taiwan))

La longue marche de l’architecture africaine de sûreté et sécurité maritimes dans le golfe de Guinée

(Full English version)
Alors que l'insécurité maritime se confirme comme l'une des menaces majeures à la sécurité et à la stabilité économique du Golfe de Guinée, tant pour les États du littoral que ceux enclavés dans l'arrière-pays qui dépendent du commerce maritime, l'augmentation rapide des actes de piraterie et de brigandage maritime a pris de court plusieurs pays de la sous-région...

Cet éclairage a été publié dans le numéro spécial du magazine Diplomatie d’octobre 2016, consacré à la sécurité maritime et au développement en Afrique. Ce numéro spécial, bilingue, sera distribué au sein des milieux diplomatiques en marge du Sommet de Lomé qui se déroulera le 15 octobre 2016.

La défense européenne après le Brexit: mieux vaut tard que jamais

Ce n’est pas la première fois que les leaders européens les plus en vue annoncent vouloir relancer la politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC). Mais c’est la première fois qu’ils le font sans le Royaume-Uni. Aussi, dans le nouveau contexte posé par le choix britannique de quitter l’UE, les appels au rassemblement autour de cette politique résonnent incontestablement avec une tonalité différente.

Le Brexit ne devrait néanmoins pas créer trop d’illusions. S’il est aujourd’hui acté que la PeSDC ne pouvait progresser avec Londres à son bord, et que le nouveau contexte permet une relance, il ne faut pas oublier que lorsque les Britanniques partiront, l’alibi qu’ils ont longtemps incarné aux yeux de leurs partenaires pour justifier l’absence de progrès en matière de défense s’en ira avec eux.

Facteur de blocage, le Royaume-Uni est en effet loin de constituer le dernier obstacle pour relancer sérieusement la PeSDC. Les divergences de fond sur l’essence même de cette politique et sur ce qu’elle représente dans le cadre du processus d’intégration européenne demeurent importantes. Reste qu’une fois le divorce consommé, les « Continentaux » n’auront plus d’excuses. Ils seront dos au mur et devront avancer. Or, quoiqu’importantes, leurs divergences demeurent surmontables. Et elles pourraient l’être, en partie au moins, en activant la « coopération structurée permanente ».

De Genval au dialogue: dynamiques et crispations au sein de l’opposition en RDC

Alors que des manifestations convoquées les 19 et 20 septembre par l’opposition congolaise ont dégénéré en affrontements entre la police et les manifestants dans plusieurs villes du pays, et se sont soldées par la mort de plusieurs dizaines de personnes, un état des lieux de la dynamique de l’opposition congolaise semble indispensable. Ces manifestations entendaient dénoncer la non-convocation du corps électoral à l’échéance constitutionnelle du 19 septembre. Le moment est particulièrement critique pour la RDC, alors que le report des élections se précise et que le maintien en poste du président Kabila au-delà de la fin officielle de son mandat le 19 décembre a été autorisé par la cour constitutionnelle[1].

Le 1er septembre 2016 s’ouvrait enfin le dialogue national destiné à trouver un consensus pour l’organisation des élections (locales, présidentielles, législatives) à venir. Au moment de la convocation officielle du dialogue par le président Joseph Kabila, début 2016, seul l’UDPS, le parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, était prêt à s’entretenir avec le pouvoir. Le «G7», un groupe de sept partis auparavant membres de la majorité présidentielle et Moïse Katumbi,le très médiatique ex-gouverneur du Katanga, ainsi que la «Dynamique de l’opposition» constituée entre autres de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC dirigé par Eve Bazaïba, se refusaient quant à eux à dialoguer avec la majorité.

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