Publications

La méthamphétamine : une spécialité ouest-africaine

La méthamphétamine est en train de devenir la drogue illicite la plus consommée dans le monde, après le cannabis. Cette drogue de synthèse, dont l’utilisation et le trafic sont en très rapide expansion, a la particularité d’être la seule drogue à être produite en Afrique de l’Ouest, avec le cannabis. Originellement destinée à l’exportation, vers l’Asie particulièrement, son coût dérisoire et ses effets, permettant notamment d’oublier faim et fatigue, sont en train de favoriser le développement de sa consommation dans la sous-région ouest-africaine. Si – à ce jour – les laboratoires de production démantelés se situent tous au Nigeria, de forts soupçons planent sur sa possible fabrication dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.  

Crédit photo : vendeuse de médicaments et méthamphétamines dans la commune d’Adjamé à Abidjan (©  Jean-Baptiste Séni)

Les organisations régionales et le Programme d’action des Nations unies sur les armes légères (PoA)

Lutter contre le commerce illicite des armes légères nécessite une action régionale. Dans de nombreux pays, les armes légères circulent en abondance en dehors de tout contrôle étatique. Elles sont faciles à dissimuler et leur faible poids facilite leur transport à travers les frontières internationales.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’ouest – juillet à septembre 2014

Ce monitoring trimestriel est réalisé dans le cadre d’un projet d’une durée de trois ans (2014-2016) intitulé « Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’État de droit en Afrique sub-saharienne » financé par le Ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.

Ce monitoring pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.  

Crédit photo : Campagne contre la propagation du virus Ebola en Guinée (CE DG Echo/afreecom/Idrissa Soumaré)

L’ après F-16: une opportunité de changer de cap

Reporter une nouvelle fois l’échéance n’est plus possible : le nouveau gouvernement devra impérativement trancher la question du renouvellement des F-16 vieillissants. Investir des milliards dans un nouvel avion de combat dernier cri ou saisir l’occasion pour revoir le rôle de notre force aérienne ? Un choix stratégique majeur, lourd de conséquences…

Crédit photo: F-16 à la base aérienne de Kleine-Brogel (Benjamin Vokar/GRIP)

Stratégies d’émergence des États d’Afrique centrale et équatoriale : fondements et caractéristiques

Avec une croissance estimée à 6,2 % pour 2014, l’Afrique centrale figure parmi les régions les plus dynamiques du continent et parmi les zones de convergence des pays émergents. Ces derniers, dont la Chine, jouent effectivement un rôle déterminant dans l’accélération de la croissance économique africaine depuis une décennie, en important des quantités substantielles de matières premières et en exportant en retour des biens manufacturés vers les pays africains. La demande et les prix élevés des produits de base – notamment des hydrocarbures et des minerais – ont dopé les recettes des États, tandis que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ont stimulé l’investissement privé. Toutefois, selon une étude récente (Yoonyoung Cho et Bienvenue Tien, 2014) consacrée à l’analyse des sources de la croissance dans 32 pays d’Afrique subsaharienne, ce dynamisme économique n’est pas exclusivement lié à la demande des produits de base, qu’il s’agisse ou non de pétrole. En effet, plusieurs pays d’Afrique subsaharienne parmi ceux qui ont connu des taux de croissance élevés ainsi qu’un essor significatif d’IDE, sont dépourvus de ressources naturelles...

Le Traité sur le commerce des armes entrera en vigueur en décembre 2014 !

Le 25 septembre 2014, l’Argentine, les Bahamas, la Bosnie-Herzégovine, le Portugal, la République tchèque, Sainte-Lucie, le Sénégal et l’Uruguay ont ratifié le Traité sur le commerce des armes (TCA) à l’occasion d’une cérémonie organisée en marge de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Grâce à ces huit nouvelles ratifications, qui portent à 53 le nombre de ratifications du texte, le TCA entrera en vigueur dès le 24 décembre de cette année, soit 90 jours après le dépôt du 50e instrument de ratification du traité et moins de deux ans après son adoption aux Nations unies le 2 avril 2013...

Crédit photo : adoption du TCA le 2 avril 2013 à l’Assemblée générale des Nations unies (source : Nations unies)

Fondements des politiques africaines des émergents (Brésil, Inde, Turquie et Afrique du sud)

Entre 2000 et 2012, le volume du commerce sino-africain est passé de 10 milliards à 200 milliards USD. Au cours de la même période, la Chine consolidait son statut de partenaire indispensable auprès de la plupart des pays africains. L’ampleur et le succès de la percée chinoise en Afrique a pratiquement occulté la présence grandissante d’autres pays émergents sur le continent – notamment le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud ou la Turquie – dans des domaines aussi variés que le développement des infrastructures, les télécommunications, les marchés énergétiques, etc. Leur présence tend ainsi à consolider non seulement l’aspect concurrentiel des relations internationales en Afrique, mais aussi le processus d’intégration du continent à la mondialisation. Au-delà des spécificités, modalités, convergences et impacts de ces « nouveaux » partenariats, il convient d’analyser dans quelle mesure cette « coopération Sud-Sud » renforcée est vectrice d’opportunités nouvelles pour le continent... 

L'UE et les exportations d'armements: Options et limites du réexamen de la Position commune

En 2012, les États membres de l’UE ont entamé le processus de réexamen de la Position commune européenne régissant le contrôle des exportations en armements. Bien que le processus ne soit pas encore finalisé, cette Note d’Analyse dresse un état des lieux des éléments que les États ont prévu de revoir et a pour objectif de contribuer à la réflexion sur les voies possibles d’amélioration de la Position commune et de sa mise en œuvre. Elle se base notamment sur une analyse des pratiques actuelles des États européens qui souligne les différentes interprétations des critères de la Position et illustre la contradiction évidente des décisions d’autorisation d’exportations avec l’esprit et les dispositions de l’instrument européen. Elle plaide dès lors en faveur d’une révision approfondie et progressiste de la Position commune et de son Guide d’utilisation. En effet, lorsque des vies sont en jeu, la proactivité offre les options que la réactivité ne permet pas. 

Crédit photo: Stand de la FN Herstal au salon de l'armement terrestre Eurosatory (Benjamin Vokar/GRIP - Juin 2014)

The EU, Japan and South Korea: Mutual Recognition between Different Partners

Over the past ten years, the European Union has started to negotiate and sign Framework Participation Agreement (FPA) with third states, in order to have them participate in the various CSDP missions. The EU has recently signed an FPA with South Korea and has approached Japan to negotiate one, going beyond its usual area of cooperation and engaging partners with which it has very little experience. Yet, the rationale underlying this trend has to be figured out. It appears that what prevails is rather the symbolic value of recognising and being recognised as a relevant international security actor, both for the EU and its Asian partners. It does matter that the EU set a foot on the security map in East Asia, while it is equally important for Japan and South Korea to appear as key security players through partnerships.

Credits: C. Ashton meets ROK Minister of Foreign Affairs to sign the Framework Participation Agreement (EEAS)

L’UE et ses États membres au Sahel: quelle présence et quels modes d’actions?

Au Sahel, il y a des menaces et des richesses. Autant de raisons qui ont précipité certains États à se ruer sur la zone pour se livrer à une franche compétition économique. Mais c’est surtout les préoccupations sécuritaires et l’urgence d’engager une véritable dynamique de développement et de créer une capacité de résilience chez les populations qui ont conduit une poignée d’États européens à accroître leur présence et à inciter l’UE à agir en mobilisant son large éventails d’outils disponibles dans tous les champs d’actions. Bien conscients que leurs actions bilatérales ne sont plus suffisantes, les États membres s’organisent entre eux, avec le concours d’États tiers prêts à soutenir financièrement, matériellement ou logistiquement leurs actions, mais l’UE reste leur levier d’action principal par l’efficacité qu’elle est supposée engendrer.

Cette Note est l’adaptation française d’un chapitre du livre « Europe has an idea, et alors ? » édité par Sven Biscop et Alexander Mattelaer et publié en décembre 2014 dans la collection « The Ashgate Research Companion to the Foreign Policies of Europe ». 

(Crédit photo: ecdpm.org) The EU Strategy for Security and Development in the Sahel – An indicator for the future of EU External Action

 

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs: un outil au service de la gouvernance

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs ou MAEP est un instrument, au rayonnement continental, établi par et pour les États africains. Regroupant 34 pays sur 54 sur la base d’une adhésion volontaire, il est destiné à évaluer les pratiques des États en matière de gouvernance, dans quatre domaines : la démocratie et la gouvernance politique, la gouvernance et la gestion économiques, la gouvernance d’entreprise et le développement socio-économique. En garantissant à la fois une auto-évaluation de l’État, une évaluation externe et enfin une évaluation par les pairs, le mécanisme offre l’opportunité d’une double fenêtre de dialogue : entre l’État et sa société civile et entre les États eux-mêmes.

(Crédit photo : NEPAD Photo Gallery - Fatuma Ndagiza Nyirakobwa, Vice Chair of the African Peer Review Mechanism (APRM) Panel of Eminent Persons)

 

L’industrie de défense française : une autonomie stratégique sous contrainte

La base industrielle et technologique de défense française (BITD) est confrontée à un contexte politique et budgétaire délicat, entre un environnement d’affaires international où sévit une forte concurrence, un projet d’Europe de la défense globalement en panne et une pression toujours aussi vive sur les finances publiques. Cette note dresse un portrait de cette situation. Elle analyse l’évolution de la BITD hexagonale depuis la fin de la Guerre froide, pour ensuite s’intéresser à ses vulnérabilités actuelles. Elle soulève également des pistes de réflexion quant à sa trajectoire future en considérant les impacts éventuels sur le tissu industriel-militaire français et européen.

La version originale du texte est disponible ici en allemand sur le site du DGAP.

Crédit photo: Hélicoptère Airbus au salon de l'armement terrestre Eurosatory 
(source: Benjamin Vokar/GRIP, Paris, juin 2014)

 

Study on the implementation of Directive 200943EC on transfers of defence-related products

The study of the implementation of Directive 2009/43/EC simplifying terms and conditions of transfers of defence-related products within the Community (also referred to as Directive 2009/43/EC or the Intra-European Union (EU)/Community Transfers (ICT) Directive)1 aims to identify and analyse the current problems in the implementation of the Directive and the obstacles encountered by its main beneficiaries, i.e.

Le concept européen d’approche globale à l’épreuve de la crise sahélienne

Coordination, cohérence, efficacité et durabilité sont autant de défis que Bruxelles et les différentes Délégations doivent relever pour donner vie à un concept européen d’approche globale en constante évolution. En tant que première stratégie d’approche globale du Service européen d’action extérieure pour une région du monde, la Stratégie européenne pour le développement et la sécurité au Sahel est un cas d’école. Au vu de la crise multidimensionnelle que subit la zone sahélienne, rien de tel que le vaste éventail de politiques, outils et instruments dont dispose l’UE pour s’attaquer simultanément aux enjeux de sécurité et de développement à l’échelle régionale.

Crédit photo : cérémonie de fin de formation par EUTM Mali du GTIA Balanzan (source EUTM Mali, mars 2014).

Prolifération des biens à double usage : dans la nébuleuse des réseaux iraniens

Les affaires relatives à la prolifération de biens à double usage au profit de l’Iran ponctuent régulièrement l’actualité. Suan Zhang, Parviz Khaki, Nicholas Kaïga… Peu connus, ces noms ont pourtant joué, à l’un ou l’autre moment, un rôle déterminant dans la poursuite du programme nucléaire iranien. Ce programme et sa possible dimension militaire sont, en effet, au cœur d’intenses négociations entre Téhéran et la communauté internationale depuis près d’une dizaine d’années. Les suspicions des négociateurs internationaux sont régulièrement entretenues par la découverte de réseaux de prolifération alimentant le programme iranien en biens à double usage, dont l’exportation vers l’Iran est interdite. Cette note a pour objet de présenter les principaux moyens actuels de lutte contre la prolifération ainsi que les méthodes utilisées par les réseaux pour contourner les sanctions internationales. 

Crédit photo : Assaut du navire nord-coréen « So San » par les forces spéciales espagnoles, le 9 décembre 2002 au large des côtes yéménites. C’est en partie en réaction aux manquements juridiques qui ont empêché la saisie de pièces de missiles balistiques transportées par ce bateau qu' a été initiée l'Initiative de sécurité contre la prolifération (Source : US Navy)

Le pacifisme à l’heure du désarmement nucléaire : pièges et enjeux

Jean-Michel Guieu, sans doute l’un des plus éminents chercheurs français sur l’histoire du pacifisme, mettait en évidence dans un article récent que depuis une vingtaine d’année, un important courant historiographique dans l’étude de l’histoire européenne du 20ème siècle, décrivait souvent l’Europe comme un « continent des ténèbres ». Un continent qui, selon Éric Hobsbawm, aurait essentiellement « vécu et pensé en termes de guerre mondiale, même lorsque les armes se taisaient et que les bombes n’explosaient pas ».

Selon cette interprétation tragique de l’histoire européenne, les périodes de retour à la paix deviennent des « sorties de guerre », c’est-à-dire « une sorte de guerre après la guerre », « une ère de catastrophes », ou une Guerre Froide.

Entretemps la Guerre Froide s’est terminée, la menace d’une destruction mutuelle totale s’est dissipée, les forces armées européennes se sont considérablement réduites et le service militaire obligatoire a disparu dans la plupart des pays – laissant ipso facto sombrer dans l’oubli les combats des objecteurs de conscience, comme Jean Van Lierde en Belgique –, mais cela ne signifie pas que la guerre a disparu. [...]

Turbulences en Libye méridionale : une menace majeure pour le bassin sahélien

Depuis la chute du régime kadhafiste en 2011, le sud de la Libye est devenu le lieu de confluence de nombreux groupes armés, dans un contexte de défaillance généralisée de l’État et de fragmentations communautaire et régionale. Engagées dans une confrontation pour le contrôle des ressources et le monopole du pouvoir, les milices et brigades actives dans la région se sont progressivement immiscées dans les trafics transfrontaliers et suscitent l’inquiétude des pays mitoyens, qui craignent une propagation du conflit à l’ensemble de la sous-région. 

Crédit photo : dans la foulée de la révolution en Libye, de nombreux stocks de munitions ont été exposés et le pays a même été qualifié de "marché d’armes à ciel ouvert". (Source : UNMAS/Iason Foounten)

Pêche illicite : quel avenir pour l'Afrique de l’Ouest?

Les eaux ouest-africaines, très riches en ressources halieutiques, sont aujourd'hui la cible d'un pillage organisé des fonds marins, lequel met en péril la sécurité alimentaire des populations de la sous-région dont l'équilibre nutritionnel dépend très largement des produits de la pêche. De nombreux navires étrangers, généralement européens ou asiatiques, viennent pêcher dans les Zones économiques exclusives (ZEE) ouest-africaines sans autorisation et sans considération aucune pour la faune et la flore marines, aggravant ainsi une situation déjà dramatique de surexploitation de la zone maritime. Les eaux ouest-africaines sont les plus touchées au monde par les activités de pêche illicite, qui représentent une perte économique estimée entre 828 millions et 1,6 milliard de dollars chaque année, pour l'ensemble de la sous-région.  Pour faire face à ce fléau, les organisations internationales, régionales et les gouvernements s'organisent afin d'améliorer les légalisations, les systèmes de surveillance et de contrôle, tout en renforçant la coopération régionale.

Crédit photo : pêcheurs au large de Port Loko en Sierra Leone (source: Environmental Justice Foundation)

Les missions électorales de l’UE: un outil discret de gestion des crises

L’Union européenne (UE) possède un outil précieux en matière de prévention et de gestion des conflits. Il ne s’agit pas de sa Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), toujours embryonnaire après plus de quinze ans de gestation, ni des missions de gestion des crises qu’elle déploie avec tant de peine dans ce cadre. L’UE dispose d’un autre outil, cette fois plus discret : les missions d’observation électorale (MOE), envoyées notamment dans des contextes post-conflits ou à risques, essentiellement en Afrique. En tant qu’acteur post-national, l’Union détient là un véritable levier dans le domaine de la politique étrangère, auquel les traditionnelles diplomaties européennes ne peuvent aspirer. Une valeur ajoutée évidente … mais aussi troublante pour les Etats membres, toujours aussi jaloux de leur souveraineté nationale.

Crédit photo: Bureau de vote dans le quartier Belle-vue à Conakry (Source : SEAE, 28 septembre 2013).

Jeunesse, classes moyennes et transition démographique et politique en Afrique équatoriale et centrale

Avec près de 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, en 2012, l’Afrique représente de loin la population la plus jeune du monde. Les moins de 15 ans représentent quant à eux 45 % de la population d’Afrique centrale. Et, selon les estimations, le nombre de jeunes en Afrique devrait doubler d’ici 2045. Cette population jeune est non seulement de plus en plus nombreuse, mais son niveau d’instruction progresse également. D’après les tendances actuelles, 59 % des 20-24 ans auront reçu un enseignement secondaire en 2030, contre 42 % actuellement. Cette tranche d’âge comptera 137 millions de diplômés du secondaire et 12 millions de diplômés de l’enseignement supérieur.

De plus en plus urbanisée, mieux informée et ouverte aux dynamiques culturelles transnationales, la jeunesse africaine constitue l'un des pôles de contestation et de questionnement de l'ordre institutionnel dans l'ensemble du continent et dans la sous-région d’Afrique centrale. Frange la plus touchée par la fracture socio-économique – les jeunes représentent 60 % de l’ensemble des chômeurs africains – la jeunesse est potentiellement « instrumentalisable » dans les conflits internes de pouvoir, mais reste aussi un acteur porteur d'innovations sociales...

La stratégie européenne de sécurité maritime

Sur initiative de la présidence grecque, le Conseil européen a approuvé le 24 juin la stratégie de sécurité maritime de l'Union européenne (UE) en tant que cadre pour relever les défis imposés par la maritimisation des enjeux. L'objectif est de protéger les intérêts de l'UE contre les risques et les menaces dans le domaine maritime mondial, comme le crime organisé, les menaces à la liberté de navigation, la prolifération des armes de destruction massive ou les risques environnementaux. La Stratégie couvre les aspects internes et externes de la sécurité maritime de l'UE dans une approche trans-sectorielle et globale.

Crédit photo: Afridroit
 

La « contribution proactive à la paix » du Japon : un réel changement de posture stratégique ?

Depuis décembre 2013, le gouvernement Abe procède à une refonte de la politique de défense japonaise : création du Conseil de sécurité nationale, adoption de la Stratégie de sécurité nationale, et enfin – depuis avril 2014 – révision des principes régissant les exportations d’armement. Le gouvernement Abe assure vouloir respecter strictement le pacifisme constitutionnel défini par l’article 9 de la Constitution et donner au Japon les moyens d’être un « contributeur proactif à la paix ». Pourtant, le 1er juillet 2014, le Cabinet du Premier ministre a reconnu comme constitutionnel le droit à l’autodéfense collective.

Crédit photo: affiche de campagne d'Abe Shinzō (source : site internet du PLD) 

 

Pages