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SIPRI YEARBOOK 2014 - Armements, désarmement et sécurité internationale

Le SIPRI Yearbook est un recueil de données et d’analyses portant sur :

  • la sécurité et les conflits 
  • les dépenses militaires et l’armement
  • la non-prolifération, le contrôle des armements et le désarmement

Ce fascicule est le résumé de la 45e édition du SIPRI Yearbook, qui traite des évolutions en 2013 dans les domaines suivants :

Au vent mauvais : Comment la vente des Mistral à la Russie sape les efforts de l’Union européenne

En 2011, la France a conclu un contrat avec la Russie pour la livraison de deux navires d’assaut amphibie de classe Mistral avec une option pour l’achat de deux autres unités. Il s’agissait de la première grande vente d’armes à la Russie par un pays de l’OTAN. Bien que controversée dès son origine, la récente détérioration des relations avec la Russie en raison de la crise ukrainienne a remis sur le devant de scène médiatique la vente des Mistral, ce qui a été l’occasion pour la plupart des membres de l’Union européenne de rappeler leur opposition à cette livraison.

Des «balles vertes» toxiques? La question des munitions au tungstène

Dans le sillage de la guerre du Golfe de 1991, on apprenait que les forces armées américaines recouraient à des munitions fabriquées à partir d'uranium appauvri, un matériau à la fois bon marché et réputé pour sa dureté. Progressivement, témoignages et analyses mirent en doute l’innocuité de ce matériau après son usage. D'après ceux-ci, l'uranium appauvri s'avérait en fait extrêmement toxique et était responsable de maladies, y compris parmi les populations civiles. On se demanda alors s'il n'existait pas des liens entre la naissance de bébés difformes en Irak et le « syndrome de la guerre du Golfe » qui affecta des milliers de soldats et l'utilisation de projectiles contenant cette substance...

Crédit photo : Jean Skillman/US Army Environmental Command

Armée libanaise et Hezbollah: complémentarité, collusion ou subordination?

La scène politique et sécuritaire libanaise rassemble des acteurs aux objectifs variés, dont les jeux d’influence alimentent l’instabilité chronique dont souffre le pays du Cèdre. Dans ce contexte, le Hezbollah et l’armée libanaise entretiennent des relations complexes, oscillant entre complémentarité, collusion et subordination, selon les conjonctures. En s’articulant autour de quelques questions-clés, cette Note d’Analyse entend mettre en lumière leurs rapports de force afin d’évaluer les risques de détournements d’armes au Liban.

Enjeux d’une présidence Jokowi : réformes et relations civilo-militaires en Indonésie

Jusqu’en 1998, l’armée indonésienne avait une « double fonction » institutionnalisée dans l’appareil d’État (dwifungsi), lui conférant un rôle dans la sécurité du pays mais aussi dans son système politique et dans son économie. Depuis la chute de Suharto, le processus de démocratisation et de décentralisation de la vie politique a permis aux autorités civiles de reprendre la main. Cependant, l’armée conserve un pouvoir d’influence posant la question de la qualité de la démocratie indonésienne. L’élection de Jokowi en juillet 2014 a ouvert la voie à de nouvelles réformes que son prédécesseur n’avait pu mettre en place. La relation de Jokowi avec les autorités militaires sera dès lors un enjeu majeur de son mandat, dont l’évolution sera déterminante sur la capacité d’une Indonésie émergente à se donner les moyens de ses ambitions. 

Crédit photo : entraînement d’un commando de Kopassus, les forces spéciales de l'armée de terre indonésienne (source : Flickr/ Licence Creative commons)

Les Émirats arabes unis : plaque tournante du trafic illicite vers l’Iran

De nombreux cas de violations des sanctions émises à l’égard de l’Iran ont été recensés ces dernières années, ce qui appuie la thèse qu’en règle générale, les embargos sur les armes ne sont pas des instruments infaillibles de lutte contre la prolifération des armes. Il a en effet été démontré que les Émirats arabes unis (EAU) constituent une plaque tournante du trafic illicite d’armes et autre matériel militaire vers l’Iran. Les réseaux de prolifération utilisent des techniques de contournement variées qui rendent de plus en plus difficile la détection des transferts illicites. Ce commerce représente un danger aussi bien à l’échelle du Golfe qu’à l’échelle mondiale. Cette Note a pour objet de donner un aperçu des mécanismes de contournement des sanctions contre l’Iran dans les EAU et des initiatives du pays pour contrer ce phénomène.  

Crédit photo : Port de Jebel Ali (Source : idmifarra - Licence Creative Commons flickr)

Le traçage des armes sur les lieux de conflits: leçons et perspectives

Ces vingt dernières années, le traçage des armes illicites dans les zones de conflit a suscité un regain d’attention. Utilisée initialement dans le cadre d’embargos internationaux sur les armes, l’expertise dans ce domaine n’a cessé de croître en impliquant, outre les comités de sanctions mandatés par le Conseil de sécurité des Nations unies, des organisations non gouvernementales, des chercheurs indépendants et des journalistes d’investigation. Cette discipline s’étend aujourd’hui bien au-delà des pays visés par des embargos sur les armes.

Israël entre quatre murs: la politique sécuritaire dans l'impasse

«L’armée et la sécurité sont la véritable religion de ce pays», s’inquiète Gideon Levy, journaliste du Haaretz. Pour l’État d’Israël, la question du «vivre en sécurité» tourne, en effet, à l’obsession. Telle une «villa dans la jungle» ─ expression d’Ehoud Barak ─, il a développé une vraie culture de la forteresse assiégée. Pour se protéger, Israël se replie, s’enferme, mise sur sa force militaire, se lance dans des guerres préventives au nom de la «légitime défense», colonise les terres «incertaines» à ses frontières...

La méthamphétamine : une spécialité ouest-africaine

La méthamphétamine est en train de devenir la drogue illicite la plus consommée dans le monde, après le cannabis. Cette drogue de synthèse, dont l’utilisation et le trafic sont en très rapide expansion, a la particularité d’être la seule drogue à être produite en Afrique de l’Ouest, avec le cannabis. Originellement destinée à l’exportation, vers l’Asie particulièrement, son coût dérisoire et ses effets, permettant notamment d’oublier faim et fatigue, sont en train de favoriser le développement de sa consommation dans la sous-région ouest-africaine. Si – à ce jour – les laboratoires de production démantelés se situent tous au Nigeria, de forts soupçons planent sur sa possible fabrication dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.  

Crédit photo : vendeuse de médicaments et méthamphétamines dans la commune d’Adjamé à Abidjan (©  Jean-Baptiste Séni)

Les organisations régionales et le Programme d’action des Nations unies sur les armes légères (PoA)

Lutter contre le commerce illicite des armes légères nécessite une action régionale. Dans de nombreux pays, les armes légères circulent en abondance en dehors de tout contrôle étatique. Elles sont faciles à dissimuler et leur faible poids facilite leur transport à travers les frontières internationales.

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’ouest – juillet à septembre 2014

Ce monitoring trimestriel est réalisé dans le cadre d’un projet d’une durée de trois ans (2014-2016) intitulé « Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’État de droit en Afrique sub-saharienne » financé par le Ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.

Ce monitoring pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers.  

Crédit photo : Campagne contre la propagation du virus Ebola en Guinée (CE DG Echo/afreecom/Idrissa Soumaré)

L’ après F-16: une opportunité de changer de cap

Reporter une nouvelle fois l’échéance n’est plus possible : le nouveau gouvernement devra impérativement trancher la question du renouvellement des F-16 vieillissants. Investir des milliards dans un nouvel avion de combat dernier cri ou saisir l’occasion pour revoir le rôle de notre force aérienne ? Un choix stratégique majeur, lourd de conséquences…

Crédit photo: F-16 à la base aérienne de Kleine-Brogel (Benjamin Vokar/GRIP)

Stratégies d’émergence des États d’Afrique centrale et équatoriale : fondements et caractéristiques

Avec une croissance estimée à 6,2 % pour 2014, l’Afrique centrale figure parmi les régions les plus dynamiques du continent et parmi les zones de convergence des pays émergents. Ces derniers, dont la Chine, jouent effectivement un rôle déterminant dans l’accélération de la croissance économique africaine depuis une décennie, en important des quantités substantielles de matières premières et en exportant en retour des biens manufacturés vers les pays africains. La demande et les prix élevés des produits de base – notamment des hydrocarbures et des minerais – ont dopé les recettes des États, tandis que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ont stimulé l’investissement privé. Toutefois, selon une étude récente (Yoonyoung Cho et Bienvenue Tien, 2014) consacrée à l’analyse des sources de la croissance dans 32 pays d’Afrique subsaharienne, ce dynamisme économique n’est pas exclusivement lié à la demande des produits de base, qu’il s’agisse ou non de pétrole. En effet, plusieurs pays d’Afrique subsaharienne parmi ceux qui ont connu des taux de croissance élevés ainsi qu’un essor significatif d’IDE, sont dépourvus de ressources naturelles...

Le Traité sur le commerce des armes entrera en vigueur en décembre 2014 !

Le 25 septembre 2014, l’Argentine, les Bahamas, la Bosnie-Herzégovine, le Portugal, la République tchèque, Sainte-Lucie, le Sénégal et l’Uruguay ont ratifié le Traité sur le commerce des armes (TCA) à l’occasion d’une cérémonie organisée en marge de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Grâce à ces huit nouvelles ratifications, qui portent à 53 le nombre de ratifications du texte, le TCA entrera en vigueur dès le 24 décembre de cette année, soit 90 jours après le dépôt du 50e instrument de ratification du traité et moins de deux ans après son adoption aux Nations unies le 2 avril 2013...

Crédit photo : adoption du TCA le 2 avril 2013 à l’Assemblée générale des Nations unies (source : Nations unies)

Fondements des politiques africaines des émergents (Brésil, Inde, Turquie et Afrique du sud)

Entre 2000 et 2012, le volume du commerce sino-africain est passé de 10 milliards à 200 milliards USD. Au cours de la même période, la Chine consolidait son statut de partenaire indispensable auprès de la plupart des pays africains. L’ampleur et le succès de la percée chinoise en Afrique a pratiquement occulté la présence grandissante d’autres pays émergents sur le continent – notamment le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud ou la Turquie – dans des domaines aussi variés que le développement des infrastructures, les télécommunications, les marchés énergétiques, etc. Leur présence tend ainsi à consolider non seulement l’aspect concurrentiel des relations internationales en Afrique, mais aussi le processus d’intégration du continent à la mondialisation. Au-delà des spécificités, modalités, convergences et impacts de ces « nouveaux » partenariats, il convient d’analyser dans quelle mesure cette « coopération Sud-Sud » renforcée est vectrice d’opportunités nouvelles pour le continent... 

L'UE et les exportations d'armements: Options et limites du réexamen de la Position commune

En 2012, les États membres de l’UE ont entamé le processus de réexamen de la Position commune européenne régissant le contrôle des exportations en armements. Bien que le processus ne soit pas encore finalisé, cette Note d’Analyse dresse un état des lieux des éléments que les États ont prévu de revoir et a pour objectif de contribuer à la réflexion sur les voies possibles d’amélioration de la Position commune et de sa mise en œuvre. Elle se base notamment sur une analyse des pratiques actuelles des États européens qui souligne les différentes interprétations des critères de la Position et illustre la contradiction évidente des décisions d’autorisation d’exportations avec l’esprit et les dispositions de l’instrument européen. Elle plaide dès lors en faveur d’une révision approfondie et progressiste de la Position commune et de son Guide d’utilisation. En effet, lorsque des vies sont en jeu, la proactivité offre les options que la réactivité ne permet pas. 

Crédit photo: Stand de la FN Herstal au salon de l'armement terrestre Eurosatory (Benjamin Vokar/GRIP - Juin 2014)

The EU, Japan and South Korea: Mutual Recognition between Different Partners

Over the past ten years, the European Union has started to negotiate and sign Framework Participation Agreement (FPA) with third states, in order to have them participate in the various CSDP missions. The EU has recently signed an FPA with South Korea and has approached Japan to negotiate one, going beyond its usual area of cooperation and engaging partners with which it has very little experience. Yet, the rationale underlying this trend has to be figured out. It appears that what prevails is rather the symbolic value of recognising and being recognised as a relevant international security actor, both for the EU and its Asian partners. It does matter that the EU set a foot on the security map in East Asia, while it is equally important for Japan and South Korea to appear as key security players through partnerships.

Credits: C. Ashton meets ROK Minister of Foreign Affairs to sign the Framework Participation Agreement (EEAS)

L’UE et ses États membres au Sahel: quelle présence et quels modes d’actions?

Au Sahel, il y a des menaces et des richesses. Autant de raisons qui ont précipité certains États à se ruer sur la zone pour se livrer à une franche compétition économique. Mais c’est surtout les préoccupations sécuritaires et l’urgence d’engager une véritable dynamique de développement et de créer une capacité de résilience chez les populations qui ont conduit une poignée d’États européens à accroître leur présence et à inciter l’UE à agir en mobilisant son large éventails d’outils disponibles dans tous les champs d’actions. Bien conscients que leurs actions bilatérales ne sont plus suffisantes, les États membres s’organisent entre eux, avec le concours d’États tiers prêts à soutenir financièrement, matériellement ou logistiquement leurs actions, mais l’UE reste leur levier d’action principal par l’efficacité qu’elle est supposée engendrer.

Cette Note est l’adaptation française d’un chapitre du livre « Europe has an idea, et alors ? » édité par Sven Biscop et Alexander Mattelaer et publié en décembre 2014 dans la collection « The Ashgate Research Companion to the Foreign Policies of Europe ». 

(Crédit photo: ecdpm.org) The EU Strategy for Security and Development in the Sahel – An indicator for the future of EU External Action

 

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs: un outil au service de la gouvernance

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs ou MAEP est un instrument, au rayonnement continental, établi par et pour les États africains. Regroupant 34 pays sur 54 sur la base d’une adhésion volontaire, il est destiné à évaluer les pratiques des États en matière de gouvernance, dans quatre domaines : la démocratie et la gouvernance politique, la gouvernance et la gestion économiques, la gouvernance d’entreprise et le développement socio-économique. En garantissant à la fois une auto-évaluation de l’État, une évaluation externe et enfin une évaluation par les pairs, le mécanisme offre l’opportunité d’une double fenêtre de dialogue : entre l’État et sa société civile et entre les États eux-mêmes.

(Crédit photo : NEPAD Photo Gallery - Fatuma Ndagiza Nyirakobwa, Vice Chair of the African Peer Review Mechanism (APRM) Panel of Eminent Persons)

 

L’industrie de défense française : une autonomie stratégique sous contrainte

La base industrielle et technologique de défense française (BITD) est confrontée à un contexte politique et budgétaire délicat, entre un environnement d’affaires international où sévit une forte concurrence, un projet d’Europe de la défense globalement en panne et une pression toujours aussi vive sur les finances publiques. Cette note dresse un portrait de cette situation. Elle analyse l’évolution de la BITD hexagonale depuis la fin de la Guerre froide, pour ensuite s’intéresser à ses vulnérabilités actuelles. Elle soulève également des pistes de réflexion quant à sa trajectoire future en considérant les impacts éventuels sur le tissu industriel-militaire français et européen.

La version originale du texte est disponible ici en allemand sur le site du DGAP.

Crédit photo: Hélicoptère Airbus au salon de l'armement terrestre Eurosatory 
(source: Benjamin Vokar/GRIP, Paris, juin 2014)

 

Study on the implementation of Directive 200943EC on transfers of defence-related products

The study of the implementation of Directive 2009/43/EC simplifying terms and conditions of transfers of defence-related products within the Community (also referred to as Directive 2009/43/EC or the Intra-European Union (EU)/Community Transfers (ICT) Directive)1 aims to identify and analyse the current problems in the implementation of the Directive and the obstacles encountered by its main beneficiaries, i.e.

Le concept européen d’approche globale à l’épreuve de la crise sahélienne

Coordination, cohérence, efficacité et durabilité sont autant de défis que Bruxelles et les différentes Délégations doivent relever pour donner vie à un concept européen d’approche globale en constante évolution. En tant que première stratégie d’approche globale du Service européen d’action extérieure pour une région du monde, la Stratégie européenne pour le développement et la sécurité au Sahel est un cas d’école. Au vu de la crise multidimensionnelle que subit la zone sahélienne, rien de tel que le vaste éventail de politiques, outils et instruments dont dispose l’UE pour s’attaquer simultanément aux enjeux de sécurité et de développement à l’échelle régionale.

Crédit photo : cérémonie de fin de formation par EUTM Mali du GTIA Balanzan (source EUTM Mali, mars 2014).

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