Publications

Armes et diplomatie en Ukraine à l’ombre de la crise syrienne

Faut-il envoyer des armes en Ukraine, pour soutenir les autorités de Kiev face aux rebelles séparatistes pro-russes du Donbass, et donc face à la Russie? Depuis que l’Est ukrainien a sombré dans la guerre, les pays occidentaux divergent sur cette question. Le débat, alimenté par des concepts ambigus tels que celui d’«armes non létales» ou d’«armes létales défensives», apparait ainsi comme confus. 
Cette Note d’Analyse a pour objectif de faire le point sur ce qui est dit et ce qui est fait dans le cadre de ce dossier épineux, que la crise syrienne aura rendu encore plus compliqué.
(Photo:  Radar de contrebatterie AN/TPQ-36 Firefinder)
 

Les transferts d’armements de la Région wallonne en 2014. Synthèse du rapport annuel

L’année 2014 a vu les exportations wallonnes exploser et atteindre un nouveau record sur les dix dernières années, tandis que l’Arabie saoudite maintient sa place de client privilégié de la Région. Cet Éclairage fait une synthèse des principales informations sur les licences octroyées par le gouvernement wallon en 2014, ainsi que les destinations des armements produits en Wallonie.
En 2014, le montant total des licences d'exportations approuvées par le gouvernement wallon a atteint 4 306 299 198 EUR, soit une augmentation de 838 % par rapport à 2013 et un total plus de quatre fois supérieur au précédent pic de 2009. Il s’agit d’une nette rupture par rapport à la moyenne de la période 2004-2013. À elle seule, la valeur des licences accordées en 2014 représentent près de la moitié (42 %) du total de la valeur des licences accordées entre 2003 et 2014 . Seules trois licences d'exportations ont été refusées en 2014, portant sur trois destinations différentes à savoir le Kosovo, la Turquie et le Venezuela.
Quelque 444 licences d'importations ont été octroyées en 2014 pour un montant de 109 269 724 EUR, ainsi que 30 licences de transit représentant un total de 92 941 346 EUR. Aucune demande de licence d'importation ou de transit n'a fait l'objet d'un refus en 2014.
Crédit Photo: GDLS Canada
 
 

La question israélo-palestinienne et le partenariat euro-méditerranéen: Chronique d’un échec annoncé?

Le partenariat euro-méditerranéen avait suscité de nombreux espoirs de part et d’autre de la Méditerranée. Les accords n’ont pas été satisfaisants et ils se sont parfois avérés largement décevants au regard de leurs ambitions initiales. La Politique européenne de voisinage puis l’Union pour la Méditerranée n’ont pas été en mesure de revitaliser ce partenariat. Un certain nombre de défaillances l’ont déstabilisé dès son lancement. Dès lors, la relance du partenariat passe par l’identification de ces faiblesses et par la volonté politique d’y remédier. Une (la ?) pierre d’achoppement centrale continue d’être incarnée par le dossier israélo-palestinien. Le partenariat deviendra légitime s’il parvient à agir de manière crédible et efficace, en concertation avec les autres protagonistes internationaux, sur cette question centrale pour l’aire méditerranéenne – et au-delà – depuis plusieurs décennies.
(Photo: www.eeas.europa.eu - Federica Mogherini on official visit to Egypt)
 

Nouveau code minier au Burkina : de l’or au bénéfice de tous ?

Le Burkina Faso est considéré comme l’un des pays les plus pauvres du monde. Ses stratégies de développement sont essentiellement axées sur l’exploitation industrielle de ses ressources naturelles. La production aurifère est devenue, depuis 2009,  la principale source de croissance du pays, bien qu’elle n’ait pas réussi à amorcer le levier économique nécessaire à l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour y remédier, le gouvernement de transition a adopté un nouveau Code minier en juin 2015. Cette note se penche sur l’évolution de ce secteur afin de déterminer dans quelle mesure les avancées de ce nouveau Code minier contribueront à faire de l’or le levier de développement socio-économique durable, ce qu’ambitionne le Burkina Faso à l’horizon 2025?

Objectif Bastogne : sur les traces des reporters de guerre américains

Hiver 44-45 : Ernest Hemingway et Martha Gellhorn parcourent les collines enneigées et ensanglantées des Ardennes. Walter Cronkite qui, dans les années 1960, sera surnommé "l’homme le plus digne de confiance de l’Amérique", informe pour United Press à partir de Luxembourg et d’Assenois. Le mythique Robert Capa fixe son objectif au plus près de l’action.

Une Bosnie sinistrée vingt ans après Dayton

Le 21 novembre 1995, un accord conclu sur la base étatsunienne de Dayton (Ohio) mettait fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine. Vingt ans plus tard, si le pays a quasiment disparu des écrans des téléviseurs, il continue à vivoter dans le moule de l’accord, officiellement signé le 14 décembre à Paris.

Une des particularités de l’accord de Dayton est qu’il n’a pas été conclu par les trois factions qui se sont âprement combattues pendant trois années et demie. Si le président internationalement reconnu du pays, le Bosniaque Alija Izetbegović, l’a bien signé au nom de sa communauté, les Serbes et Croates bosniens ont été représentés par les présidents de deux pays voisins – certes impliqués dans le conflit – le Serbe Slobodan Milošević et le Croate Franjo Tudjman.

Crédit photo : Slobodan Milosevic, Alija Izetbegović et Franjo Tudjman (source : Jan Underwood/Dayton Daily News)

 

COP 21, ENMOD et le 6 novembre : la paix et la guerre pour enjeux

En 2001, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait une résolution proclamant le 6 novembre « Journée internationale pour la prévention de l'exploitation de l'environnement en temps de guerre et de conflit armé ». À la veille de la 21e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ou COP21, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 sur le site de Paris-Le Bourget, cette célébration du 6 novembre est une belle occasion d’évoquer ce dont COP 21 ne parlera justement pas : l’impact des forces armées sur le changement climatique, en temps de paix comme en temps de guerre.

L’objectif de cet article n’est pas de démontrer pourquoi la militarisation galopante de notre planète est une cause majeure de la détérioration de nos écosystèmes. Ni de rappeler cette évidence que la guerre exerce une action intrinsèquement destructrice sur l’environnement. Pas plus que de nous interroger sur les raisons de la non-prise en compte de l’empreinte écologique des activités militaires[1]. En cette journée particulière, il est de rappeler que l’environnement, toujours victime collatérale des conflits et activités militaires, peut aussi devenir une arme en soi, et qu’il est urgent de nous préoccuper des instruments de droit qui s’attachent à prévenir ce risque.

La guerre, le droit et l’environnement

Le droit international humanitaire dispose de deux instruments principaux pour veiller spécifiquement à la protection de l'environnement en situation d'hostilités.  

La Tunisie : une exception menacée

La Tunisie fait office d’exception au sein d’un environnement régional en pleine décomposition. Près de cinq ans après sa révolution, elle dispose d’une Constitution progressiste émanant de compromis inédits entre des forces politiques aux intérêts finalement conciliables. En hommage au chemin parcouru depuis plus deux ans, quatre institutions issues de la société civile tunisienne viennent de recevoir le prix Nobel de la paix. Cette distinction hautement symbolique, saluant le travail d’un quartet hétéroclite érigé sur fond de crise politique, récompense le dialogue tunisien. Le pays doit cependant encore faire face à des obstacles majeurs. Il subit les répercussions du vide sécuritaire libyen et les manœuvres géopolitiques opaques de puissances régionales aux intérêts divergents. Quant au terrorisme, il gangrène son économie et tente de saper son élan démocratique. 

Crédit photo : Marche de la liberté à Tunis, en janvier 2012 (source : Amine Ghrabi / Licence Creative Commons)

Juger les multinationales. Droits humains bafoués, ressources naturelles pillées, impunité organisée.

Coca-Cola, Monsanto, Shell, Nestlé, Bayer, Texaco… : certaines marques sont associées à des scandales retentissants. Hydropiraterie en Inde, pesticides aux effets dévastateurs, exploitation pétrolière transformant le delta du Niger en désert écologique, drame du Rana Plaza au Bangladesh, enfants empoisonnés par le plomb au Pérou…, la liste est longue et plus qu’inquiétante.

L’accord sur le nucléaire iranien : décryptage

Ça y est, depuis la "date d’adoption" le 18 octobre 2015, l’accord sur le dossier nucléaire iranien est officiellement sur les rails. Mais ce document d’une centaine de pages peut se révéler un véritable casse-tête pour les non-initiés. Tentative de décryptage d’un accord complexe aux implications profondes et multiples pour le Moyen-Orient et la non-prolifération nucléaire...

Traité de non-prolifération nucléaire : l'échec de 2015 mènera-t-il au succès de la Première Commission ?

Les quatre semaines de la 9e conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire (dite "RevCon 2015"), du 27 avril au 22 mai 2015, se sont achevées dans la division. Personne ne remet en question que le TNP est la pierre angulaire du régime de non-prolifération. Mais le problème est qu’il n’est plus que cela : le pilier "désarmement nucléaire" est dans un état de mort clinique. 

Impact de la baisse du prix du pétrole sur les pays producteurs d’Afrique équatoriale

Sauf événement géopolitique majeur ou revirement soudain de la stratégie suivie par l’Arabie saoudite, le prix du pétrole ne devrait pas remonter durablement dans les prochains mois. Comme tous les pays exportateurs à travers le monde, les États producteurs d’Afrique équatoriale sont durement affectés par la chute du prix du pétrole et la réduction des recettes pétrolières depuis l’été 2014, même si le Cameroun, du fait de son économie plus diversifiée et de l’importance de son marché intérieur, est mieux armé pour y faire face.

Les gouvernements ont, pendant plusieurs mois, cherché à minimiser l’ampleur des ajustements budgétaires nécessaires, arguant que la baisse du cours du pétrole ne serait que temporaire. Au cours du premier semestre 2015, tous ont néanmoins dû admettre la nécessité de procéder à des révisions budgétaires se traduisant à la fois par une réduction importante des investissements publics (en particulier dans les projets d’infrastructures qui représentaient pourtant le fer de lance de leurs politiques de développement et de diversification de l’économie) et par une envolée du déficit budgétaire, qui devrait à terme entraîner une hausse (parfois très importante) de l’endettement de ces États. 

Élections ivoiriennes de 2015 : l’UE aurait-elle dû observer le scrutin ?

Si l’Afrique de l’Ouest reste la destination privilégiée des missions d’observation électorale de l’UE, les observateurs européens n’iront pas en Côte d’Ivoire pour les présidentielles prévues le 25 octobre 2015. Ils étaient pourtant sur place lors du scrutin précédent, en 2010. Aussi, cette décision en aura surpris plus d’un.

Pour appréhender les motivations d’un tel choix, cette note analyse trois aspects du processus électoral ivoirien : le fonctionnement de la Commission électorale indépendante, la rédaction de la liste électorale et la traçabilité des résultats. Ces trois prismes seront ensuite mis en adéquation avec les critères habituellement pris en compte par l’UE lorsqu’elle doit décider du déploiement d’une mission. L’objectif étant de déterminer si le choix de ne pas être présent en Côte d’Ivoire en 2015 est vraiment pertinent. 

Crédit photo : Lancement de l'opération de révision de la liste électorale à Yamoussoukro (source : CEI)

Monitoring de la stabilité régionale dans le bassin sahélien et en Afrique de l’Ouest – juillet à septembre 2015

Ce monitoring trimestriel, publié par le GRIP depuis 2011, est réalisé dans le cadre d’un projet intitulé "Contribution à l’amélioration de la sécurité humaine, à la prévention des conflits et au renforcement de l’état de droit en Afrique sub-saharienne", financé par le ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché du Luxembourg.

Il a pour but de suivre la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest avec un accent plus particulier sur le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Il se penche sur les questions de sécurité interne au sens large, les tensions régionales, la criminalité et les trafics transfrontaliers. 

(crédit photo : élections en Guinée, 10 septembre 2015, © guinee7.com)

 

Armes nucléaires: et si elles ne servaient à rien? 5 mythes à déconstruire

«Ce sont les bombes sur Hiroshima et Nagasaki qui ont forcé le Japon à capituler»; «Les armes nucléaires nous protègent. Elles ont empêché la Guerre froide de dégénérer en guerre ouverte»; «la dissuasion nucléaire est efficace, il suffit de penser au blocus de Berlin ou à la crise des missiles de Cuba»; «De toute façon, il n’y a pas d’alternative, on ne peut pas désinventer la Bombe…»

SIPRI Yearbook 2015 (Résumé) - Armements, désarmement et sécurité internationale

Voici le résumé en français du SIPRI Yearbook 2015, un annuaire apprécié dans le monde entier par des politiciens, des diplomates, des journalistes, des académiques, des étudiants et des citoyens, comme une source fiable et indépendante de données et analyses sur l’armement, le désarmement et la sécurité internationale.

Le Burkina Faso et son armée mis au pas par le Régiment de sécurité présidentielle?

Depuis la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre 2014 à la suite d’une révolte populaire, le Burkina Faso traverse une période politique turbulente, secouée par quatre tentatives du RSP de mettre fin à la transition. Cette fois en effet, le RSP est parvenu à perpétrer un coup d’État, mais il n’est pas sûr qu’il réussisse à mettre fin à ce régime. Si elle semble atypique, cette situation ne l’est pas vraiment si on se replace dans le contexte de l'évolution politique de ce pays depuis son indépendance.

Crédit photo : le chef de la junte, le général Gilbert Diendéré (source : capture d'écran d'une vidéo de France24)

Dimension humanitaire du désarmement nucléaire et danger nucléaire militaire en France

L’approche humanitaire est devenue centrale dans les discussions sur le désarmement nucléaire. Elle repose sur les risques de détonation d’une arme par un acte volontaire, accidentel ou malveillant. Des risques connus, puisque de nombreux cas ont été répertoriés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Russie. La rareté de l’information en France semble être liée au culte du "secret défense", qui règne d’une manière générale sur le nucléaire militaire. Mais l’absence d'information officielle ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’accidents nucléaires militaires. Du reste, si les effets d’une détonation nucléaire sont largement partagés, cette approche est vivement critiquée par les diplomates et les think tanks français. Une critique qui porte à la fois sur les arguments et sur la finalité, qui est d'éliminer les armes nucléaires...

Crédit photo: Marine nationale / Alain Monot

Armes légères et nouvelles technologies : quels défis pour le contrôle des ALPC?

Les récentes évolutions technologiques offrent de nouvelles opportunités pour renforcer et étoffer les pratiques existantes en matière de marquage, d’enregistrement, de sécurisation et de traçage des armes légères et de petit calibre. Cependant, la technologie pose également d’importants défis pour les différents instruments et mécanismes de contrôle existants avec de possibles conséquences négatives pour l’action menée à l’échelle internationale en vue de prévenir et combattre le commerce illicite des armes légères. Cette Note d’Analyse vise à apporter un éclairage sur les récentes évolutions dans les domaines de la technologie, de la conception et de la fabrication des armes légères. Elle analyse également les implications sur le marquage, la conservation des données et le traçage efficace des armes, et considère l’utilisation effective des technologies et outils pertinents pour en renforcer l’efficacité. 

Crédit photo : pièces du pistolet en polymère "Liberator" produites par une imprimante 3D (source: Justin Pickard/Licence creative commons)

Contrôle des transferts d’armes en Afrique subsaharienne : leçons pour la mise en œuvre du TCA

Cette Note d’Analyse présente les principales conclusions et recommandations d’une étude menée dans dix pays d’Afrique francophone en vue d’identifier les défis posés par la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes. Elle fait le point sur les forces et les faiblesses des systèmes de contrôle des transferts d'armes de ces pays et souligne les éléments de contexte essentiels. Enfin, elle recommande des stratégies pour renforcer ces systèmes grâce à des mécanismes de coopération et d'assistance internationales...

Crédit photo: traçage d'ALPC en Côte d'Ivoire (source : GRIP/Mélanie De Groof)

Iran : quel avenir pour l’embargo sur les armes?

Le 14 juillet 2015, la République islamique d'Iran a conclu un accord sur la question du nucléaire avec le groupe E3/UE+3 (la Chine, les États-Unis et la Russie ; l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, avec la Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité), mettant fin à plus de dix ans de négociations. Cet accord historique ouvre la voie à une levée de l’embargo des Nations unies sur les armes qui touche l’Iran. Dans le cadre de ce plan d'action global conjoint, l’Iran accepte de limiter sur le long terme son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions internationales qui frappent le pays...

Crédit photo: Licence Creative Commons / Iran Military Forum 

RDC : Filimbi, la nouvelle génération de citoyens qui ébranle le pouvoir

Décidée à faire entendre sa voix, la jeunesse africaine est en ébullition. Aux quatre coins du continent, des mouvements citoyens parviennent à embraser la société civile, jusqu’à faire tomber des pouvoirs en place. Symboles d’une nouvelle génération, leur leitmotiv est celui du respect de l’alternance démocratique, comme pilier de la démocratie. En 2012, "Y’en a marre" au Sénégal avait craqué l'allumette en s’engageant contre une troisième candidature du président Abdoulaye Wade. Deux ans plus tard, c’était au tour du "Balai citoyen" burkinabè de prendre part au soulèvement populaire qui a chassé le président Blaise Compaoré, après 27 ans au pouvoir...

Crédit photo: logo du collectif congolais Filimbi (sifflet en swahili)

Réfugiés burundais : des risques sécuritaires et fonciers pour la région

Depuis l’investiture de Pierre Nkurunziza comme candidat à l’élection présidentielle du parti CNDD-FDD le 25 avril dernier, le Burundi connait une spirale de violences caractérisées notamment par la tentative de renversement du pouvoir, la fermeture voire la destruction des médias privés, les manifestations souvent violemment réprimées, les enlèvements, les arrestations et les assassinats des manifestants de tous bords. Ce lot de violences a obligé près de 180 000 Burundais (selon les chiffres du 30 juillet de l’UNHCR) à s’exiler principalement dans trois pays voisins : à savoir la RDC, le Rwanda et la Tanzanie...

Crédit photo: engorgement de réfugiés à Kagunga, localité tanzanienne située près de la frontière burundaise,  sur les rives du lac Tanganyika (source: CICR/L. Kamau)

Le Congo-Brazzaville et le Rwanda dans la nouvelle géopolitique angolaise : entre hégémonie coopérative et équilibre des puissances

La politique extérieure de l’Angola à l’égard du Congo-Brazzaville et du Rwanda est symptomatique des mutations et de la recomposition des dynamiques politiques en cours dans la sous-région de l’Afrique centrale.

La gestion par l’Angola de sa situation de guerre civile, puis des crises survenues dans la région au cours des dix dernières années, a donné à l'Angola sa propre approche de résolution des conflits et forgé une tendance à cibler des partenariats qui priorisent ses propres intérêts nationaux.

Toutefois, les évolutions politiques récentes dans la sous-région – notamment la montée d’autres puissances prétendantes –, ainsi que la prise en compte du coût des cycles de conflits en Afrique centrale au cours de cette dernière décennie, semblent en partie questionner la viabilité des logiques de projection militaire, au profit d’un retour à la logique diplomatique et au multilatéralisme comme mode de renforcement de l'environnement sécuritaire régional.

Pages