Jeunesse africaine et dynamiques de résiliences à la violence, à l’exclusion et l’injustice

En mars 2017, le GRIP s’est vu attribuer le projet de recherche « comprendre et surmonter l’exposition des jeunes à la violence, l’exclusion et l’injustice ». Ce projet d’une durée de 36 mois, mené conjointement avec l’Université de Bukavu et l’Institut général Tiémoko Marc Garango pour la gouvernance et le développement (IGD), entend décrypter la portée des dynamiques de mobilisation des jeunes au Burkina Faso et en République démocratique du Congo. L’objectif est de renforcer la compréhension des mécanismes à l’œuvre qui permettent à la jeunesse de ces pays de s’adapter pour résister à la tentation de la violence et surmonter les situations d’exclusion.

Ce projet recensera les bonnes pratiques développées par les jeunes - et favorisera leur appropriation - pour prévenir l’engagement des jeunes femmes et hommes dans les activités de violences socio-politiques. S’appuyant sur des enquêtes quantitatives et qualitatives et des activités de terrain, ce projet donnera lieu à la production de plusieurs policy briefs et working papers pluridisciplinaires. Ces productions reposeront sur des entretiens individuels avec 1 200 jeunes (18-35 ans) répartis dans les deux pays et sur des « focus groups » intégrant les populations locales dans une optique plus large. Ce travail de terrain sera effectué en RDC dans les régions du Nord et Sud Kivu, et au Burkina Faso dans les régions du Grand Ouagadougou et de Bobo Dioulasso.

Outre ce premier volet « recherche », le projet s'articulera autour d’activités socioculturelles et de formations citoyennes. Ces dernières serviront à renforcer les capacités d’un groupe de jeunes qui porteront la campagne de plaidoyer auprès d’autres jeunes, dans une perspective d’empowerment (appropriation) et de formation par les pairs. Les activités socioculturelles, recouvrent quant à elles un ensemble d’activités sportives, d’animation, de plaidoirie, de sketchs, de slam et de story telling (récit). Ces activités participatives véhiculeront des messages positifs découlant des recommandations de l’étude.

Enfin, le consortium entend sensibiliser les classes politiques et administratives ainsi que les médias sur les bonnes pratiques susceptibles de limiter les violences politiques associées à la jeunesse.

Financé par le
Centre de recherche pour le développement international,
société d’État canadienne.

Coordinateurs : Michel Luntumbue et Claire Kupper