La réinsertion des enfants-soldats en RDC: déjeuner-débat (23 novembre - WBI)

Invitation à un déjeuner-débat au WBI sur le thème "Démobiliser et réinsérer les enfants soldats: l'engagement de Murhabazi Namegabe en RDC"

À l'initiative de l'Association pour les Nations Unies (APNU) et du Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (GRIP), avec le soutien de Wallonie-Bruxelles international (WBI).

  • Où : WBI, Wallonie-Bruxelles International - 2, Place Sainctelette, 1080 Bruxelles
     
  • Quand : lundi 23 novembre 2015 de 12h00 à 14h00
     
  • Inscriptions : Entrée libre mais inscription nécessaire avant le 20 novembre
    • Par courriel à publications@grip.org 
    • Ou par sms au 0471/682.689 

Les orateurs

  • Murhabazi Namegabe est un défenseur des droits humains, en particulier des droits des enfants, à Bukavu, en République démocratique du Congo. Il dirige le BVES (Bureau pour le volontariat au service de l'enfance), une ONG créée en 1992, dont l'objectif et de défendre les droits fondamentaux des enfants victimes de la marginalisation économique et sociale. Depuis le début des conflits à l'Est du Congo, le BVES a mis sur pied un dispositif d'accompagnement des enfants victimes des conflits armés : enfants des rues, enfants réfugiés ou déplacés non accompagnés, enfants associés aux forces et groupes armés, enfants en détention... En vingt ans, le BVES a accompagné et re-socialisé des milliers de jeunes, garçons et filles. L'action de Murhabazi Namegabe, qui se consacre entièrement à la négociation de la libération des enfants soldats et à la direction des centres d'accueil et de réinsertion mis en place par le BVES, a été couronnée par plusieurs prix internationaux: Prix Mondial pour les Droits de l’Enfant (2011) et Prix Africités/Harubuntu (2012).

  • Frédérique Lecomte est une metteuse en scène belge, fondatrice de l'asbl Théâtre et Réconciliation. Depuis 25 ans, elle créé des spectacles avec des acteurs non professionnels issus des communautés vulnérables (populations dans les zones de conflits, individus marginalisés, diasporas, détenus, victimes de tortures, toxicomanes, patients en milieu thérapeutique, demandeurs d’asile) dans le but de susciter des changements dans et entre les individus, acteurs comme spectateurs. Elle a mené, de 2012 à 2014, avec l'appui de WBI, un projet de resocialisation des enfants soldats des centres du BVES (garçon et filles) à travers l'activité théâtrale. Cette expérience est au centre d'un ouvrage intitulé "Théâtre et Réconciliation. Méthode pour une pratique théâtrale dans les zones de conflit", qui vient de paraître aux éditions La Lettre volée.

Modération

  • Marie-Soleil Frère est maître de recherche du FNRS à l'Université libre de Bruxelles où elle dirige le Centre de recherche en Information et Communication (ReSIC). Ses travaux portent sur les médias d'Afrique subsaharienne, en particulier le rôle des médias dans les conflits et les processus de paix dans les pays des Grands-Lacs. Elle a publié, en collaboration avec le GRIP, "Afrique centrale. Médias et conflits. Vecteurs de guerre ou acteurs de paix?" (Éditions complexe/GRIP, 2005), ainsi que "Élections et médias en Afrique centrale. Voie des urnes, voix de la paix?" (Karthala, 2009)

Avec le concours d'Amnesty International Belgique.