Israël entre quatre murs: la politique sécuritaire dans l'impasse

Israël entre quatre murs: la politique sécuritaire dans l'impasse

«L’armée et la sécurité sont la véritable religion de ce pays», s’inquiète Gideon Levy, journaliste du Haaretz. Pour l’État d’Israël, la question du «vivre en sécurité» tourne, en effet, à l’obsession. Telle une «villa dans la jungle» ─ expression d’Ehoud Barak ─, il a développé une vraie culture de la forteresse assiégée. Pour se protéger, Israël se replie, s’enferme, mise sur sa force militaire, se lance dans des guerres préventives au nom de la «légitime défense», colonise les terres «incertaines» à ses frontières... À Jérusalem-Est, «judaïser» des quartiers devient ainsi synonyme de sécurisation. Mais cette politique pose question puisqu’elle s’avère incompatible avec l’existence et les droits des Palestiniens...
On ne peut comprendre ce complexe sécuritaire sans se replonger dans l’Histoire de cette «nation» atypique. Le syndrome d’Amalek, ─ référence à une attaque contre le peuple juif à l’époque de Moïse ─, est souvent avancé comme le mythe fondateur du «bellicisme» israélien. Après un détour par l’époque biblique, l’auteur revisite surtout des pages d’Histoire récentes: la profonde blessure laissée par la guerre du Kippour (1973), le traumatisme des premiers attentats-suicide dans les années 1990, les échecs des interventions au Liban (2006) et dans la bande de Gaza (comme à l’été 2014), les cyber-attaques contre l’Iran, l’incidence des Printemps arabes... Ce tableau ne saurait toutefois être complet sans une analyse de la situation sociale interne ─ incontestable bombe à retardement ─ et de la radicalisation de l’opinion publique israélienne. Autant d’éclairages essentiels qui permettent de mieux appréhender la politique complexe de ce pays, tiraillé de toutes parts.

Sébastien Boussois, chercheur associé à l’ULB (Université libre de Bruxelles), au Centre Jacques Berque (CNRS-Rabat) et à l’Observatoire du monde arabe de l’UQAM (Université de Montréal-Québec). Il est par ailleurs président du CCMO (Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient), conseiller scientifique à l’Institut MEDEA (Institut de coopération méditerranéenne et euro-arabe) à Bruxelles et auteur de nombreux ouvrages dont Sauver la mer Morte, un enjeu pour la paix au Proche-Orient (Armand Colin, 2012) et Gaza, l’impasse historique (éditions du Cygne, 2014).

Conférences & évènements:

- Une conférence de présentation du livre a été organisée le 10 octobre 2014 au siège du WBI à Bruxelles.  Plus d'informations sur cette conférence ici.

Les médias en parlent:

Radio et télévision

- Maryam Benayad a réalisé, le 15 octobre 2014, une interview de Sébastien Boussois pour la radio Arabel. Vous pouvez écouter son intervention ici.

- Interview de Sébastien Boussois par Thomas Ghysselinckx de Radio Campus, avec présentation très complète du livre, lundi 8 décembre à 18h15. 

Presse écrite et en ligne

- Magazine Moyen-Orient de juillet 2015. Chronique du livre à lire ci-dessous.

- Le Vif/L'Express du 29 décembre 2014. Lire l'article "Israël ne gagne plus une guerre". Interview de Gérald Papy ici.

- L'Humanité.fr du 30 octobre 2014. Lire l'article "Le dangereux enfermement d’Israël" ici.

Affaires-stratégiques.info du 13 octobre 2014. Gaza : symbole de l’impasse de la politique sécuritaire israélienne ? A la suite des tragiques évènements de cet été, la question des Territoires palestiniens, et plus particulièrement de Gaza, s’est une nouvelle fois imposée sur le devant de la scène internationale. Lieu d’implémentation historique de l’humanité, Gaza a connu bien des rebondissements dans son histoire et a été le siège de bon nombre de décisions politiques «historiques». Sébastien Boussois [...] répond à nos questions à l’occasion de la parution de ses ouvrages : Israël entre quatre murs : la politique sécuritaire dans l’impasse (GRIP) et Gaza. L’impasse historique (éd. du Cygne). Lire l'article ici