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Western troops in Niger: Controversial presence, usefulness still to be demonstrated

Because of its geostrategic situation, at the crossroads of several hotbeds of destabilization, Niger has witnessed, for a few years, the multiplication of western military bases, mostly managed by France and the United States. The country indeed has become the rear base of the French Opération Barkhane, as well as an observation post for the United States in a region undermined by several uprisings, most of them with jihadist characteristics. However, these deployments are not well regarded by the Nigerien population and army, accustomed not to abdicate their defence tools to foreigners and attached to the sovereignty of their country.

Crédit photo : Opération Barkhane (crédit : ECPAD)

North Korea: Nuclear and ballistic stakes

North Korea raises questions. Since Kim Jong-un took the reins, hopes of a new détente in the peninsula have been dashed by increasingly frequent provocations by Pyongyang – missiles launches and nuclear tests – with potentially disastrous regional consequences. In this way, North Korean actions prompted the issue missile defense to become a new locus of tensions between regional powers. From these developments, two fundamental questions arise: what capabilities does North Korea have? What does North Korea want? In a two-part analysis, we seek to uncover the fundamentals in technology and diplomatic history that are needed to address such questions. This is the first part of the analysis. It conveys a simplified picture of the stakes involved in deterrence and missile defense in the peninsula.

Crédit photo : Parade militaire à Pyongyang exhibant le nouveau missile intercontinental « KN14 » dont les capacités restent inconnues (Source : Arms Control Wonk)

“Embargo” against Egypt and weapons used for internal repression

On August 14, 2013, the Egyptian security forces began the evacuation of a sit-in by supporters of President Morsi, deposed by the army on July 3, 2013. The evacuation is particularly violent: around a thousand people die. In response, EU member states adopt three measures: an “embargo” on the "Equipment which might be used for internal repression” without any precise definition of the scope of the embargo; a reassessment of the current arms export licenses and a review of the security cooperation with Egypt. In this Analysis, we will try to assess the way in which the EU Member States have applied such measures and discuss the issue of the definition of “equipment that can be used for internal repression” as well as the legal developments in this area. We will then examine the evolution of European arms exports to Egypt and the situation of human rights on site.

Crédit photo : Manifestation au Caire (source : Flickr/Violet Paradise/Licence Creative Commons)

Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) : Radioscopie et trajectoire d’un parti présidentiel

Cette note sur le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) s’inscrit dans le volet d’analyses consacré à l’étude des systèmes politiques d’Afrique centrale1. Elle complète les travaux déjà réalisés sur d’autres partis « présidentiels » de la sous-région, en l’occurrence, le Parti congolais du travail (PCT) et le Parti démocratique gabonais (PDG), avec lesquels le RDPC partage quelques similarités de parcours. La création du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le 24 mars 1985, répond à une succession de tensions institutionnelles au sommet de l’État ; elle témoigne de la recomposition de l’espace politique camerounais, consécutive à la démission2 inattendue du premier président de la république, Ahmadou Ahidjo, le 4 novembre 1982...

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – July to September 2016

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011 is part of a project named “Contributing to improve human security, conflict prevention and strengthening the rule of law in Sub-Saharan countries” funded by the Ministry of Foreign Affairs of the Grand Duchy of Luxembourg. It aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes.

Photo Credit: L’enquête sur la mort de Thomas Sankara et douze de ses compagnons étant presque achevée, le procès pourrait se tenir d’ici la fin de l'année selon la justice militaire burkinabè (source : Gardens of Freedom / Twitter)

Uncertain balance of power in Nagorny-Karabakh :Towards renewed hostilities ?

In spite of a shaky ceasefire entered into force in 1994, Azerbaijan and Armenia have remained at daggers drawn over Nagorny-Karabakh. Benefiting from massive oil revenues, Azerbaijan has dramatically stepped up military expenditures over the last decade partly aimed at purchasing game-changing weapons. On the other side, Armenia has sought to offset its scarce financial resources with increased security cooperation, if not bandwagoning, with Russia, which in turn used it as a way to prevent Azerbaijan’s ally Turkey from encroaching too far into South Caucasus. Nonetheless, with the sale of S-300 PMU2’s systems to Azerbaijan, Russia seems to have tacitly agreed on a potential resumption of hostilities from Baku. 

Crédit photo : Musée des soldats morts au combat de la République du Haut-Karabakh, Stepanakert (Source : Adam Jones / LCC)

The author would like to warmly acknowledge all the persons who contributed to this paper, with a special mention to Mr. Masis Ingilizian, military analyst for Bellingcat.

Golfe de Guinée : enjeux et défis d’une architecture africaine de sûreté et sécurité maritimes

L’insécurité maritime, en essor depuis le tournant des années 1990, demeure l’une des menaces majeures à la sécurité et à la stabilité économique des États riverains du golfe de Guinée ; tant pour ceux situés sur le littoral, que ceux enclavés dans l’arrière-pays, qui dépendent également du commerce maritime pour leurs importations et leurs exportations. Ce défi sécuritaire dans le golfe de Guinée, prend la forme d’attaques – en moyenne une par semaine –, contre les navires transportant les produits pétroliers ou contre les installations d’extraction d’hydrocarbures situés en off-shore. Ce sont aussi des prises d’otages, des vols à mains armée et des détournements de cargaisons de pétrole brut. Depuis dix ans, près de 600 attaques, en haute mer ou dans les eaux territoriales des États riverains, ont été enregistrées. Si le nombre d’incidents déclarés semble stagner, les attaques sont devenues plus violentes avec le recours par les assaillants aux armes de guerre et à une logistique conséquente pour acheminer les cargaisons d’hydrocarbures dérobées...

Enjeux électoraux au Gabon : quelques hypothèses sur l’élection présidentielle d’août 2016

L’élection présidentielle gabonaise du 27 août 2016, pourrait marquer un tournant dans l’histoire politique du pays ; c’est en effet la première échéance électorale présidentielle « normale » de l’ère post-Omar Bongo Ondimba, puisque celle de 2009 a été anticipée à la suite du décès du doyen gabonais. Par rapport au scrutin de 2009, cette élection revêt par ailleurs plusieurs caractéristiques singulières, dont il faut tenir compte dans l’appréciation de ce que pourrait être l’avenir politique du Gabon. Tout d’abord l’ampleur de la mobilisation des acteurs des deux camps, majorité présidentielle et opposition, contrairement à l’élection de 2009 dont l’effet de surprise avait réduit les capacités d’action de plusieurs acteurs politiques. À titre d’illustration, aucun candidat de l’opposition n’avait pu déployer des représentants dans l’ensemble des bureaux de vote. Tout comme plusieurs d’entre eux n’avaient pu parcourir la moitié des localités importantes du pays, en raison de l’insuffisance de ressources, tant matérielles qu’humaines. De même, les candidats n’avaient pas eu le temps de mettre en place une stratégie de contestation des résultats des urnes en cas d’irrégularité, stratégie qui aurait pu contraindre le vainqueur à partager le pouvoir...

The challenges of the awakening civil society in Chad

Between autumn 2014 and spring 2016, Chad witnessed a popular mobilization of an unprecedented scale. The protest was initially driven by the economic difficulties but gradually became more political, particularly with the action of the civic associations platforms "Trop, c’est trop", "Iyina" and "Ça suffit". The importance of these numerous civil society organizations demanding the departure of President Idriss Déby, grew over this period, but not without difficulties. In a context of restricted civil liberties, particularly since the presidential elections of April 2016, these organizations seem fragile, and struggle to maintain a high level of popular mobilization. On the eve of President Deby's inauguration on August 8, 2016, the possibility of a real awakening of the Chadian civil society remains to be assessed.

(Photo: blogger Makaïla's website)

Les 100 jours de Faustin-Archange Touadéra : défis de la RCA post-conflit

L’élection, en février 2016, de l’ancien Premier ministre Faustin-Archange Touadéra à la présidence de la Centrafrique, a marqué formellement la fin de la transition et le début de la phase de reconstruction du pays, après trois années de crise. Bien que la cause immédiate de la crise centrafricaine reste le coup de force perpétré en mars 2013, par la coalition des rebelles de la Séléka, contre le président François Bozizé, les facteurs explicatifs des cycles de crises en Centrafrique sont à situer dans l’héritage historique des coups de force et dans la fragilité structurelle de l’État centrafricain...

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – April to June 2016

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011 is part of a project named “Contributing to improve human security, conflict prevention and strengthening the rule of law in Sub-Saharan countries” funded by the Ministry of Foreign Affairs of the Grand Duchy of Luxembourg.

It aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes.

Crédit photo : l'ex-ministre sénégalais de l’Écologie a dénoncé l'ampleur du trafic illégal du bois de vène en Casamance 

 

When France is no longer a dream. The example of Niger

This document is the ‘Note d’actualité No. 38’ (June 2016), property of the Thomas More Institute (with the support of the DGRIS). Reproduction by GRIP courtesy of its author, Antonin Tisseron.

Niger, a country particularly exposed to the jihadist threat that burdens the Sahel-Saharan strip, is generally regarded in France as a reliable partner that is aware of the security issues. Caught between the AQIM movement in the West, the Libyan conflicts and Islamic State in the North as well as Boko Haram attacks in the South, the authorities have undertaken to increase the strength of the armed forces while several attempted terrorist actions were thwarted in the country. Seen from Niger, however, away from the corridors of power, Franco-Nigerien relationship has showed significant deterioration in recent years. And while this deterioration is not inexorable, it cannot be neglected. Considering that Niger is no exception.

Crédit photo : Wikimedia Commons/Jean Rebiffé/Niamey from the sky

RD Congo, régionalisme et équilibres géopolitiques : les enjeux du nouveau découpage territorial

Le 9 janvier 2015, le Parlement congolais adoptait la loi relative au redécoupage du pays en 26 provinces, contre 11 initialement. Bien que cette réforme figure dans la Constitution de 2006, sa mise en œuvre aura attendu près de dix ans, et intervient dans un contexte de tensions politiques, à moins d’une année de la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président Joseph Kabila. Parallèlement à la mise en œuvre du processus de découpage territorial, le Parlement congolais avait également apporté un amendement à la loi électorale, visant à subordonner la tenue des prochaines élections présidentielles – théoriquement programmées pour novembre 2016 – à l’organisation d’un recensement préalable de la population. La mesure sera retirée suite aux violentes manifestations populaires survenues entre les 19 et 23 janvier 2015, contre ce qui est alors apparu à une partie de l’opinion et à l’opposition, comme une « tentative de modification » du calendrier électoral, en vue de maintenir le président sortant au pouvoir au-delà des délais constitutionnels...

After Compaoré: discussing "the Ivorian policy” of the new government of Burkina Faso

Following the collapse of the Compaoré regime in 2014, Burkina Faso is witnessing a shift in its foreign policy. One of the challenges for the country is to maintain its diplomatic influence in the region. This crisis with Côte d’Ivoire, which resulted from the arrest warrant released by Burkina Faso against Guillaume Soro, is a test for the new President Roch Kabore. Regarding Côte d’Ivoire as a threat for its government, President Kaboré has to mediate between the quest for justice of its population and the need to maintain a peaceful relationship with Côte d’Ivoire, an emerging regional power since the end of the civil war in 2011. Despite the political will of both countries to settle the conflict peacefully, political tensions in their domestic politics are likely to worsen the stability of the Abidjan-Ouagadougou diplomatic axis in the following years.

(Photo credit: commons.wikimedia.org - President Roch Marc Christian Kaboré)

Dismantling of nuclear weapons and vessels: A terrifying legacy for future generations

As part of disarmament agreements, or due to obsolescence, a large number of nuclear weapons and nuclear vessels – especially nuclear-powered submarines – must be dismantled. All countries are facing the same challenge posed by the security and environmental constraints of storing large quantities of fissionable and radioactive materials for a very long period. The new economic sector that might be generated by these activities, in Brest for example, cannot make us forget the terrifying burden imposed on future generations by decades of "belief" in nuclear deterrence.

Crédit photo : Le SNLE Le Terrible lors de sa sortie du hall de construction (DCNS)

Côte d’Ivoire, the difficult path to Reconciliation

Peace in Côte d’Ivoire will be difficult to consolidate without progress in the reconciliation process. Improvements in social cohesion remain blocked by grievances over the access to land – an issue that president Alassane Ouattara promised to address upon his reelection in October 2015. Steps should also be taken to prevent the reconciliation process from being perceived as driven by victor’s justice – by those who won the war, exclusively targeting those who lost, that is Gbagbo and his followers.

Crédit photo : Le Gri-Gri international

Military Spending and Arms Imports in five West African Countries

This report describes the evolution of military expenditures and arms imports during the last decade in five French-speaking West African countries: Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger and Senegal. None of these countries can be considered as a major power, but most of them recently chose to strengthen their military capacities, apparently in response to the terrorist and secessionist threats that shake the sub-region. Without stating about the legitimacy of a military answer to this type of threats, the note intends to bring some fresh data on the quantity of resources allocated to the defence and security sector, and compare them over time and with regard to the expenses allocated to the social needs for the population of these countries.


Photo credit : Malian Soldier -  AFP/Sia Kambou

Practices and issues of small arms and light weapons control in Senegal

In West Africa, where armed groups are still active and jihadist terrorism is growing, the proliferation and illicit circulation of small arms and light weapons (SALW) remains a major security challenge. Despite the low intensity conflict in Casamance and the presence of armed crime in certain areas of the country, Senegal is emerging as one of the countries least affected by armed violence in the sub-region. Besides good governance in Senegal, limiting the grounds for armed confrontations, the various measures for the control of SALW taken by that country may also explain this result. This note examines the SALW issues in Senegal and analyses the initiatives and control measures undertaken in this area.

(Photo Credit: Oeil d'Afrique.com-Trafic d’armes: Le Sénégal traîne le pas pour sa ratification)

 

 

Is the Mali Centre an epicenter of djihadism?

The proliferation of violent episodes in the center of Mali since the middle of 2015, shows how fragile peace is in the country. The signing of peace agreements and the beginning of a reconciliation process certainly marks a step forward for the government, but stability remains fragile in the Centre and North. In the absence of state authority, disparate groups claiming a jihadist movement whose name they do not even know, dictate law and take revenge of their opponents / enemies in central Mali. Thus, in the Macina, transhumant pastoralists, not wanting to submit to the rules established by their traditional leaders (dioros) guaranteed by the administration for the exploitation of pastures, armed themselves and decided not to pay taxes for access to bourgous (forage crops). They are considered to be jihadists. Jihad thus appears as a simple instrumental option for objectives other than the dissemination of rigorous faith.

(Photo: Participants to the forum of Dewral Pulaaku at the Peul camp of Serma (Douentza). @B. Sangaré, October 2014)

Les élections au service du présidentialisme: les cas du Cameroun, Gabon, République du Congo et Guinée équatoriale

Les systèmes présidentiels ne se caractérisent pas uniquement par l’élection directe du chef de l’État, ni par le rôle prédominant de celui-ci sur le pouvoir exécutif. Le principal élément constitutif de ce type de régime réside dans une stricte séparation des pouvoirs, notamment et surtout entre les branches législative et exécutive. Dans ce contexte, le terme « présidentialisme » est utilisé le plus souvent avec une connotation péjorative. Il désigne une variante, voire une dégénérescence du régime présidentiel, dans la mesure où les équilibres institutionnels sont rompus au profit du chef de l’État. Celui-ci domine les pouvoirs législatifs et judiciaires, ainsi que l’administration de l’État, les forces de sécurité (armée et police) et les structures préposées à l’organisation des élections. Ces dernières deviennent dès lors une simple formalité devant conférer une légitimité démocratique fictive au pouvoir préexistant. Ainsi, le terme de « démocrature » est souvent associé au concept de « présidentialisme », dans le but de dénoncer la nature dictatoriale d’un régime camouflé sous les habits d’une démocratie.

À la lumière d’une telle définition, plusieurs États d’Afrique francophone pourraient être qualifiés de présidentialistes. Parmi eux, figurent les quatre pays d’Afrique équatoriale qui seront analysés dans cette Note : le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale et la République du Congo (Congo-Brazzaville). Dans ces pays, le présidentialisme est souvent associé à une forme de paternalisme, le président étant en quelque sorte le père de la nation. Certains auteurs n’hésitent pas, à ce propos, de parler de « présidentialisme paternaliste » ou de « paternalisme institutionnel ». Cette notion repose sur le fait que l’institution présidentielle doit normalement incarner l’unité nationale du pays. Or, la création relativement « récente » de l’État dans nombre de régions d’Afrique explique une transposition de ce rôle depuis l’institution vers la personne qui la représente, ouvrant souvent la voie à un exercice arbitraire de l’autorité.

Face à de telles dynamiques, l’examen des systèmes présidentiels d’Afrique équatoriale peut paraitre aux premiers abords comme secondaire, les dynamiques socio-politiques, historiques et économiques expliquant l’essentiel de leur caractère autocratique. Pourtant, bien que l’inclinaison autoritaire de ces pays ne découle pas forcement de la structure de leur système présidentialiste, l’analyse de celle-ci peut être utile afin de comprendre si ces régimes pourraient évoluer à terme vers un profil plus démocratique, sans pour autant sombrer dans le chaos.

 

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – January to March 2016

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011 is part of a project named “Contributing to improve human security, conflict prevention and strengthening the rule of law in Sub-Saharan countries” funded by the Ministry of Foreign Affairs of the Grand Duchy of Luxembourg.
It aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border crime and trafficking.
Crédit photo : Manifestation "contre la peur" sur la plage de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire (source : Licence creative commons)

Présidentielles en Guinée équatoriale: un scrutin couru d’avance

Prévues pour l’automne, les élections présidentielles en Guinée équatoriale se tiendront finalement au printemps : le 24 avril 2016. Tel est le souhait du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Teodoro Obiang), candidat à sa propre succession, après 36 années passées à la tête de l’État. Les raisons officielles ayant poussé M. Obiang à revoir le calendrier restent peu claires : « les circonstances l’y obligeraient » selon une information qui a filtré du Palais du peuple de Malabo.

Le décret présidentiel fixant la nouvelle date du scrutin a été adopté le 11 mars 2016, soit six semaines avant le rendez-vous électoral, et 28 jours à peine avant le début de la campagne électorale. D’une durée de 14 jours, celle-ci se tiendra donc du 8 au 22 avril. Bien que de tels délais soient habituels dans l’organisation des scrutins sur le continent, le fait que l’élection ait été soudainement anticipée de plusieurs mois a pris de cours l’opposition équato-guinéenne. Ainsi, celle-ci aurait dû théoriquement disposer de 28 jours pour préparer deux semaines de campagne… afin de défier les 36 années de pouvoir de Teodoro Obiang, un record sur le continent.

De telles conditions ont finalement été rejetées par le plus important mouvement d’opposition au régime. Le 20 mars 2016, l’organe exécutif de la principale coalition légalisée de l’opposition du pays, la Convergence pour la démocratie sociale (Convergencia para la Democracia Social – CPDS), a publié un communiqué de presse sans appel, pour dénoncer le caractère anti-démocratique du scrutin à venir et demander à ses militants de boycotter les opérations de vote. La CPDS dénonce en outre les manœuvres des autorités visant à militariser le pays et à bloquer les frontières avant et après le vote, grâce notamment à des soldats venus du Zimbabwe. Bien que les autorités aient peu communiqué à ce sujet, cette présence de troupes zimbabwéennes témoigne néanmoins du climat de tensions et du manque de confiance qui entourent le rituel électoral équato-guinéen.

Bien que le pays ne soit pas étranger aux processus électoraux, il ne peut en aucun cas être considéré comme démocratique, au regard notamment des normes internationales en vigueur sur la question. Les institutions européennes, d’ailleurs, ne la considère guère comme telle. L’Union européenne (UE), qui déploie régulièrement des missions d’observation électorale en Afrique, n’a jamais voulu contrôler sur le terrain les consultations équato-guinéennes. Pour elle, les conditions démocratiques minimales qui justifient la présence d’une mission n’ont jamais été réunies. Et elles ne le seront clairement pas le 24 avril prochain.

 

Craft firearms in Cameroon: urgent need of a coherent legislation to govern traditional practices

In Cameroon, the craft firearms are mainly produced in two neighbouring regions, the West and the Northwest. After a short presentation of the characteristics of these regions and of the few knowledge available about these weapons in the country, we examine the legal frame, on the national and local scale, and highlight some of its gaps.

The outcomes of the field survey realized by local collaborators of GRIP are then presented. Several trends emerge, concerning the main types of the guns in circulation, the use and the users of these weapons, the importance of the production and the attitude of the holders and manufacturers towards the legal requirements.

Finally, some recommendations are addressed to the Cameroonian authorities so that, in a new law currently prepared, the control of craft weapons takes into account the sociocultural context in order to attain a maximal efficiency.

Crédit photo: Gaius Ngongang Tchamen - munitions dans le Noun, Cameroun

Tchad: enjeux électoraux et risques politiques-clés à surveiller

Pivot de la stratégie de contreterrorisme franco-américaine dans l’espace sahélo-saharien, le Tchad s’est imposé, par la qualité de ses forces armées, comme un partenaire indispensable et un rempart régional, face à la poussée islamiste de l’Afrique du Nord vers l’Afrique subsaharienne. Cependant, cette affirmation de puissance à l’échelle régionale, ainsi que la stabilité interne du pays, restent tributaires d’une base économique fragile, ainsi que d’un processus d’institutionnalisation et de démocratisation inachevé. Aussi, l’élection présidentielle d’avril 2016 constitue un test grandeur nature, tant au regard du contexte socio-économique – particulièrement maussade en raison de la baisse des cours du pétrole – que sur le plan institutionnel. En raison de la militarisation de la vie politique, de l’inscription durable de la menace terroriste dans la sous-région, et plus particulièrement, de l’aspiration d’une partie des Tchadiens à l’alternance, l’échéance électorale d’avril 2016 présente des risques d’exacerber les tensions sociales et le climat de récession que connait le pays. Cette note contextuelle identifie quelques enjeux et facteurs de risques, dans les champs pertinents – politique, socio-économique, sécuritaire –, pouvant altérer l’évolution du Tchad en 2016.

Military cooperation and arms transfers from India and Pakistan

Looking at the volume, the nature and the origins of imports from India and Pakistan over the last ten years reveals significant developments: Russia, traditional supplier of New Delhi, is slowly approaching Pakistan, which itself continues to work closely with China. Some agreements even throw the foundations for trilateral cooperation between Moscow, Beijing and Islamabad. At the same time, Washington, very present on the market of the Pakistani weapons since the early 1980s, seems to gradually move away and focus more on the Indian market. This Analysis recalls recent developments and discusses the potential impact that these alliances could have on regional stability.

Crédit photo : Narendra Modi inaugure la nouvelle stratégie nationale de développement industriel "Make in India" en septembre 2014 (source : Licence Creative Commons)

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