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La France et sa Bombe

Le 19 février 2015, le président Hollande  a prononcé un discours sur la dissuasion nucléaire. Cette prise de parole est une coutume, chaque président contribuant à promouvoir et à assurer la continuité de cette politique de dissuasion pour « faire en sorte que notre pays, bien après même que le Président ne sera plus en exercice, celui-là, ou un autre y sera, pour qu'il y ait cette continuité ». L’objectif était d’expliquer et d’affirmer cette politique de défense à nos alliés, nos possibles adversaires et la population française. Seul problème – et de taille –, il est à craindre que les États non dotés ne comprennent absolument pas un tel discours, à deux mois de la 9e Conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire…

Crédit Photo: A. Courtillat/Armée de l'air

Une version en néerlandais de cet éclairage a été publiée sur le site de Vrede: "Frankrijk en zijn bom

 

Dissuasion nucléaire : l'obstination française

Depuis sa prise de fonction en mai 2012, le Président Hollande n’a jamais réalisé de discours sur la force de dissuasion nucléaire, alors que s’est établi un début de réflexion au Parlement, lors du vote de la Loi de programmation militaire 2014/2019. Pour la première fois à Istres ce jeudi 19 février 2015, le Président va donc présenter sa vision de la dissuasion nucléaire – néanmoins en partie définie dans une tribune à une époque où il n’était encore que simple prétendant à ce poste. Notons que cette intervention a lieu deux mois avant la 9e Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui se tiendra à l’ONU. Une conférence cruciale pour l’avenir du régime du TNP, où l’action et l’image de la France sont loin d’être vues comme très positives…

Crédit photo : sous-marin nucléaire lanceur d’engins de nouvelle génération - SNLE NG Le Vigilant (Jean-Marie Collin)  

La République démocratique du Congo vit-elle un scénario à la burkinabé?

La situation s'est brutalement tendue en République démocratique du Congo, où les manoeuvres du gouvernement en vue des prochaines élections présidentielles faisaient débat depuis plusieurs mois. Joseph Kabila, au pouvoir en RDC depuis l'assassinat de son père en 2001, a été élu en 2006 et 2011. Tandis que les élections de 2006 avaient mobilisé une très forte attention internationale et avaient notamment reçu un soutien très actif, financier et humain, de la part de l'Union européenne, les élections de 2011 avaient été entachées de davantage d'irrégularités.

Le second mandat du président Kabila arrivant au terme que lui fixe la Constitution l'année prochaine, des élections présidentielles devraient avoir lieu, auxquelles il ne devrait pas pouvoir se présenter. La Constitution établit en effet une limite de deux mandats présidentiels consécutifs. Les spéculations vont donc bon train depuis plusieurs mois autour d'une potentielle réforme de la Constitution par la majorité du président Kabila afin de permettre le maintien au pouvoir de ce dernier.

Dans la nuit du 17 au 18 janvier dernier, le gouvernement a fait adopter une loi par la chambre basse du Parlement qui prévoyait que le recensement de la population, en vue d'inscrire l'ensemble des votants potentiels sur les listes électorales, serait un préalable à l'élection présidentielle. Poser ainsi un pré-requis à l'organisation de cette élection représente pour l'opposition politique un moyen utilisé par le pouvoir en place pour gagner du temps et repousser l'échéance électorale. Les opposants du gouvernement en place soulignent ainsi qu'un recensement électoral crédible prendra des années en RDC, un pays à la fois immense et où l'autorité de l'État est inégalement exercée.

Remplacement des F-16: la vision de la Défense nationale

En juin 2014, la Défense nationale a rédigé une demande d'information concernant le remplacement des F-16. Intitulé Air Combat Capability Successor Program Preparation Survey, ce document a été envoyé à cinq agences nationales, chacune responsable d'un programme aérien, afin de s'enquérir au sujet d’un successeur aux F-16. Bien qu'initialement confidentiel, le document avait été obtenu par la VRT qui, dans la foulée, avait soulevé le problème de la préférence de la Défense pour le F-35. À la suite de demandes de quelques parlementaires lors de la Commission de la Défense de la Chambre de ce 7 janvier 2015, le document a finalement été rendu public. À la lecture, on se rend compte que le problème dépasse le seul F-35. Ce document véhicule des représentations industrielles et sécuritaires qui méritent une analyse critique.

Crédit photo: Benjamin Vokar/GRIP

Burkina Faso, une révolution portée par la jeunesse

Le 30 octobre 2014, à l’issue de quatre jours de mobilisation nationale, le président Blaise Compaoré a été contraint de démissionner. Deux semaines de négociations ont ensuite permis à l’armée, à l’opposition politique et à la société civile de s’entendre sur l’établissement d’une charte de transition ainsi que sur la nomination de l’ancien diplomate Michel Kafando à la tête du gouvernement intérimaire, jusqu’au scrutin présidentiel prévu pour le mois de novembre 2015. Plus qu’une crise politique conjoncturelle, cette période de mobilisation sociale renvoie à des dynamiques de contestation déjà anciennes et relevant de revendications socio-économiques profondément ancrées dans la société burkinabée. Porteuse de la mobilisation, la jeunesse dénonce notamment l’existence d’une fracture générationnelle, entrainée par la mainmise sur le pays des élites issues du coup d’État de 1987, ainsi que la récupération de la « révolution burkinabée » par les anciens cadres du régime.

(Photo: http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/)

Les Mistral russes: un imbroglio évitable

En 2011, soit trois ans à peine après la crise russo-géorgienne qui faisait déjà craindre l’annexion d’un ancien territoire soviétique par la Russie, Moscou et Paris ont conclu une entente pour la livraison de deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral (plus deux autres en option, qui ne seront vraisemblablement pas commandés). Le contrat d’une valeur de 1,2 milliard d’euros n’a pas manqué à l’époque de susciter les inquiétudes de plusieurs membres de l’OTAN, des Pays baltes aux États-Unis en passant par la Pologne et le Royaume-Uni.

Il s’agit en effet du plus important contrat d’armement jamais conclu entre un membre de l’Alliance et la Russie. La guerre en Ukraine et l’impossibilité de parvenir à un règlement diplomatique entre Kiev et Moscou ont accentué la pression sur Paris à un moment où la livraison du premier navire d’assaut amphibie, le Vladivostok, devait avoir lieu. C’est ce qui a poussé le président François Hollande à sursoir la livraison du matériel militaire. La saga des Mistral russes est donc loin de son épilogue...

Photo: www.defense.gouv.fr

Des «balles vertes» toxiques? La question des munitions au tungstène

Dans le sillage de la guerre du Golfe de 1991, on apprenait que les forces armées américaines recouraient à des munitions fabriquées à partir d'uranium appauvri, un matériau à la fois bon marché et réputé pour sa dureté. Progressivement, témoignages et analyses mirent en doute l’innocuité de ce matériau après son usage. D'après ceux-ci, l'uranium appauvri s'avérait en fait extrêmement toxique et était responsable de maladies, y compris parmi les populations civiles. On se demanda alors s'il n'existait pas des liens entre la naissance de bébés difformes en Irak et le « syndrome de la guerre du Golfe » qui affecta des milliers de soldats et l'utilisation de projectiles contenant cette substance...

Crédit photo : Jean Skillman/US Army Environmental Command

L’ après F-16: une opportunité de changer de cap

Reporter une nouvelle fois l’échéance n’est plus possible : le nouveau gouvernement devra impérativement trancher la question du renouvellement des F-16 vieillissants. Investir des milliards dans un nouvel avion de combat dernier cri ou saisir l’occasion pour revoir le rôle de notre force aérienne ? Un choix stratégique majeur, lourd de conséquences…

Crédit photo: F-16 à la base aérienne de Kleine-Brogel (Benjamin Vokar/GRIP)

Le Traité sur le commerce des armes entrera en vigueur en décembre 2014 !

Le 25 septembre 2014, l’Argentine, les Bahamas, la Bosnie-Herzégovine, le Portugal, la République tchèque, Sainte-Lucie, le Sénégal et l’Uruguay ont ratifié le Traité sur le commerce des armes (TCA) à l’occasion d’une cérémonie organisée en marge de la 69e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Grâce à ces huit nouvelles ratifications, qui portent à 53 le nombre de ratifications du texte, le TCA entrera en vigueur dès le 24 décembre de cette année, soit 90 jours après le dépôt du 50e instrument de ratification du traité et moins de deux ans après son adoption aux Nations unies le 2 avril 2013...

Crédit photo : adoption du TCA le 2 avril 2013 à l’Assemblée générale des Nations unies (source : Nations unies)

Le pacifisme à l’heure du désarmement nucléaire : pièges et enjeux

Jean-Michel Guieu, sans doute l’un des plus éminents chercheurs français sur l’histoire du pacifisme, mettait en évidence dans un article récent que depuis une vingtaine d’année, un important courant historiographique dans l’étude de l’histoire européenne du 20ème siècle, décrivait souvent l’Europe comme un « continent des ténèbres ». Un continent qui, selon Éric Hobsbawm, aurait essentiellement « vécu et pensé en termes de guerre mondiale, même lorsque les armes se taisaient et que les bombes n’explosaient pas ».

Selon cette interprétation tragique de l’histoire européenne, les périodes de retour à la paix deviennent des « sorties de guerre », c’est-à-dire « une sorte de guerre après la guerre », « une ère de catastrophes », ou une Guerre Froide.

Entretemps la Guerre Froide s’est terminée, la menace d’une destruction mutuelle totale s’est dissipée, les forces armées européennes se sont considérablement réduites et le service militaire obligatoire a disparu dans la plupart des pays – laissant ipso facto sombrer dans l’oubli les combats des objecteurs de conscience, comme Jean Van Lierde en Belgique –, mais cela ne signifie pas que la guerre a disparu. [...]

La stratégie européenne de sécurité maritime

Sur initiative de la présidence grecque, le Conseil européen a approuvé le 24 juin la stratégie de sécurité maritime de l'Union européenne (UE) en tant que cadre pour relever les défis imposés par la maritimisation des enjeux. L'objectif est de protéger les intérêts de l'UE contre les risques et les menaces dans le domaine maritime mondial, comme le crime organisé, les menaces à la liberté de navigation, la prolifération des armes de destruction massive ou les risques environnementaux. La Stratégie couvre les aspects internes et externes de la sécurité maritime de l'UE dans une approche trans-sectorielle et globale.

Crédit photo: Afridroit
 

Territoires contestés en mer de Chine méridionale: quels enjeux pour l’Europe?

En mai 2014, le Vietnam célébrait le 60e anniversaire de la fin de la bataille de Dien Bien Phu. Célébrations nationales et hommages aux héros de guerres étaient à l’ordre du jour. Cette année, cependant, le passé et le présent se sont rencontrés de façon assez inquiétante avec l’apparition d’une plateforme pétrolière géante exploitée par l’entreprise publique chinoise CNOOC (China National Offshore Oil Corporation) dans les eaux contestées de mer de Chine méridionale. Voilà deux ans que le président de la CNOOC Wang Yiling a qualifié cette plateforme de «territoire national mobile et arme stratégique» de la Chine... 

Crédit photo: Flickr/Licence Creative Commons

Le Traité sur le commerce des armes ratifié par la Belgique

Le 3 juin 2014, un an exactement après l’ouverture à la signature de ce traité historique, la Belgique a ratifié le Traité sur le commerce des armes (TCA) à l’occasion d’une cérémonie officielle organisée au siège de l’Organisation des Nations unies à New York. Selon le Ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, « [le TCA] répond pleinement aux objectifs de la Belgique de consolider la paix et la sécurité dans le monde par le renforcement de l’ordre juridique international. »

Boko Haram : le Nord-Cameroun dans la tourmente ?

Depuis plusieurs années, le gouvernement nigérian se heurte aux violences répétées du groupe islamiste Boko Haram dans le nord du pays et plus précisément dans l’État du Borno, fief historique de la secte. Chassés par une vaste répression gouvernementale en 2009, de nombreux combattants de Boko Haram sont revenus en 2010 sur le sol national, formés et entraînés au combat selon les méthodes qaïdistes acquises lors de leur exil dans les régions voisines et en Somalie. Depuis, l’organisation terroriste nigériane multiplie les attaques, les cibles et les moyens avec pour but ultime la mise en échec du pouvoir politique central. Face à cette violence et aux nombreuses exactions commises en retour par les forces de sécurité, les populations civiles du Nord-Est se retrouvent piégées dans un cycle de terreur et n’ont souvent plus d’autre choix que de fuir.

Crédit photo : Soldats camerounais en formation (source: Staff Sgt. Whitney Hughes, 114th PAD, New Hampshire National Guard - 20 février 2013)

 

Retrait tchadien de la Centrafrique. Quelles conséquences pour la paix en RCA?

Survenant après la mort d'au moins 30 civils et plus de 300 blessés, sur un marché de Bangui le 29 mars dernier, l’annonce, le jeudi 3 avril, du retrait du contingent tchadien de la MISCA, Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine, pourrait fragiliser les efforts de pacification du pays entrepris depuis décembre 2013.
La succession, depuis décembre, d'incidents violents impliquant les troupes tchadiennes participant à la force de l’Union africaine (UA) déployée en République centrafricaine (RCA), est à l’origine d’un climat d’hostilité à l’égard du contingent tchadien, souvent accusé par la population d’être proche de l’ancienne rébellion de la Séléka.

(Crédit photo: centrafrique-presse.over-blog.com)

Crimea and South China Sea Diplomacy

"On March 18, China and ASEAN gathered in Singapore to pursue consultations on a Code of Conduct (COC) for the South China Sea, alongside talks on the implementation of the Declaration of Conduct (DOC). The gathering came at a time of rising preoccupation over a perceived creeping assertiveness by China in pursuing its maritime claims. Just one week before, Manila and Beijing experienced another diplomatic row, after Chinese Coast Guard vessels barred the resupply of Philippine marines based in the Spratly Islands.

In broader terms, several high-profile developments have hinted that China is becoming more inclined to consider the threat and use of force as its preferred vehicle for influence in the South China Sea. China’s considerable maritime build-up has been accompanied by the merging of its maritime agencies into a unified Coast Guard unit, the publication of maps with a 10-dash line covering Chinese claims in the South China Sea, and even the announcement of an Air Defense Identification Zone (ADIZ) in the East China Sea, covering the disputed Senkaku/Diaoyu islands. All have contributed to turning the South China Sea into “Asia’s cauldron,” as one renowned expert titled his last book. A widely circulated photograph picturing Chinese sailors forming the slogan “The Chinese dream, the dream of a strong military” on the deck of the Liaoning did nothing to help mitigate nervousness over Chinese aims and strategy in the region..."

(Crédit photo : Thailand Ministry of Foreign Affairs)

"Arms Races and Conferences: Asia’s Naval Build-Ups through the Lens of History"

"Arms Races and Conferences: Asia’s Naval Build-Ups through the Lens of History" est un article publié par B. Hellendorff et T. Kellner (chercheur interne et chercheur associé) dans la rubrique Newsbrief du Royal United Services Institute (RUSI). ​

En voici le résumé (anglais et français). L'entièreté de l'article peut-être téléchargé ci-dessous.

Over the last two decades, the rise of China and its quest for status on the international stage has resulted in profound changes to the global balance of power, constituting a source of considerable anxiety in many countries. With Beijing investing heavily in the modernisation and development of its military, especially in the maritime domain, uncertainty over its aims and ambitions has become an existential question for some of its neighbours. Japan, South Korea, Taiwan, Vietnam and the Philippines have much at stake in the face of a rising China beefing up its potential for coercion in this domain. These and other countries in East, Southeast and even South Asia have displayed great creativity in implementing hedging strategies, cautiously welcoming Washington’s rebalancing towards Asia, while also nurturing ambitions of their own.

Démocratie ou géopolitique? L’UE face à la crise ukrainienne

Les évènements de février 2014 en Ukraine ont pris de court tous les acteurs impliqués dans la crise : le président déchu Viktor Ianoukovytch bien sûr, la Russie évidemment, mais aussi une partie importante de l’opposition parlementaire ukrainienne, ainsi que les démocraties occidentales et l’Union européenne. Cette dernière avait pourtant adopté une position prudente au début de la crise, pour éviter, justement, que la situation n’atteigne un point de non-retour. Peine perdue : l’Ukraine est aujourd’hui plus divisée que jamais, et avec elle le Vieux Continent… qui semble avoir fait un pas en arrière de 25 ans, pour retomber en pleine Guerre froide...

Une année comme une autre : les exportations européennes d’armements en 2012

Cet éclairage a pour objectif d’analyser les informations sur les exportations d’équipements militaires des États membres de l’Union européenne rendues publiques le 21 janvier 2014. Ce 15e rapport annuel est un important instrument de transparence sur le commerce des armes. Bien qu’imparfait et imprécis – ne permettant pas de mener une analyse du processus de prise de décisions pour l’octroi d’une licence d’exportation – il éclaire néanmoins sur les exportations que les pays européens ont autorisées (et effectuées) durant l’année 2012. Ce rapport est également d’une grande utilité pour obtenir des informations sur les exportations autorisées de plusieurs pays européens qui ne produisent pas de rapports nationaux. 

Crédit photo : char Léopard 2A4 lors d'une parade à Riihimäki en Finlande, le 6 décembre 2009 (source: Vestman / Licence Creative Commons)

Traité sur le commerce des armes - Priorités de l’UE en vue de la mise en œuvre

La négociation et l’adoption du traité sur le commerce des armes (TCA) n’étaient que la première étape d’un long processus qui reste à concrétiser pour que le TCA puisse in fine avoir un réel impact positif sur les conditions de vie et la sécurité des populations1. Alors que la procédure de ratification du Traité est en cours dans de nombreux États, dont ceux de l’Union européenne (UE), et nous rapproche par conséquent de l’entrée en vigueur, une nouvelle étape doit dès à présent être appréhendée : celle de la mise en oeuvre du texte. Cette étape devra se faire en tenant compte d‘une part des faiblesses du traité, et en particulier les nombreuses possibilités laissées à l’interprétation, et d’autre part des multiples défis auxquels de nombreux États vont être confrontés...

(Crédit photo: Sophia Paris/ONU)

Nouvelles perspectives pour l’organisation d’une Conférence sur une ZEADM au Moyen-Orient ?

Plus de cinquante ans ont été nécessaires pour que le concept de zone exempte d’armes nucléaires et autres armes de destruction massive (ZEAN/ZEADM) soit envisagé concrètement pour la région du Moyen-Orient. Porté par les États de la région eux-mêmes dans différentes enceintes internationales, c’est finalement dans le cadre des conférences de révision du TNP que le processus de création de cette ZEAN/ZEADM a finalement trouvé sa place.

Après la résolution sur le Moyen-Orient incluse dans le document final de la Conférence de révision du TNP en 1995, il a fallu attendre celle de 2010 pour que soit décidée l’organisation, pour 2012, d’une Conférence sur l’établissement d’une ZEAN/ZEADM dans la région. Un an après l’annulation de la Conférence d’Helsinki sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires (ZEAN) et autres armes de destruction massive (ZEADM) au Moyen-Orient, de nouvelles perspectives s’offrent en cette fin d’année 2013...

Les transferts d’armements de la Région wallonne en 2012. Synthèse du rapport annuel

Le rapport annuel de la Région wallonne sur les transferts d’armes en 2012, présenté à huis clos devant la sous-commission de contrôle des licences d'armes du Parlement wallon le 13 novembre 2013, constitue la principale source d’informations sur ce domaine de politique bien particulier. Par la parution de cette synthèse qui est, depuis décembre 2008, une obligation européenne, la Région wallonne fait preuve de transparence, ingrédient essentiel pour permettre au parlement et aux membres de la société civile de s’informer sur les activités du gouvernement et de vérifier leur conformité avec les objectifs politiques déclarés et le cadre légal national et international existant.

Philippines : le drame et ses conséquences

Les Philippines auront connu ces dernières semaines deux catastrophes naturelles de grande ampleur : d’une part le tremblement de terre du 15 octobre sur l’île Bohol et d’autre part, le passage du typhon Haiyan dans la province de Leyte le 7 novembre. Au-delà des retombées dramatiques pour des milliers de vies humaines, quelles pourraient être les conséquences de ces catastrophes pour le pays ?

Conséquences financières d’abord, avec un impact désastreux des dommages liés à la tempête estimé à environ 14 milliards de dollars dont 2 seulement seront couverts par les assurances.  L’économie locale, fortement dépendante du secteur agricole (canne à sucre et riz), mettra des mois à s’en remettre avec des répercussions directes sur les exportations et le chômage local (un million d’agriculteurs ont été touchés). Les infrastructures, fortement endommagées par la puissance du vent et des vagues, manqueront également pour aider à la reprise. Aucun doute  que les prévisions de croissance – 6,5 % pour 2013 – seront affectées.

Vers une solution négociée du nucléaire iranien? Dynamiques favorables et vents contraires

En juin dernier, la population iranienne, accablée par les sanctions appliquées par la communauté internationale à l’encontre de la République islamique en raison de son programme nucléaire, et par le climat répressif exacerbé sous la présidence Ahmadinejad, s’est exprimée clairement en faveur d’un changement à la fois en politique étrangère et sur le plan interne en portant à la présidence, dès le premier tour, Hassan Rohani...

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