Publications

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: Fred Bauma et la Lucha

Libéré le 29 août 2016 après près de dix-huit mois d’incarcération, Fred Bauma, militant de la toute première heure de la Lutte pour le changement (Lucha) est devenu l’un des visages d’une nouvelle génération congolaise, exigeante et porteuse de changement. Aucun portrait de Fred Bauma ne saurait omettre la place prioritaire qu’occupe désormais le mouvement dans sa vie ni faire l’impasse sur l’histoire particulière de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu...

Inside the Lockheed Martin’s System. Contribution on the debate on the replacement of the Belgian F-16

What political, economic, and military system looms behind Lockheed Martin F-35 Joint Strike Fighter? In June 2014, the Belgian armed forces have launched a procedure intending at the replacement of their F-16 fighter-bomber planes. The F-35 is one of the five airplanes currently evaluated as possible successor for the F-16. Furthermore, many people believe Lockheed Martin’s machine has the favour of the Belgian pilots. This aim of this paper is to contextualize the Belgian debate which surrounds this replacement by exploring in a critical way the role of the social forces at play in this technical project.

Photo credit: shaneforce.skynetblogs.be (Our country sold sixteen F-16 fighter-bombers to Jordan: four two-seat and twelve single-seat)

 

 

 

Yémen : origines et état des lieux de la crise politique et humanitaire

Durant l’été 2014, des manifestations éclatent dans le Nord du Yémen. Menées par la minorité houthie, elles dégénèrent rapidement en guerre civile, et des milices s’introduisent dans le palais présidentiel à Sanaa le 20 janvier 2015. Une transition est négociée, mais n’aboutissant pas, les Houthis décident de renverser les instances décisionnelles pour créer un Conseil révolutionnaire.

Photo ONU/Amanda Voisard. L’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, briefe le Conseil de sécurité.

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Portrait: Étienne Tshisekedi

Étienne Tshisekedi, le "président" comme se plait à l’appeler son entourage, a créé la surprise en mettant un terme à sa convalescence en Belgique, où il séjournait depuis 2014, pour rentrer au Congo et prendre part au conflit politique qui agite son pays natal. Opposant des gouvernements Mobutu à partir des années 80, puis de ceux de Laurent et Joseph Kabila, le fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) cristallise et rassemble autour de lui une opposition réfractaire aux conclusions du "dialogue politique". À 83 ans, celui qui, tour à tour, a été un ordonnateur et un observateur de la vie politique congolaise, dispose toujours d’une considérable influence....

DOSSIER ÉLECTIONS RDC - Le glissement suffira-t-il à empêcher la chute de Kabila?

Arrestation de militants de l’opposition et interdiction de manifestations, saisie d’émetteurs de médias locaux et brouillage de radios étrangères, quadrillage de Kinshasa et Lubumbashi par la Garde républicaine, acquisition d’équipement anti-émeutes par l’armée et la police : en RDC, visiblement, le pouvoir ne lésine pas sur les moyens pour tenter de garder le contrôle de la situation alors qu’approche la fin théorique du mandat présidentiel de Joseph Kabila...

Trump et Wall Street : anticipations positives pour le secteur de l’armement

Les électeurs américains nous ont-ils évité une Troisième Guerre mondiale, comme le suggèrent certains médias russes ? Selon Sergueï Glazyev, proche conseiller du président Vladimir Poutine, mais aussi économiste reconnu, les Américains avaient objectivement deux choix : la guerre, ou consentir à un monde multipolaire. Hillary Clinton symbolisait le premier, tandis que Donald Trump donnait une chance à un changement de trajectoire dans les relations russo-américaines...

Dépenses militaires mondiales, production et transferts d’armements: les chiffres clés

Quels sont les principaux chiffres et tendances de l'année 2015 en matière de dépenses militaires, de production et de transferts d'armes ? (Voir aussi infographie ci-dessous)
Selon le SIPRI, les dépenses militaires mondiales pour 2015 sont estimées à 1 676 milliards USD au prix courant, soit une hausse de 1 % par rapport à 2014. Cette somme correspond à 2,3 % du produit intérieur brut mondial (PIB) et à une dépense annuelle moyenne d’environ 228 USD par habitant. L’année 2015 confirme une tendance à la baisse entamée en 2012 des dépenses militaires aux États-Unis et en Europe, bien qu’à un rythme moins important. Dans le reste du monde, la baisse des dépenses s’est accélérée en Amérique latine, et après plusieurs années de hausse, elles ont également diminué en Afrique. Les dépenses militaires en Asie, en Océanie, en Europe orientale et au Moyen-Orient continuent quant à elles d’augmenter.

Armes légères et de petit calibre: chiffres, enjeux, tendances

Institution spécialisée dans l’étude des armes légères, le Small Arms Survey estimait en 2012 à plus de 875 millions le nombre d’armes légères et de petit calibre (ALPC) en circulation dans le monde, dont la plus grande partie est aux mains de civils (650 millions) et se trouve aux États-Unis (34% du total). Et ce chiffre ne cesse de croître car le nombre d’armes produites excède largement la quantité d’armes détruites ou mises hors services. En 2013, on estime qu’entre 18 et 23 millions de nouvelles armes sont arrivées sur le marché à travers le monde (dont 14 millions rien qu’aux États-Unis)[1].

Les dépenses militaires et ventes d’armes au Moyen-Orient et le conflit au Yémen

Cet éclairage aborde la question des dépenses militaires et des ventes d’armes au Moyen-Orient ainsi que le débat autour de leur utilisation controversée dans le contexte du conflit au Yémen. Les informations de cet éclairage sont tirées du rapport annuel du GRIP, Dépenses militaires, production et transferts d’armes - Compendium 2016. 

Dépenses militaires, production et transferts d’armes - Compendium 2016

En 2015, les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1 676 milliards de dollars, soit 2,3 % du produit intérieur brut mondial et environ 228 dollars par habitant. Après une baisse de trois années consécutives, les dépenses militaires mondiales enregistrent en 2015 une hausse d’environ 1 % par rapport à 2014. Les États-Unis comptent à eux seuls pour 35,6% du total mondial.

North Korea: worst-case scenario?

North Korea is a strange country. Since Kim Jong-un took power, hopes of a new détente in the peninsula have been dashed by increasingly frequent provocations by Pyongyang – missiles launches and nuclear tests – with potentially disastrous regional consequences. In this way, North Korean actions prompted the issue missile defense to become a new locus of tensions between regional powers. From these developments, two fundamental questions arise: what capabilities does North Korea have? What does North Korea want? This is second part* of the analysis brings forward a critical view of Pyongyang’s ambitions and constrains as well as an open-ended probe into the diplomatic options available to the international community.

Crédit photo : les statues de Kim Il-sung et Kim Jong-il devant le "Palais du Soleil Kumsusan" - en fait, le mausolée érigé à la gloire de la dynastie Kim (source : collection privée)  

* First part : North Korea: Nuclear and ballistic stakes

Western troops in Niger: Controversial presence, usefulness still to be demonstrated

Because of its geostrategic situation, at the crossroads of several hotbeds of destabilization, Niger has witnessed, for a few years, the multiplication of western military bases, mostly managed by France and the United States. The country indeed has become the rear base of the French Opération Barkhane, as well as an observation post for the United States in a region undermined by several uprisings, most of them with jihadist characteristics. However, these deployments are not well regarded by the Nigerien population and army, accustomed not to abdicate their defence tools to foreigners and attached to the sovereignty of their country.

Crédit photo : Opération Barkhane (crédit : ECPAD)

North Korea: Nuclear and ballistic stakes

North Korea raises questions. Since Kim Jong-un took the reins, hopes of a new détente in the peninsula have been dashed by increasingly frequent provocations by Pyongyang – missiles launches and nuclear tests – with potentially disastrous regional consequences. In this way, North Korean actions prompted the issue missile defense to become a new locus of tensions between regional powers. From these developments, two fundamental questions arise: what capabilities does North Korea have? What does North Korea want? In a two-part analysis, we seek to uncover the fundamentals in technology and diplomatic history that are needed to address such questions. This is the first part of the analysis. It conveys a simplified picture of the stakes involved in deterrence and missile defense in the peninsula.

Crédit photo : Parade militaire à Pyongyang exhibant le nouveau missile intercontinental « KN14 » dont les capacités restent inconnues (Source : Arms Control Wonk)

“Embargo” against Egypt and weapons used for internal repression

On August 14, 2013, the Egyptian security forces began the evacuation of a sit-in by supporters of President Morsi, deposed by the army on July 3, 2013. The evacuation is particularly violent: around a thousand people die. In response, EU member states adopt three measures: an “embargo” on the "Equipment which might be used for internal repression” without any precise definition of the scope of the embargo; a reassessment of the current arms export licenses and a review of the security cooperation with Egypt. In this Analysis, we will try to assess the way in which the EU Member States have applied such measures and discuss the issue of the definition of “equipment that can be used for internal repression” as well as the legal developments in this area. We will then examine the evolution of European arms exports to Egypt and the situation of human rights on site.

Crédit photo : Manifestation au Caire (source : Flickr/Violet Paradise/Licence Creative Commons)

Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) : Radioscopie et trajectoire d’un parti présidentiel

Cette note sur le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) s’inscrit dans le volet d’analyses consacré à l’étude des systèmes politiques d’Afrique centrale1. Elle complète les travaux déjà réalisés sur d’autres partis « présidentiels » de la sous-région, en l’occurrence, le Parti congolais du travail (PCT) et le Parti démocratique gabonais (PDG), avec lesquels le RDPC partage quelques similarités de parcours. La création du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le 24 mars 1985, répond à une succession de tensions institutionnelles au sommet de l’État ; elle témoigne de la recomposition de l’espace politique camerounais, consécutive à la démission2 inattendue du premier président de la république, Ahmadou Ahidjo, le 4 novembre 1982...

Arbitrage en mer de Chine méridionale - Taiping: "île" ou "rocher"?

Le 22 janvier 2013, les Philippines ont demandé un arbitrage extérieur dans le différend les opposant à la Chine à propos des revendications de cette dernière en mer de Chine méridionale. Le tribunal sollicité, organisé sous les auspices de la Cour permanente d'arbitrage (CPA), une organisation intergouvernementale basée à La Haye[1], devait se prononcer, entre autres choses, sur «[…] le statut de certains éléments maritimes en mer de Chine méridionale et les droits maritimes qu’ils peuvent générer»[2]. À l’été 2016, au terme d’un long processus légal émaillé d’altercations diplomatico-politiques, le tribunal a rendu sa sentence, et cette dernière fait d’ores et déjà jurisprudence. Loin de se limiter à la seule dispute sino-philippine, ses arguments ont provoqué d’importants remous légaux, diplomatiques et géopolitiques, en Asie-Pacifique et même au-delà. Cependant, un acteur directement impliqué dans ce développement a largement échappé aux regards et analyses extérieurs : Taiwan.

(Photo : Monument à Taiping. L'inscription signifie "the key to the southern frontier". Source: site web du gouvernement taiwanais (Executive yuan de Taiwan))

The Long March of African Maritime Safety and Security in the Gulf of Guinea

(French Version)
While maritime insecurity is confirmed as one of the major threats to the security and economic stability of the Gulf of Guinea, both for the coastal States and for those isolated inland that depend on maritime trade, the rapid increase in acts of piracy and maritime robbery has taken several countries of the sub-region by surprise.

This Insight was published in the special issue of Diplomatie magazine in October 2016, focused on maritime security and development in Africa. This bilingual special issue will be distributed among diplomatic circles around the Lome Summit which will take place on October 15, 2016.

In June 2013, the heads of the Economic Communities of the West African States (ECOWAS) and of the Economic Communities of the Central African States (ECCAS), and the Gulf of Guinea Commission (GGC), united in Yaoundé in Cameroon, laid the foundations for a strategy common to both regions. The Yaoundé summit closed with the adoption of a code of conduct relating to the prevention and suppression of illegal acts perpetrated in the maritime space of the Gulf of Guinea. Largely inspired by the Djibouti Code of Conduct relating to fight against piracy in the Indian Ocean and Gulf of Aden, the Yaoundé Code of Conduct forms the legal basis for cooperation between the signatory States of both regions. It defines the terms of intervention, sharing of responsibilities and practical organization of the fight against illegal maritime activities in western and central Africa.

Résumé du SIPRI Yearbook 2016 - Armements, désarmement et sécurité internationale

Ce rapport est le résumé en français du SIPRI Yearbook 2016 (892 pages), un annuaire prisé dans le monde entier par les politiciens, les diplomates, les journalistes, les académiques, les étudiants et les citoyens, comme une source fiable et indépendante de données et d’analyses sur l’armement, le désarmement et la sécurité internationale.

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – July to September 2016

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011 is part of a project named “Contributing to improve human security, conflict prevention and strengthening the rule of law in Sub-Saharan countries” funded by the Ministry of Foreign Affairs of the Grand Duchy of Luxembourg. It aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes.

Photo Credit: L’enquête sur la mort de Thomas Sankara et douze de ses compagnons étant presque achevée, le procès pourrait se tenir d’ici la fin de l'année selon la justice militaire burkinabè (source : Gardens of Freedom / Twitter)

Uncertain balance of power in Nagorny-Karabakh :Towards renewed hostilities ?

In spite of a shaky ceasefire entered into force in 1994, Azerbaijan and Armenia have remained at daggers drawn over Nagorny-Karabakh. Benefiting from massive oil revenues, Azerbaijan has dramatically stepped up military expenditures over the last decade partly aimed at purchasing game-changing weapons. On the other side, Armenia has sought to offset its scarce financial resources with increased security cooperation, if not bandwagoning, with Russia, which in turn used it as a way to prevent Azerbaijan’s ally Turkey from encroaching too far into South Caucasus. Nonetheless, with the sale of S-300 PMU2’s systems to Azerbaijan, Russia seems to have tacitly agreed on a potential resumption of hostilities from Baku. 

Crédit photo : Musée des soldats morts au combat de la République du Haut-Karabakh, Stepanakert (Source : Adam Jones / LCC)

The author would like to warmly acknowledge all the persons who contributed to this paper, with a special mention to Mr. Masis Ingilizian, military analyst for Bellingcat.

La défense européenne après le Brexit: mieux vaut tard que jamais

Ce n’est pas la première fois que les leaders européens les plus en vue annoncent vouloir relancer la politique européenne de sécurité et de défense commune (PeSDC). Mais c’est la première fois qu’ils le font sans le Royaume-Uni. Aussi, dans le nouveau contexte posé par le choix britannique de quitter l’UE, les appels au rassemblement autour de cette politique résonnent incontestablement avec une tonalité différente.

Le Brexit ne devrait néanmoins pas créer trop d’illusions. S’il est aujourd’hui acté que la PeSDC ne pouvait progresser avec Londres à son bord, et que le nouveau contexte permet une relance, il ne faut pas oublier que lorsque les Britanniques partiront, l’alibi qu’ils ont longtemps incarné aux yeux de leurs partenaires pour justifier l’absence de progrès en matière de défense s’en ira avec eux.

Facteur de blocage, le Royaume-Uni est en effet loin de constituer le dernier obstacle pour relancer sérieusement la PeSDC. Les divergences de fond sur l’essence même de cette politique et sur ce qu’elle représente dans le cadre du processus d’intégration européenne demeurent importantes. Reste qu’une fois le divorce consommé, les « Continentaux » n’auront plus d’excuses. Ils seront dos au mur et devront avancer. Or, quoiqu’importantes, leurs divergences demeurent surmontables. Et elles pourraient l’être, en partie au moins, en activant la « coopération structurée permanente ».

De Genval au dialogue: dynamiques et crispations au sein de l’opposition en RDC

Alors que des manifestations convoquées les 19 et 20 septembre par l’opposition congolaise ont dégénéré en affrontements entre la police et les manifestants dans plusieurs villes du pays, et se sont soldées par la mort de plusieurs dizaines de personnes, un état des lieux de la dynamique de l’opposition congolaise semble indispensable. Ces manifestations entendaient dénoncer la non-convocation du corps électoral à l’échéance constitutionnelle du 19 septembre. Le moment est particulièrement critique pour la RDC, alors que le report des élections se précise et que le maintien en poste du président Kabila au-delà de la fin officielle de son mandat le 19 décembre a été autorisé par la cour constitutionnelle[1].

Le 1er septembre 2016 s’ouvrait enfin le dialogue national destiné à trouver un consensus pour l’organisation des élections (locales, présidentielles, législatives) à venir. Au moment de la convocation officielle du dialogue par le président Joseph Kabila, début 2016, seul l’UDPS, le parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, était prêt à s’entretenir avec le pouvoir. Le «G7», un groupe de sept partis auparavant membres de la majorité présidentielle et Moïse Katumbi,le très médiatique ex-gouverneur du Katanga, ainsi que la «Dynamique de l’opposition» constituée entre autres de l’UNC de Vital Kamerhe et du MLC dirigé par Eve Bazaïba, se refusaient quant à eux à dialoguer avec la majorité.

L’improbable espionne, au service de la lutte anti-apartheid

1936, elle n’a que six mois quand ses parents émigrent à Durban, en Afrique du  Sud. Toute jeune déjà, l’injustice la révolte. Le massacre de Sharpeville en 1960 – la police tue 69 manifestants dans ce township –, sert de déclic : Eleanor rejoint le Parti communiste. La même année, elle rencontre Ronnie Kasrils, son futur époux,  membre  de  l’aile  militaire de l’ANC de Nelson Mandela. Elle devient l’une des premières recrues féminines de cette section, sert d’agent de liaison, participe à des actes de sabotage… Arrêtée en 1963, elle passe de longues semaines en prison où elle est interrogée, brutalisée. Feignant une dépression nerveuse, elle est transférée à Fort Napier, un institut psychiatrique, d’où elle parvient finalement à s’échapper. Eleanor retrouve Ronnie et tous deux se réfugient au Botswana. C’est le début d’un long exil – presque trente ans – qui les amènera de Dar es Salaam à Londres, d’où ils poursuivront le combat aux côtés de l’ANC.

Golfe de Guinée : enjeux et défis d’une architecture africaine de sûreté et sécurité maritimes

L’insécurité maritime, en essor depuis le tournant des années 1990, demeure l’une des menaces majeures à la sécurité et à la stabilité économique des États riverains du golfe de Guinée ; tant pour ceux situés sur le littoral, que ceux enclavés dans l’arrière-pays, qui dépendent également du commerce maritime pour leurs importations et leurs exportations. Ce défi sécuritaire dans le golfe de Guinée, prend la forme d’attaques – en moyenne une par semaine –, contre les navires transportant les produits pétroliers ou contre les installations d’extraction d’hydrocarbures situés en off-shore. Ce sont aussi des prises d’otages, des vols à mains armée et des détournements de cargaisons de pétrole brut. Depuis dix ans, près de 600 attaques, en haute mer ou dans les eaux territoriales des États riverains, ont été enregistrées. Si le nombre d’incidents déclarés semble stagner, les attaques sont devenues plus violentes avec le recours par les assaillants aux armes de guerre et à une logistique conséquente pour acheminer les cargaisons d’hydrocarbures dérobées...

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