Publications

Rapports de la Région wallonne sur les exportations d’armes : Incomplets, trop rares et trop tardifs

Chaque année, le Gouvernement wallon doit soumettre un rapport à la sous-commission de contrôle des licences d'armes du Parlement wallon. Celui-ci contient les données relatives aux exportations, aux importations et aux transits d’armes civiles et de produits liés à la défense de, vers et par la Région wallonne. Une fois le rapport soumis au Parlement, il est rendu public et accessible en ligne sur le site du gouvernement wallon[1]. Le rapport relatif aux exportations de l’année 2016 a fuité dans la presse avant d’avoir été présenté au Parlement[2] (pour une analyse du rapport consulter l’Éclairage « Les transferts d’armements de la région wallonne en 2016 : synthèse du rapport annuel »). Si les rapports annuels de la Région wallonne contiennent des informations utiles, plusieurs améliorations sont nécessaires en matière de périodicité, de contenu et de lisibilité.

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – April to June 2017

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011, aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes...

Crédit photo : Projet à impact rapide (QIP) à Gao, financé par la MINUSMA (UN Photo/Harandane Dicko/mai 2017)

Kasaï: une rébellion de trop pour le pouvoir de la RDC?

Depuis août 2016, les miliciens du « Kamuina Nsapu » affrontent la Police nationale congolaise (PNC) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au Kasaï, dans le centre du pays. Amorcée par un différend administratif entre les autorités provinciales et un chef coutumier local, la crise s’est muée en un mouvement de révolte de plus grande envergure, remettant en cause la légitimité des autorités de Kinshasa. Localisée au départ dans les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central, la révolte s’est ensuite étendue aux cinq provinces du grand Kasaï, entrainant d’importantes conséquences humanitaires. De nombreux témoignages font en effet état de graves violations des droits de l’homme : 42 fosses communes ont été découvertes. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dénombre plus d’un million de déplacés internes, et plus de 30 000 réfugiés ont fui vers l’Angola où 300 à 500 Congolais arrivent désormais quotidiennement...

Fonds européen de la défense: l’UE au secours de l’industrie

Les marchés et les industries de défense sont restés longtemps imperméables au processus d’intégration européenne, et le demeurent en grande partie encore aujourd’hui. Mais peut-être plus pour longtemps, si l’on en croit les propositions faites par la Commission européenne le 30 novembre 2016 et le 7 juin 2017...

La crise diplomatique au Conseil de coopération du Golfe : la brutalité d’une rupture soudaine

Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, l’Égypte, les Émirats arabes unis (EAU), le Yémen, les Maldives et le gouvernement libyen siégeant à Tobrouk rompent brusquement leurs relations diplomatiques avec le Qatar, provoquant une crise politique avant tout centrée sur la région du Golfe, marquée ces dernières années par la rivalité entre Doha et Riyad. Cette rupture est rapidement justifiée par les officiels saoudiens, émiratis ou bahreïnis qui affirment que le Qatar soutient des groupes terroristes tout en maintenant une attitude jugée trop favorable à l’Iran. Un véritable blocus diplomatique et matériel est organisé autour du Qatar, faisant écho, de manière beaucoup plus intense, au rappel des ambassadeurs décidé par plusieurs voisins du Qatar en mars 2014. Dans quel contexte des relations entre pays du Golfe survient cette rupture et quel message semble-t-elle porter ?

Rapport de forces au Conseil de coopération du Golfe : les enjeux d’une sortie de crise

Le 23 juin 2017, l’Arabie saoudite posait au gouvernement qatari, par le biais du Koweït, treize conditions à la reprise des relations diplomatiques entre Doha et un bloc de pays mené par Riyad[1]. Ces conditions, ajoute le document révélé par la presse, doivent être satisfaites sous dix jours. Elles sont extrêmement lourdes : rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, cessation de tout soutien aux organisations et individus considérés comme terroristes par le bloc saoudien, et remise de ces derniers aux États qui les recherchent, compensations financières aux États ayant subi préjudice de ces organisations « terroristes » et imposition d’un contrôle sur Doha pour évaluer le respect de la mise en œuvre de ces demandes.

Convention on the Prohibition of Nuclear Weapons: from negotiation to the first draft

For the first time since the signature in 1996 of the Comprehensive Test Ban treaty (CTBT), a negotiation opened on a new multilateral nuclear disarmament instrument. The aim is to complete the current treaties which prohibit “inhumane weapons” (biological and chemical weapons, antipersonnel land mines, cluster munitions); Nuclear weapons being the last weapons of mass destruction not subjects to a total ban. On May 22th, a first Draft of Convention on the Prohibition of Nuclear Weapons was published and is submitted from now on to the criticisms, in the objective that on June 15th, date of the open of the second round of negotiations, the lacks were corrected and that the works end on July 7th on a final document.

Crédit photo : Première session de la négociation à l'ONU (Jean-Marie Collin)

Tomahawk missiles and “Mother of All Bombs”: Dilapidation and “red line crossing” in the Trump administration

This analysis focuses on recent coercive actions led by the USA in Syria (with the firing of 59 Tomahawk missiles) and Afghanistan (with the release of a Massive Ordnance Air Blast Weapon, or MOAB). We highlight the fact that these actions project a new representation of the use of force by the United States, out of step with the image of "economic violence" that had been imposed during the presidency of Barack Obama. Based on George Bataille's philosophical work on waste and transgressions, we show that these actions can be analyzed as a punitive celebration aimed at asserting the status of the United States on the international stage.

Les trafics d’armes en situation post-conflit, au cœur d’un séminaire du GRIP et de l’IRIS

La synthèse et le compte-rendu du séminaire sont publiés. Cliquez ici pour y accéder.

Les armes et les dégâts qu’elles causent sont généralement associés aux conflits. Ceux-ci sont en effet alimentés en grande partie par les trafics et les détournements d’armes (illégaux mais prenant racine dans la sphère légale), sans oublier les transferts légaux et autorisés mais irresponsables.

"Avec ou sans vous!" La Chine a-t-elle réellement les clés de la crise nord-coréenne?

"La Corée du Nord cherche des ennuis. Si la Chine décide d’aider, ce serait super. Sinon, nous allons résoudre le problème sans eux ! U.S.A." Par ce nouveau tweet incendiaire dont il s’est fendu le 11 avril, le président américain Donald Trump décidait d’enfoncer le clou.  Plusieurs jours auparavant, il avait en effet déclaré au journal Financial Times « si la Chine ne résout pas [le problème de] la Corée du Nord, nous le ferons »[1].

Les États-Unis prévoiraient-ils des frappes contre la Corée du Nord, comme ils l’ont fait en Syrie ? En ordonnant au porte-avion Carl Vinson de retourner croiser à proximité de la péninsule coréenne, l’administration américaine semblait décidée à faire pression sur Pékin.

Reste qu’une question centrale dans cette crise nord-coréenne, et dans le tour nouveau qu’elle semble prendre sous l’impulsion de l’administration Trump, est largement mésestimée : quelle est l’influence réelle de Pékin sur Pyongyang ? La Chine peut-elle assumer le rôle que Washington lui donne ?

Traité sur le commerce des armes - Le point sur les discussions et la mise en oeuvre par les États

Grâce au soutien marqué de nombreux États, le Traité sur le commerce des armes (TCA) est devenu un des instruments multilatéraux de contrôle du commerce des armements dont l’entrée en vigueur est arrivée le plus rapidement après son ouverture à la signature. Entre les deux dates, seule une année et demi s’est écoulée. Aujourd’hui, un peu plus de deux ans après son entrée en vigueur, le Traité reste encore à un stade précoce de son développement.

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – January to March 2017

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011 is part of a project named “Contributing to improve human security, conflict prevention and strengthening the rule of law in Sub-Saharan countries”. It aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes.

Crédit photo : Patrouille de la Police UNPOL à Tombouctou (MINUSMA/Harandane Dick)

The Sahel and Lake Chad Window of the EU Emergency Trust Fund: migration as a new security and development issue

The Sahel region is high on the European agenda and was given a full-fledged component in the establishment of the "Emergency Trust Fund for stability and addressing root causes of irregular migration and displaced persons in Africa". While its first and main feature is the increasingly flexible mode of operation and governance, this instrument of cooperation also reflects a gradual alignment of European security and development agendas in this region. Specifically, this Analysis aims at identifying the specificities, assets and possible biases of this new tool for managing migration, at providing a quick assessment of its implementation and, finally, at reviewing the contemporary development of the European policy in the Sahel.
Crédit photo : Projet d'irrigation de rizières au Mali (source : UN Photo/Marco Dormino)

 

Bosnie-Herzégovine, 25 ans plus tard - De la guerre à une difficile réconciliation

Le 6 avril 1992, la guerre éclatait en Bosnie-Herzégovine, république souvent considérée comme une "mini-Yougoslavie" en raison de la diversité de ses peuples. Un quart de siècle plus tard, le présent rapport se propose de revenir sur les dynamiques qui ont déclenché ce conflit meurtrier et sur le déroulementde celui-ci. Ensuite, sous le prisme de l’accord qui mit fin à la guerre, il analyse les principaux problèmes et défis auxquels est confrontée la population bosnienne, toujours marquée par la persistance de clivages nationaux. À l’opposé des réductions manichéennes qui n’ont entraîné que confusion dans l’opinion publique et surenchère parmi les protagonistes, l’auteur a choisi une mise en perspective des faits afin de livrer une lecture cohérente d’un conflit dont les ressorts ont loin d’avoir disparu.

The Caliphate in Southeast Asia:Intertwined logics of a shared concern

Experiencing a series of military defeats in Iraq and Syria, the terrorist organization Islamic State may well wish to expand its reach to Southeast Asian shores. There is even concern that it might claim a “caliphate” in this area. Such prospect seems to be fed by the globalization and professionalization of the most radical militant groups present in Southern Philippines, as well as by their better use of transborder networks and socio-political issues. In this light, the region’s jihadist landscape is poised to change, and so should the means to manage it. Is it possible that the days of a so-called Southeast Asian “counter-terrorism model” are already long gone?
Photo: Abu Sayyaf fighters posing with an Islamic State flag

 

Une jeunesse africaine en quête de changement

"Y’en a marre de rester les bras croisés." Le 16 janvier 2011, Dakar est plongée dans le noir. Cette nouvelle panne d’électricité sera la goutte de trop, l’étincelle qui fera bouger Thiat et Kilifeu, deux jeunes rappeurs, et leur ami journaliste, Cheikh Fadel Barro. Ce soir-là germe l’idée de créer un mouvement citoyen. Deux jours plus tard, Y’en a marre (YAM) est officiellement lancé. La capitale sénégalaise accueille alors le Forum social mondial, une formidable tribune pour dénoncer l’injustice sociale et la corruption, prôner une nouvelle culture politique…

Arms trade and international responsibility of exporting States

Under EU and international law, EU Member States are prohibited from facilitating, contributing to or supporting violations of human rights and international humanitarian law abroad, for example by transferring weapons. Yet there are concerns about the legality of some arms exports. Beyond the primary responsibility of the user of weapons, this analysis aims to examine the question of the legal responsibility of European States transferring arms to other States in situations where they could be used to commit serious violations of international human rights law and international humanitarian law.

Maritime security: Belgium’s interests and options

Good order at sea is critical to the trading interests of virtually every economy on the planet. The maritime domain is the next “great frontier” of global growth. Yet, at a time of ever increasing connectivity between societies and economies, smaller countries too seldom see their particular interests and status scrutinized in the wider debate over “whose order” should prevail at sea.

The Union research defence program: state of affairs

In 2016, for the first time in their history, the European institutions decided to finance some actions in the field of defense research. This is a fundamental change in the Union's approach to European defense and may be a game changer, depending on the modalities that will be used to define the amount and the outline of the future European Defense Research Program (EDRP) as well as its relationship with the national defense planning and the European defense planning that appears to be emerging. Other important issues will also need to be addressed, such as the articulation of the European program with the capability programs and its overall governance. This Analysis, drawn up on the basis of a report to the European Parliament in March 2016, provides an update on the situation in the spring of 2017.

Malaysia’s political crisis: silence and turbulences

Since 2015, Malaysia is mired in a political crisis that was prompted by a world-scale corruption scandal. Facing these turbulences, Prime Minister Najib Razak allegedly received no less than US$ 1 billion from a sovereign fund – « 1MDB » – he himself set up and presided. 1MDB is now close to bankruptcy. In place of apology, Najib’s government forged ahead: it silenced its critics by an intensive use of draconian regulations and now plays the racial and religious cards in prevision of a hotly contested general election. Such an evolution will probably spill over national borders, but with what impact?   

RDC : Enjeux et portraits autour d'un enlisement électoral

Le 20 décembre 2016, la République démocratique du Congo aurait dû connaître le nom de son nouveau Président. Il n’en a rien été. Violée ou mal interprétée – les avis divergent –, la Constitution congolaise n’a pas pu jouer son rôle dans le processus électoral. L’acharnement de Joseph Kabila et de son entourage a brisé l’élan de démocratisation et l’espoir d’un peuple de savourer les avancées démocratiques de son pays.

Arms manufacturing goods and technologies: exports-at-risks

Arms manufacturing goods and technologies: exports-at-risks Arms manufacturing goods and technologies are widely sought on the international defence market: they can help importing States to reduce dependence on their suppliers while progressively acquiring knowledge and know-how likely to strengthen their own defence industry. But these manufacturing capabilities also pose a challenge to exporting companies as they have been increasingly required to transfer such defence articles as part of expanding offsets requirements, thereby putting their own competitiveness at risk. As to suppliers States, exports of defence manufacturing capabilities must be assessed through the risk of end-use diversion as well as their potential negative impact on national employment rate.

Crédit photo : Usine de munitions de l’entreprise Caracal (crédit: army-technology.com)

 

La Convention de Kinshasa sur les armes légères entre en vigueur : et après ?

L’utilisation des armes légères et de petit calibre (ALPC) est omniprésente dans l’ensemble des conflits armés actuels en Afrique, alimentant la violence, entravant la sécurité humaine et le développement. Relativement faciles à se procurer, très meurtrières et aisément dissimulables pour échapper aux contrôles, on compterait quelque 100 millions d’ALPC en Afrique et la lutte contre leur prolifération est donc devenue un enjeu majeur pour le continent.

La coopération structurée permanente : opportunité et embûches pour la défense européenne

Le Brexit et l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis ont semé la confusion au sein de la communauté internationale, mais pour ce qui concerne la défense européenne, ces deux évènements sont en réalité clarificateurs. Ils démontrent, premièrement, que l’UE doit renforcer son autonomie stratégique en développant sa politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et, deuxièmement, que cela ne pouvait se faire avec le Royaume-Uni à bord.

Enseignements et enjeux du rapport de l’OCDE "États de fragilité 2016 – Comprendre la violence"

Alors qu’une présentation du rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulé États de fragilité – Comprendre la violence a eu lieu mi-janvier à Bruxelles[1], cet Éclairage propose de revenir sur sa genèse et sur ses principaux enseignements. Le rapport, qui s’adresse avant tout au monde du développement, présente un nouvel index de la fragilité des États, et propose également l’analyse d’un des déterminants de cette fragilité, la violence.

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