L'Angola entre continuité et incertitudes : les rêves suspendus d’une jeunesse en rupture

Cette dernière décennie, l’Angola s’est affirmée comme une puissance montante d’Afrique australe, affichant des taux de croissance économique parmi les plus élevés du monde. Cette montée en puissance, favorisée notamment par la fin d’une guerre civile longue de 27 années et par la demande exponentielle en ressources minières et pétrolières, s’accompagne cependant d’un contexte socio-économique fragile. La persistance des inégalités sociales, de pratiques autoritaires dans l’exercice du pouvoir, la concentration des richesses entre les mains de 5 % de la population, ainsi que les entraves à la liberté d’expression, sont à l’origine d’une contestation sociale balbutiante, portée depuis 2011 par une frange de la jeunesse urbaine en cours de mobilisation. Aussi, les élections générales angolaises du 23 août 2017, représentent à plus d’un titre un tournant historique, depuis les premières élections multipartites tenues en 1992...

Crédit photo : Nouveau siège de l'Assemblée nationale à Luanda, inauguré en 2015 (crédit : David Stanley  - avril 2015)
 
 

Les transferts d’armements de la région wallonne en 2016: synthèse du rapport annuel

Chaque année, le Gouvernement wallon doit soumettre à la sous-commission de contrôle des licences d'armes du Parlement wallon un rapport contenant les données relatives aux exportations, aux importations et aux transits d’armes civiles et de produits liés à la défense de, vers et par la Région wallonne[1]. Une fois le rapport soumis au Parlement, celui-ci est rendu public et accessible en ligne sur le site du Gouvernement wallon[2]. Le rapport relatif aux exportations de l’année 2016 a fuité dans la presse avant d’avoir été présenté au Parlement[3].

L’année 2016 est marquée par une baisse importante de la valeur des licences d’exportations d’armes octroyées par la Région wallonne, 453 millions d’euros, soit le montant le plus bas depuis 2005. En dix ans, la Région wallonne a autorisé pour plus de sept milliards d’euros d’exportations d’armements[4]. Les chiffres de ces dernières années confirment la place prépondérante du Moyen-Orient dans les exportations wallonnes ainsi qu’une forte dépendance des entreprises wallonnes envers des pays tels que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Pakistan. Les exportations vers des partenaires historiques comme les États-Unis, et dans une moindre mesure la France, sont quant à elles en forte baisse.

Rapports de la Région wallonne sur les exportations d’armes : Incomplets, trop rares et trop tardifs

Chaque année, le Gouvernement wallon doit soumettre un rapport à la sous-commission de contrôle des licences d'armes du Parlement wallon. Celui-ci contient les données relatives aux exportations, aux importations et aux transits d’armes civiles et de produits liés à la défense de, vers et par la Région wallonne. Une fois le rapport soumis au Parlement, il est rendu public et accessible en ligne sur le site du gouvernement wallon[1]. Le rapport relatif aux exportations de l’année 2016 a fuité dans la presse avant d’avoir été présenté au Parlement[2] (pour une analyse du rapport consulter l’Éclairage « Les transferts d’armements de la région wallonne en 2016 : synthèse du rapport annuel »). Si les rapports annuels de la Région wallonne contiennent des informations utiles, plusieurs améliorations sont nécessaires en matière de périodicité, de contenu et de lisibilité.

Monitoring of regional Stability in the Sahel region and in West Africa – April to June 2017

This quarterly monitoring, published by GRIP since 2011, aims to monitor the security situation in West Africa with a focus on Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinea, Mali, Niger and Senegal. It examines in particular broad internal security issues, regional tensions, and cross-border and transnational crimes...

Crédit photo : Projet à impact rapide (QIP) à Gao, financé par la MINUSMA (UN Photo/Harandane Dicko/mai 2017)

Kasaï: une rébellion de trop pour le pouvoir de la RDC?

Depuis août 2016, les miliciens du « Kamuina Nsapu » affrontent la Police nationale congolaise (PNC) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au Kasaï, dans le centre du pays. Amorcée par un différend administratif entre les autorités provinciales et un chef coutumier local, la crise s’est muée en un mouvement de révolte de plus grande envergure, remettant en cause la légitimité des autorités de Kinshasa. Localisée au départ dans les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central, la révolte s’est ensuite étendue aux cinq provinces du grand Kasaï, entrainant d’importantes conséquences humanitaires. De nombreux témoignages font en effet état de graves violations des droits de l’homme : 42 fosses communes ont été découvertes. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dénombre plus d’un million de déplacés internes, et plus de 30 000 réfugiés ont fui vers l’Angola où 300 à 500 Congolais arrivent désormais quotidiennement...

Fonds européen de la défense: l’UE au secours de l’industrie

Les marchés et les industries de défense sont restés longtemps imperméables au processus d’intégration européenne, et le demeurent en grande partie encore aujourd’hui. Mais peut-être plus pour longtemps, si l’on en croit les propositions faites par la Commission européenne le 30 novembre 2016 et le 7 juin 2017...

La crise diplomatique au Conseil de coopération du Golfe : la brutalité d’une rupture soudaine

Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, l’Égypte, les Émirats arabes unis (EAU), le Yémen, les Maldives et le gouvernement libyen siégeant à Tobrouk rompent brusquement leurs relations diplomatiques avec le Qatar, provoquant une crise politique avant tout centrée sur la région du Golfe, marquée ces dernières années par la rivalité entre Doha et Riyad. Cette rupture est rapidement justifiée par les officiels saoudiens, émiratis ou bahreïnis qui affirment que le Qatar soutient des groupes terroristes tout en maintenant une attitude jugée trop favorable à l’Iran. Un véritable blocus diplomatique et matériel est organisé autour du Qatar, faisant écho, de manière beaucoup plus intense, au rappel des ambassadeurs décidé par plusieurs voisins du Qatar en mars 2014. Dans quel contexte des relations entre pays du Golfe survient cette rupture et quel message semble-t-elle porter ?

Rapport de forces au Conseil de coopération du Golfe : les enjeux d’une sortie de crise

Le 23 juin 2017, l’Arabie saoudite posait au gouvernement qatari, par le biais du Koweït, treize conditions à la reprise des relations diplomatiques entre Doha et un bloc de pays mené par Riyad[1]. Ces conditions, ajoute le document révélé par la presse, doivent être satisfaites sous dix jours. Elles sont extrêmement lourdes : rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, cessation de tout soutien aux organisations et individus considérés comme terroristes par le bloc saoudien, et remise de ces derniers aux États qui les recherchent, compensations financières aux États ayant subi préjudice de ces organisations « terroristes » et imposition d’un contrôle sur Doha pour évaluer le respect de la mise en œuvre de ces demandes.

Convention on the Prohibition of Nuclear Weapons: from negotiation to the first draft

For the first time since the signature in 1996 of the Comprehensive Test Ban treaty (CTBT), a negotiation opened on a new multilateral nuclear disarmament instrument. The aim is to complete the current treaties which prohibit “inhumane weapons” (biological and chemical weapons, antipersonnel land mines, cluster munitions); Nuclear weapons being the last weapons of mass destruction not subjects to a total ban. On May 22th, a first Draft of Convention on the Prohibition of Nuclear Weapons was published and is submitted from now on to the criticisms, in the objective that on June 15th, date of the open of the second round of negotiations, the lacks were corrected and that the works end on July 7th on a final document.

Crédit photo : Première session de la négociation à l'ONU (Jean-Marie Collin)

Tomahawk missiles and “Mother of All Bombs”: Dilapidation and “red line crossing” in the Trump administration

This analysis focuses on recent coercive actions led by the USA in Syria (with the firing of 59 Tomahawk missiles) and Afghanistan (with the release of a Massive Ordnance Air Blast Weapon, or MOAB). We highlight the fact that these actions project a new representation of the use of force by the United States, out of step with the image of "economic violence" that had been imposed during the presidency of Barack Obama. Based on George Bataille's philosophical work on waste and transgressions, we show that these actions can be analyzed as a punitive celebration aimed at asserting the status of the United States on the international stage.

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