Un Traité d’interdiction des armes nucléaires a été adopté

Le 7 juillet 2017, l’ambassadeur du Costa Rica, Madame Elayne Whyte Gómez, présidente de la conférence des Nations unies pour la négociation d'un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires, a annoncé l’adoption du Traité d’interdiction des armes nucléaires. Ainsi, 72 ans après sa première utilisation, l’arme nucléaire devient une arme illégale au regard du droit international, au même titre que les autres armes de destruction massive, biologiques et chimiques, respectivement interdites en 1972 et en 1993...

L’armée turque après le putsch: outil éreinté au service de la politique étrangère d’un régime consolidé

L’armée turque a subi la tentative de coup d’État de juillet 2016 et ses suites de plein fouet: secouée par des vagues de purges parmi ses cadres, privée de son indépendance par sa soumission au gouvernement civil, elle doit cependant maintenir des engagements cruciaux à l’intérieur et à l’extérieur du pays tout en s’adaptant à la posture internationale de plus en plus clivante qu’entend tenir le président Erdogan. Ainsi, l’outil militaire d’une politique étrangère de plus en plus vindicative ressort au contraire éreinté du processus de consolidation du pouvoir post-coup. Observant des déficits dans des secteurs essentiels à ses missions actuelles, comme les capacités aériennes et la planification stratégique, l’armée voit également la pérennité de son professionnalisme menacé par une baisse des exigences de recrutement et de formation et leur basculement vers des critères de loyauté politique plutôt que d’excellence militaire.

(Crédit photo: Turkish Soldiers - U.S. Navy photo by MC2 (SW) Christopher Hall)

L’opposition armée burundaise: état et capacité d’influence sur le régime de Nkurunziza

Le 10 août 2017, un rapport d’un groupe d’experts onusiens est revenu en détail sur la question sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ce document fait état d’une prolifération de groupes armés de différentes nationalités de la région des Grands Lacs, dont des rebelles burundais.

En cette Journée internationale de la paix, le GRIP a le plaisir de s’associer au SIPRI pour le lancement de leur nouvel annuaire "SIPRI Yearbook 2017". Depuis plusieurs années déjà, le GRIP traduit en français le résumé de l’annuaire, afin de faire connaître plus largement ce précieux outil de référence. Le GRIP a également traduit en 2017 trois des principales Fact Sheets du SIPRI : Transferts d’armement, dépenses militaires et Top 100 des entreprises productrices d’armements. Ces traductions seront publiées dans le Compendium 2017 du GRIP qui sera publié fin septembre... 

Résumé du SIPRI Yearbook 2017 - Armements, désarmement et sécurité internationale

Ce rapport est le résumé en français du SIPRI Yearbook 2017 (784 pages), un annuaire prisé dans le monde entier par les politiciens, les diplomates, les journalistes, les académiques, les étudiants et les citoyens, comme une source fiable et indépendante de données et d’analyses sur l’armement, le désarmement et la sécurité internationale.

Faut-il arrêter de vendre des armes à l’Arabie saoudite?

Se poser la question, c’est déjà y répondre tant les motifs pour suspendre les ventes d’armes au Royaume saoudien paraissent nombreux : bilan catastrophique en matière des droits de l’homme et répression violente de sa propre population ; des violations répétées du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme au Yémen ; financement et propagation d’une vision ultra-rigoriste de l’Islam ; et un soutien matériel et financier à des groupes armés non étatiques en Syrie et en Libye. Avec un tel tableau, il serait légitime de s’attendre à ce que le pays fasse l’objet de sanctions internationales sévères et soit confiné à la marge du système international...

Commerce des armes: un traité, mais à quand des transferts responsables?

Du 11 au 15 septembre 2017, Genève accueille la troisième conférence des États parties au Traité sur le commerce des armes (TCA. Dans la salle principale, des banderoles rappellent aux participants que le TCA est là pour promouvoir des transferts internationaux d’armes qui sont responsables. Du 11 au 15 septembre 2017, Genève accueille la troisième conférence des États parties au Traité sur le commerce des armes (TCA). Dans la salle principale, des banderoles rappellent aux participants que le TCA est là pour promouvoir des transferts internationaux d’armes qui sont responsables...

Le remplacement des F-16 belges : processus et enjeux

Achetés au milieu des années 1970, les 160 F-16 belges ont été intensivement utilisés, notamment dans les Balkans, en Afghanistan, ou plus récemment en Libye et en Irak. Facilement déployables, l’engagement de chasseurs-bombardiers s’avère également moins risqué que l’emploi des forces terrestres dans les conflits actuels et a joué un rôle de premier plan dans les opérations militaires belges de ces vingt dernières années.

Le remplacement des F-16 belges en dix points-clés

Ce 7 septembre 2017, les trois agences gouvernementales encore en compétition pour le remplacement des F-16 de la Composante air doivent remettre leurs propositions et réponses au cahier des charges émis par le gouvernement belge en mars dernier. Cet éclairage revient sur quelques questions importantes soulevées par cette première partie du processus de remplacement.

1. Quelques chiffres

La Belgique avait commandé un total de 160 F-16 en deux vagues d’achat (116 en 1975 et 44 en 1984). La fin de la Guerre froide et l’engagement des F-16 belges dans des missions expéditionnaires exigeantes ont poussé à réduire la flotte autour d’un petit nombre d’appareils modernisés. La Belgique en possède actuellement 54. Ces appareils ont été construits pour une durée de vie de 8 000 heures de vol, qui sera atteinte entre 2023 et 2028. Ces appareils seront progressivement remplacés par 34 nouveaux avions de combat avec une capacité pleinement opérationnelle prévue pour 2030...

 

Corée du Nord : Quelles options pour une nouvelle détente ?

Une fois n’est pas coutume, c’est par tweets interposés que le président américain Donald Trump semble vouloir résoudre la crise nord-coréenne. Le 8 août, il a promis au régime de Pyongyang « feu et colère » si ce dernier s’entêtait dans son programme balistique et nucléaire. La Corée du Nord a répondu en menaçant, avec une précision aussi inattendue qu’inquiétante, d’attaquer l’île de Guam, un territoire non incorporé des États-Unis dans le Pacifique. Le 11 août, Donald Trump se fendait d’un nouveau tweet avertissant Kim Jong-un que, s’il persistait dans ses mauvais choix, des solutions militaires étaient préparées, « locked and loaded »...

 

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