APPEL AUX DONS - Traité d'interdiction des armes nucléaires: un pas en avant

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Madame, Monsieur,
Chers amis,

La remise du Prix Nobel de la paix 2017 à ICAN, la Campagne internationale pour l'interdiction des armes nucléaires, est une excellente nouvelle. Cette coalition de plusieurs centaines d’ONG a été récompensée pour avoir fait évoluer le débat sur le désarmement nucléaire, avec en point d’orgue l’adoption historique, le 7 juillet dernier, du Traité d’interdiction des armes nucléaires. 72 ans après Hiroshima et Nagasaki, l’arme nucléaire devient enfin illégale au regard du droit international, au même titre que les autres armes de destruction massive, biologiques et chimiques.

Récompense collective

Ce Traité historique et ce prix Nobel dans la foulée sont une double victoire, une récompense collective pour tous ceux qui y ont contribué, à leur échelle, et qui n’ont de cesse de dénoncer les conséquences des essais nucléaires. Tout comme pour les milliers de militants anonymes qui depuis des décennies ont marché, protesté, soutenu financièrement, politiquement ou dans la rue, le combat en faveur du désarmement nucléaire. Ce combat, rappelons-le, est aussi celui du GRIP depuis sa fondation en 1979, en pleine crise des euromissiles.

Et il n’est pas terminé, loin s’en faut.

Ce Nobel est par ailleurs aussi un démenti adressé à ceux qui voient dans le simplisme, le populisme et l’intolérance portés par Donald Trump, Nigel Farage, Viktor Orban, Sebastian Kurz et bien d’autres, une réponse aux défis du 21e siècle. Dans un monde où les inégalités creusent des fossés sans fond, où la sécurité s’articule autour de défis complexes et globaux comme le terrorisme, la criminalité, les menaces environnementales et la pauvreté, le signal est fort : certes le monde sans arme nucléaire n’est pas encore pour demain, mais les efforts paient et nous devons les poursuivre. Avec votre aide.

Chaque euro compte
N’attendez pas: versez un don unique avant le 29 décembre 2017 ou mieux optez pour l’ordre permanent
(à communiquer vous-même à votre banque).
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ainsi qu'à une réduction d’impôt de 45% du montant de votre don. Un don de 100 € vous coûte donc 55 €.
L’attestation sera envoyée en février 2018.

Escalade, complexité et diplomatie

L’actualité, en effet, ne nous permet pas de crier victoire. Les conflits aux quatre coins du monde s’enchainent et le Traité ne suffira sans doute pas à résoudre l’actuelle escalade nucléaire. L’approche « pragmatique » tentée par Donald Trump, on l’a vu, ne fonctionne pas. Plus grave encore, le président américain a remis en question le seul exemple de négociation internationale aboutie dans le domaine : l’accord sur le nucléaire iranien. Au risque de relancer une course aux armements au Moyen-Orient, une région déjà secouée par de nombreux conflits.

La diplomatie est fondamentale, a fortiori lorsqu’il s’agit du nucléaire, car le risque est mondial. Les radiations nucléaires n’ont que faire des frontières et aucun État, aussi puissant soit-il, ne peut se prémunir des conséquences humanitaires d’une attaque ou d’un accident majeur.

Or, le Traité d’interdiction des armes nucléaires doit aussi sa naissance au travail diplomatique de longue haleine de « petits États » comme le Costa Rica, ou la Nouvelle-Zélande. Malgré le boycott des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et des pays de l’OTAN – dont la Belgique – ces États ont prouvé que les principes ont une importance qui transcende l’immédiateté des crises.

La diplomatie peut ce que le « réalisme » ne peut pas toujours. Une pierre dans le jardin de la Belgique, dont une partie des bombes nucléaires tactiques de l’Alliance est stationnée à Kleine-Brogel.

Principes et pragmatisme doivent donc être conjugués sur la scène internationale par des États aux diplomaties créatives. Le rôle de petits pays, surtout lorsqu’ils se portent candidats à des responsabilités d’ordre mondial comme la Belgique, qui brigue un siège au Conseil de sécurité comme membre non permanent pour 2019, n’est pas anodin. Face à la Corée du Nord, l’accord iranien, les relations OTAN-Russie ou bien d’autres encore, l’inertie n’est pas une option. Pas plus que les solutions simplistes.

Votre opinion compte

Encourager ces évolutions, les appuyer, demande de prendre la complexité des dossiers à bras le corps. Le GRIP tente de vous apporter les éléments nécessaires pour vous forger votre propre opinion. Alors que l’esprit critique se résume trop souvent à entendre les deux côtés d’une histoire, votre opinion compte d’autant plus qu’elle se base sur la recherche, sur un travail de fond rigoureux, sur un contexte décodé au-delà des simplismes.

À l’heure où l’information devient sa propre finalité et où l’interactivité des médias tient de plus en plus lieu d’arbitre, la connaissance devient un luxe nécessaire. Le GRIP tente d’être pour vous, citoyens d’un monde plus complexe et de plus en plus dangereux, une source d’informations fiable. Un compagnon de route pour vos propres recherches. Et un institut engagé, comme il l’a toujours été, dans la défense de la diplomatie et de la construction de la paix.

À ce titre, nous avons besoin de vous. Plus que jamais. D’avance, nous vous remercions pour votre don,

au nom de toute l’équipe du GRIP,

Luc Mampaey, Directeur.
Alain, Benjamin, Bruno, Cédric, Chantal, Christophe, Claire, Danièle, Denis, Denys, Deyanira, Federico, Georges, Léo, Marc, Marie-Jo, Michel, Sabine ... et les stagiaires.

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